être humain

vendredi 3 juillet 2009

Une seule loi !

Une société évoluée pourrait fonctionner avec une seule loi :
Il est interdit de manquer de respect. Le "respect" étant le fait de ne pas envahir l'espace factuel de responsabilité d'un autre humain sans son autorisation explicite. Le premier espace factuel de responsabilité d'un humain est son corps et avec chaque action produite par ce corps, la vie impose un espace de responsabilité précis.

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mardi 26 mai 2009

Devenir quelqu'un...

Ch'Amanita: Bonjour !!

Lohey: Heylo Ch'Amanita. ;)

Ch'Amanita: Bien ou bien ?

Lohey: :) Jeu ne crois pas au "bien"... Jeu vais comme un grand sourire. :p Et toi ?

Ch'Amanita: :) Jeu me prend au je. Alors, ben des fois en haut des fois en bas.

Lohey: :) Si un acteur joue une pièce dramatique... et qu'il oublie que c'est une pièce, alors il va vivre un drame. S'il se souvient que ça n'est qu'une pièce, alors il va s'amuser au drame. C'est notre choix permanent... être conscient du jeu, ou se croire la victime d'un monde. :)

Ch'Amanita: Et les croyances dans tout ca ? Des illusions dogmatiques ?

Lohey: Ben oui... plus concrètement, des abstractions... des idées... justes des idées. Ainsi, il suffit de changer d'idées si mes idées me font vivre ce qui ne me convient pas.

Ch'Amanita: J'aime ta spiritualité. Tu permets que j'apprenne un peu auprès de toi ? Comment on fait pour changer d'idée ? :)

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mardi 24 mars 2009

Le doigt de dieu ?

Jeu suis un doigt. C'est important pour moi. J'aime être un doigt, j'aime mon identité, mon individualité. Jeu m'intéresse à mes voisins. Ce sont des doigts aussi. Ils sont si différents de moi. Parfois, j'ai peur d'eux...

Un jour, j'ai choisi de grandir en conscience. Prendre du recul sur qui j'étais. Sortir de l'importance de mon point de vue. M'élargir au-delà. J'ai découvert alors la main. Jeu suis en fait une main. Et mes anciens voisins sont moi maintenant. J'ai un voisin main aussi. Et des êtres encore plus différents. Parfois, j'ai peur de ces différences...

Mais un jour, j'ai choisi de grandir en conscience. Prendre du recul sur qui j'étais. C'est fou, jeu suis en fait un corps entier, jeu suis un humain. Il y en a plein d'autres comme moi. Ils ont aussi des mains et des doigts. Notre sens du toucher fonde une partie de nos expériences. C'est agréable.

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dimanche 22 mars 2009

Jeu m'en fous...

Le chemin de ma vie... mes responsabilités... jeu m'en fous... jeu fais ce que jeu veux. Jeu pense que là est la liberté.... ce que jeu veux... jeu m'en fous si ma volonté est conditionnée... jeu m'amuse.

C'est ma vie, mes expériences... Oui, j'ai des émotions, oui, elles me parlent de moi, de mon passé... mais jeu m'en fous. Jeu m'en fous des autres aussi... jeu m'occupe de rassurer mes peurs et jeu m'occupe de ceux qui les rassurent, ils me sont utiles... pour l'instant... pour l'instant...

Ainsi, jeu me comporte parfois d'une manière qui n'est "pas moi". Tu sais, ce "moi" dans ma tête... pas le vrai "moi", qui est en fait responsable de ces comportements... mais, non, ça n'est pas le "moi" que jeu veux montrer aux autres...

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samedi 7 mars 2009

Générosité

La générosité ne participe à l'harmonie de la vie que si elle tient la main du respect...

Et respecter l'autre, c'est reconnaitre ses responsabilités, ses aptitudes, ses potentiels.

Ainsi, donner à un humain qui peut être en autonomie, ça n'est pas de la générosité mais un manque de respect, dans les deux sens. L'un valorise son égo et l'autre utilise le premier.

La générosité en conscience donne lorsque c'est profondément respectueux de donner, lorsque ce geste ne crée pas un déséquilibre de pouvoir, lorsque chaque pouvoir est considéré avec grande finesse.

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lundi 23 février 2009

Aimer ou Avoir besoin ?

"Mon amoureuse"(tm) vient vers moi, jeu la vois. Mon coeur bât, jeu me sens si bien, plein de choses se passent dans mon corps et, à moins que mon amoureuse ne vienne m'annoncer une rupture, ce qu'il se passe dans mon corps est si agréable pour moi, si intense. Et même si elle vient m'annoncer quelque chose qui ne me convient pas, il va également se passer de nombreuses choses tout aussi intenses dans mon corps, probablement moins agréables par contre.

Très étonnement, nous sommes conditionnés à appeler ceci l'amour. Par exemple, jeu pourrais être très en colère ou triste si cette amoureuse m'annonce qu'elle est heureuse avec quelqu'un d'autre, mais, sans rire, jeu dirais que jeu suis en colère ou triste parce que jeu l'aime... :) Un amour de l'autre qui n'est positif que si l'autre fait ce que jeu souhaite. Est-ce sérieux ? Ne serait-il pas plus honnête d'appeler ceci de la "possession" ? Au moins, de "l'attachement". Mais de l'amour ?!? Pour l'autre ?!?

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lundi 16 février 2009

Liberté, Respect, Responsabilité, ... Amour...

La liberté est ma valeur centrale... celle que jeu choisis.

Maintenant, la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres...

Ainsi, la valeur "Liberté" ne va pas sans la valeur "Respect".

Maintenant, la valeur "Respect" n'est pas morale, elle n'est pas émotionnelle... elle est posée par les faits de la vie : les espaces de responsabilité.

La responsabilité est le pouvoir factuel, ce que jeu peux directement.

Ainsi, mon premier espace de responsabilité est mon corps. Aucune loi humaine, aucune morale, aucune émotion ne le décide. C'est simplement et factuellement ainsi dans la matière ! Puis, chaque action mise en oeuvre par ce corps pose un nouvel espace : la responsabilité de cette action. Le respect concret est le fait simple de ne pas envahir les espaces des autres. Le respect de soi est le fait simple de prendre mes responsabilités, agir.

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jeudi 8 janvier 2009

La rhétorique du "Si"

Il est, pour le moins, utile de savoir identifier un comportement manipulateur. Un des usages fréquents est simplement celui du mot "si".

Avec ce petit mot, avec un "si", un humain peut transformer la mécanique factuelle des causes et des conséquences en des notions de responsabilité et même de culpabilité, donc en des reproches ou des accusations.

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mercredi 10 décembre 2008

Rétention d'amour

Il vendait des légumes au marché... depuis tellement longtemps. Sa vie avait été très dure. A la fin des ventes, cet autre homme venait chercher à manger gratuitement. Il vivait dans la rue.

Le premier le voyait arriver, il devinait son intention, elle était évidente. Alors il écrasait au sol les légumes et fruits qui restaient, les rendant immangeables.

C'était son droit ! C'était ses légumes ! Il ne manquait de respect à personne ! Il n'avait pas même touché le clochard, il lui avait même pas parlé, alors. Simplement, il utilisait ce qui était à lui comme bon lui semblait. Et il pouvait l'expliquer très clairement et c'était cohérent.

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samedi 6 décembre 2008

J'ai besoin...

Puisque jeu ne suis pas Bouddah ou un équivalent, jeu m'observe avec des besoins dans ce monde de séparations. Lorsque jeu crois à la séparation entre moi et tout un reste, alors jeu crée des possibilités inévitables d'interactions entre ces 2 fractions d'univers : moi et le monde.

Jeu ne souhaite pas faire comme si jeu n'avais pas ces besoins. Jeu les vois, les accepte, les vis. C'est qui jeu suis, sans chercher à devenir (recherche inévitablement mentale).

J'ai appris plusieurs façon de les vivre pour autant...

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mardi 2 décembre 2008

Evolution impersonnelle

Y compris dans les attitudes qu'on pourrait qualifier de consciencieuses, nous avons installé la fameuse approche du développement personnel. La personne, l'individu est ce roi qui s'est autoproclamé dans tous les espaces de la vie humaine. Depuis la superficialité la plus vénale jusqu'à une certaine profondeur de conscience de soi.

Moi, moi, moi... mon indépendance, ma maison, ma relation, mon passé, mon futur, mes idées, ma vision, ma carrière, mes droits, mon bonheur, mon espace, mon développement, ma construction, ... etc.

Et autant de peurs, de barrières, de résistances, de protections pour s'approprier ces portions d'univers et les défendre. Au mieux, autant de rétentions de l'amour.

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lundi 13 octobre 2008

Jeu suis...

J'avais peur d'être seul en conscience, j'avais peur du désert froid... Alors jeu cherchais des humains en phase avec ma conscience et jeu souhaitais des projets avec eux...

J'avais créé un concept, un "humain en conscience", et une séparation avec ceux qui ne le seraient pas et puis tout un panel d'aptitudes et de critères pour déterminer les uns et les autres... C'était important de les trouver ces humains et de créer avec eux. J'étais attaché aux projets que j'envisageais avec eux.

Et puis un choc violent, et puis une jolie surprise... et puis mon regard qui change... comme si jeu voyais enfin. J'étais tant occupé à chercher d'autres humains et d'autres lieux que jeu ne regardais pas assez, ici et maintenant, les humains et les lieux dans mon champ de perception.

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mardi 30 septembre 2008

Simpliste, Simple, Complexe et Compliqué

Jeu regarde ma main... simplement... elle est infiniment complexe : des tas d'os, de la peau, avec plusieurs couches, des réseaux artério-veineux, des muscles, des ongles, des tendons, des cartilages, des cellules, de l'ADN, ... de l'inconnu quantique.

Jeu pourrais, simplement, factuellement, décrire tout ceci. Ce serait long. Une forme complexe pour un fond simple (description factuelle, sans interprétation ou plutôt très peu).

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dimanche 28 septembre 2008

Co-responsabilité

Jeu pose mes conceptions ainsi : il y a le mental, centre de l'abstraction des données sensorielles et puis mémoire pour les stocker et les organiser. Cette aptitude à abstraire jusqu'à la généralisation peut finir par caser strictement toute expérience humaine dans 2 seules cases globales : bien ou mal. Une représentation morale qui manifeste les croyances et les valeurs du penseur. Cette référence très générale aboutit aux processus du jugement et de la condamnation. Chaque situation perçue sera généralisée et traduite par ce filtre binaire, plus que prise en conscience dans toute son unicité et sa nuance. Il y aura alors des choses bonnes et des mauvaises, des positives et des négatives.

Il y a aussi la conscience, dont la source n'est pas l'individu. L'individu est dedans et peut en bénéficier s'il s'y ouvre, humblement, en mettant de côté ses croyances et ses valeurs, en se libérant du connu et en s'ouvrant à l'inconnu d'aimer... acte purement et strictement nouveau à chaque instant qu'il est vécu.

Ainsi, la morale favorise et justifie le jugement (qu'il soit en bien ou en mal) et la condamnation. Par contre, la conscience favorise l'attention et l'action aimante. Aussi, la morale oriente la notion de culpabilité. La conscience oriente la notion de responsabilité.

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Gentil ou Transparent ?

Dans un univers moral, être gentil, doux, c'est bien ! Peu souvent la conscience est mise plus loin que ce jugement abstrait là : bien.

Pourtant, lorsque jeu le fais, jeu vois que j'ai des intentions à me montrer gentil, à montrer cette image, à faire ce calcul. Lorsque j'oriente qui jeu suis selon cette décision mentale, prise à l'avance, une sorte de règle à suivre quitte à tricher, alors, par définition, jeu ne suis pas simplement transparent. Jeu ne me montre pas tel que jeu suis, jeu déforme vers la gentillesse. Et j'ai des raisons de le faire.

Tout un tas de processus vont me permettre de coller à ce choix, contre ce que jeu ressens, ce que j'ai envie, ce que jeu crois et parfois ce que jeu décide, contre qui jeu suis au-delà de l'image de moi que j'aime tant. Si jeu les lâche, alors jeu ne suis plus gentil, jeu suis "vrai". L'intention change. Elle n'est pas orientée vers l'obtention de résultats mais vers une "présence honnête", une conscience de soi, un respect de ce qui est vécu... respect qui, bien entendu, n'empêche en rien le respect de l'autre.

Etre vrai, transparent, n'implique en rien de céder à toutes mes crises sous prétexte d'honnêteté. Il s'agit simplement de reconnaitre que jeu suis en crise et que c'est ma responsabilité. Jeu peux même le dire à l'autre au lieu de lui passer ma crise sur le dos ou me forcer à faire le gentil.

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