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La nouvelle est ici : être humain !

action

un bout de Lac à Toi ... Ça te dit encore une métaphore ? (c: Après les nuages du Bonheur, les fleurs et l'arrosoir de l'Amour, voici un paysage... il aura une beauté digne de ton imagination alors... Imagine... Il n'y a qu'une seule contrainte de ma part : j'veux un Lac ! (c:
Ouai, 'faut qu'y'ait un lac ! Tu l'entoures de ce que tu veux, tu y fais vivre ce que tu veux, tu lui donnes la couleur que tu veux, le calme où le déchaînement que tu désires, la surface et les formes qui te plaisent.

Ce Lac c'est le Monde ! Et Toi, tu possèdes et tu es responsable d'une partie du Monde, une partie du Lac...

1 - Liberté

Libre... Sur la page "Communiquer", on a déjà "parlé" de Liberté. Mais la Liberté ne prend toute son ampleur que dans l'Action ! Une ampleur qui peut tout autant être positive que négative, être constructive que destructive. Si je prends la liberté de quitter mon boulot et laisser quelques petites ou grandes constructions de ma vie pour aller rejoindre la femme que j'aime à l'autre bout du monde et reconstruire autre chose, c'est l'oeuvre d'une liberté qui peut paraître des plus belles. Si je prends la liberté de diffamer et piéger un individu qui est sur ma trace de carrière professionnelle pour le faire chuter, c'est l'oeuvre d'une liberté qui peut paraître moins glorieuse... Bon, jusque là, c'est facile ! (c:


Et si je prends la liberté de pousser par tous les moyens possibles un individu à des actions que moi je juge biens et qui, je crois, le conduiront au Bonheur ?
Je trouve que là, ça se complique : Et si je me trompais ? Et si il/elle n'était pas capable, digne ou désireux/se de l'ambition que je lui prête ? Et si ce qui est bien pour moi n'était pas bien pour lui/elle ? Et si il/elle se vexait que je l'aide trop ? Si il/elle me reprochait de ne pas l'aider assez ? Si il/elle se conduisait en toute ingratitude plus tard ? Si je perdais mon temps ?

J'le jure, je peux quasiment trouver des questions à l'infini, on peut toujours trouver des raisons de ne pas agir, mais surtout je peux déjà immédiatement mettre de côté les dernières questions... les deux dernières et toutes celles du même acabit ! C'est l'Objectivité qui m'aide pour ce faire ! Je le disais en effet dans la page concernée; pour prendre une décision, mettons de côté tout ce qui n'est pas très directement lié à la décision. Ici, tout ce qui implique inquiétudes ou simple questions sur la tournure éventuelle des événements futurs est à oublier ! On oublie ! (c:

Reste les cinq premières questions et celles dans le même genre. Là c'est, selon moi, toujours le même joli principe qui va nous aider. Puisqu'on parle de liberté, ne jamais oublier : « la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ! ». Une action ne pouvant pas se considérer sans la liberté d'agir qu'elle implique, elle ne peut pas se considérer sans ce fameux principe... ce principe et un peu plus...

2 - Ton identité, tes responsabilités, tes limites

Il faut donc fixer des limites à notre liberté d'agir ! En deçà des simples et irréductibles limites de capacité et au-delà des limites morales qu'on s'impose subjectivement, il y a, pour moi, les limites de principes, les limites de réflexion. L'objectif n'est pas de réduire la liberté individuelle par peur ou par attitude sécuritaire, mais bien d'agrandir ce qu'on peut considérer comme la liberté globale d'une société humaine. Un groupe est, dans son ensemble, plus libre si chaque individu ne dépasse pas les bornes. Ce faisant, il agrandirait sa liberté personnelle mais réduirait celle de tous les autres. C'est ce dont j'aimerais parler ici ! (c:


Le Cadre du Respect ! Quelque soit notre domaine d'action (travail, couple, amitié, citoyenneté, famille, association, copropriété...etc), nous avons tous des responsabilités souvent précises, parfois plus implicites. Mais les responsabilités sont toujours là ! Finalement, elles définissent notre vie individuelle et ses frontières avec la vie des autres !

Hey, mais j'avais parlé d'un lac moi ! dc: T'as toujours l'image en tête ? Ben on y est : ces frontières bornent ton territoire sur le Lac, donc dans ce Monde. Un bout du lac est à Toi et tu fais tout ce que tu veux, tu as tous les droits dans cette partie là ! Tu as tous les droits dans le cadre strict de tes responsabilités en n'oubliant jamais que ces responsabilités et ces droits viennent inévitablement se coller aux responsabilités et droits des autres ! Après tout, ce que tu fais dans ton morceau de bain ne regarde personne puisque ça n'implique personne ! Mais ton chemin croisera toujours des gens que cette liberté dérange et qui voudront quand même te forcer à vivre dans ta partie comme eux vivent dans la leur ! Pire, tu trouveras des gens qui voudront envahir ton territoire, simplement pour agrandir le leur ! Plus vicieux, tu rencontreras aussi des gens qui chercheront à l'envahir avec de gentilles intentions !

Pour chaque situation, si t'as bien réfléchi aux limites de ton pays d'eau, tu seras toujours rapide et sage à jauger tes actions et celles des autres. Tu seras toujours capable d'identifier ce qui est inclus dans ton champ de responsabilités et ce qui n'y appartient pas.


J'évoquais, à peine plus haut, les personnes qui tenteront où même parviendront à s'incruster dans ton espace de responsabilités en voulant ton bien. C'est extrêmement difficile à refuser quand tu es le receveur et tout aussi difficile à évaluer et réaliser quand tu es le donneur. Mais pour moi c'est clair : Aider quelqu'un en prenant ses responsabilités, ça n'est pas l'aider, c'est résoudre ses problèmes à sa place ! Il/elle n'apprendra pas, il/elle en ressortira réduit(e) ! Et surtout, il y a le pire des risques : faire quelque chose qui serait même parfait pour moi, mais complètement inadapté pour lui/elle ! Tout le monde n'a pas les mêmes solutions aux mêmes problèmes. Je pense qu'aider quelqu'un, c'est avant tout l'écouter, le comprendre, le soutenir, agir plus concrètement éventuellement mais sans jamais résoudre ses situations à _sa_ place. Ainsi on va le/la porter jusqu'à sa résolution de ses problèmes. Il/elle en ressortira plus fort(e) et grandi(e) ! Je le disais déjà en parlant d'Objectivité, on ne peut pas comprendre la situation d'une autre personne en raisonnant avec nos repères. Il faut bel et bien prendre ses références... mais si se positionner dans ses repères est idéal pour penser, réfléchir, communiquer, conseiller... pour agir, il ne faut pas oublier : on est dans sa partie du lac ! Pas touche ! (c: Hey, attention !! Ça ne signifie pas qu'il ne faut rien faire pour les autres ! Simplement, ce qu'on ferait pour lui/elle ne doit pas être de sa responsabilité ! C'est ainsi que je vois l'attitude d'un aidant.


Si les actions se respectent, les pensées s'embrassent... Je tiens particulièrement à une chose : ne vois pas dans cette image où chacun est cloisonné(e), seul(e) et omnipotent(e) dans sa zone bien limitée, un encouragement à l'enfermement et l'individualisme. Ma métaphore symbolise nos actions ! Ce Lac, c'est nos actes et rien d'autre ! Nos pensées, nos regards, nos communications, nos attentions ( non active ), nos cris n'ont aucune limite, aucune frontière et c'est bien le mélange le plus vaste et intime possible que j'envisage et encourage. Vi, j'sais... parfois, la frontière entre une action et une communication est mince. Après tout, communiquer, conseiller, parler sont bien des actions ! Je suis convaincu qu'un minimum de bonne foi suffit à ce que ces cas tangents ne soient pas des problèmes et, comme je l'ai déjà dit, je rêve d'un monde où les seuls problèmes seraient ceux-là ! (c; Tiens, si t'en vois un, tu peux venir l'exprimer ici. Ca fera un cas d'école intéressant ! J'adore ça en plus ! ddc:

3 - Le monde change...

C'est dans ce paragraphe que la métaphore du Lac prend toute son importance et finalement, ce paragraphe est à la fois la raison, la nature et le but de ce site tout entier ! Ce site est une action ! Dans mon lac ! Si la somme des actions de tous les humains est fidèlement symbolisée par de l'eau, c'est que les actions de chacun influent sur celles des autres, surtout les actions pleines du respect des libertés. Quand je lance une pierre dans mon bout d'Lac, des ondes se créent et se propagent très loin parcourant de nombreuses autres parties du Lac. Pour moi, c'est le seul bon moyen de changer le monde ! Changer son monde ! On ne change pas le monde en voulant changer les autres ! On change le monde en se changeant soi-même ! On change le monde en se comportant de notre mieux selon notre identité ! Il faut crier nos idées, notre identité, nos principes, nos manières, nos raisons, nos réussites, nos échecs, il faut montrer nos actions. Telles les vaguelettes qui voyagent dans les mondes des autres et les modifient, ton exemple de vie peut plaire à d'autres et influencer ! Seules les influences acceptées, désirées et choisies sont durables ! Les pressions contraignantes, forcées ne conduisent qu'à une volonté d'y échapper au plus vite ! Dans le premier cas le changement est là et constructif, servant de base à plus de changement. Dans le deuxième cas, le changement est là mais fictif, voué à la destruction.

Des alliances se font, le Monde change... Après réflexion, fais tout ce que tu crois bien ! Tout ! La seule bonne raison d'un acte c'est sa concordance avec ton individualité dans le respect des libertés et des responsabilités des autres ! Combat avec rigueur et courage les immixtions dans ta partie du Lac et respecte avec sagesse les morceaux de Lac des autres ! Tu constateras que si tes seules vagues sont ridicules, un jour elles peuvent trouver des alliances amicales pour faire d'autres vagues en phase. La somme des vagues peut déclencher une force digne d'un film hollywoodien ( tiens, d'ailleurs ils l'ont pas encore fait ça : « The Ras de marée !! » ... un créneau à prendre ? (c:< ).

Gandhi avait raison : « Quoique tu fasses, ce sera sans incidence, mais c'est très important que tu le fasses ! »
Loin de moi l'idée de te pousser à faire comme moi, mais je peux te promettre que, quoique tu fasses dans ton bout d'Lac, dans le mien je n'changerai peut-être pas le monde, mais le monde ne me changera pas ! Merci Jean-Jacques, tu as crié ton esprit depuis ton coin d'eau, je surfe sur tes élans et « on s'ra des milliers dans ce cas... tu verras... » ! (c;




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© Laurent Martinez, 2000