être humain

vendredi 9 mai 2008

L'arbre à mots

Emilie venait de quitter la terre. Elle sentait une matière différente. Elle sentait qu'elle grimpait. Peut-être la planète avait-elle basculée sur son axe. Peut-être que l'attraction terrestre avait changé d'avis.

Soudain, quelque chose emplissait la bouche d'Emilie... elle venait de croquer un fruit : BOIS.

Une fois le mot "bois" ingéré, Emilie compris cette autre matière, sous elle. Ca n'était donc pas une affaire planétaire, juste un autre terrain.

Emilie continuait... ravie. Un autre fruit pour elle : ARBRE.

Ooooh... voilà, jeu suis sur un arbre. Un arbre en bois. Magnifique !

Emerveillée, Emilie devint avide de ces fruits... et bientôt de ses fruits. Le prochain : MOT.

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La Matrice du Logos

Néo choisit de prendre la pilule rouge et se jette ainsi dans l'expérience de l'inconnu, derrière le voile de la matrice, plutôt qu'il ne reste accroché à ses croyances, ses conceptions, ses interprétations, ses perceptions.

Ainsi, la première matrice que j'ai en permanence entre "moi" et le "monde", c'est le langage. Déjà lorsque j'exprime "moi" et le "monde" jeu suis dedans.

Nous avons conscience d'apprendre à parler aux enfants. Avons-nous conscience de les envelopper aussi dans une matrice ? Jeu n'utilise pas le langage seulement lorsque jeu parle. Jeu le fais lorsque jeu pense. Jeu le fais lorsque j'interprète. Quand jeu vois "le soleil", jeu suis dans le langage. Jeu suis dans la matrice. Jeu suis dans le mental.

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vendredi 2 mai 2008

Le capitalisme pour les nuls

Moi, et probablement toi aussi, pour gérer mon "économie personnelle", jeu n'ai qu'un compte en banque (ou plusieurs).

Mais une personne morale, une entreprise, dispose d'un compte courant, comme nous, et aussi d'un capital.

A quoi ce machin peut-il bien servir puisque moi, avec mon compte courant, jeu peux totalement gérer mes entrées et mes sorties financières ? Jeu n'ai besoin de rien d'autre !

Le capital est un concept qui est utile concrètement pour deux "espèces" (si j'ose dire) : l'actionnaire et le boursier. Deux corps de "métier"(sic) qui ne fournissent strictement rien à la société, aucun service, aucun bien ! Et, pourtant, grâce au concept du capital, ces deux là vont pouvoir s'enrichir et souvent bien plus que ceux qui fournissent quelque chose de réel à la société humaine.

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mardi 22 avril 2008

Confiance

Me voilà devant ma vie... encore une fois... Ceci se produit à chaque instant... encore et encore...

A chaque instant, consciemment ou pas, jeu fais un choix crucial :

  1. Est-ce que jeu me crée en fonction des autres ? Pour leur plaire, pour ne pas les froisser, pour ne pas les perdre, pour les manipuler, pour qu'ils m'aiment, pour qu'ils me voient gentil ou pertinent ou efficace, ...etc.
  2. Est-ce que jeu me crée tout court, est-ce que jeu cesse d'être devant la vie et me repose au sein de la vie ?

Dans le premier cas, jeu suis comme devant la mer. Mon prochain pas me portera à son contact. Et j'ai peur. Les vagues bougent devant moi. Comment faire ? Quel pas ? Quand ? Où ? Que va t-il arriver ? Et si la mer n'aimait pas mon entrée ? Si c'était pas le bon moment ? Me veut-elle pied nu ? En chaussure ? Dois-je être heureux pour y entrer ? Triste ? Comment être sûr de lui plaire ? Comment être sûr de faire bien, comme il faut ?

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mercredi 9 avril 2008

Le passé a bon dos

Dans la croyance normale, un être humain accède au passé et surtout, le passé accède donc à lui et son passé serait la cause de nombre de ses troubles.

Plutôt que croire, faisons l'expérience.

Pour ma part, jeu n'accède pas au passé ! Jeu me souviens de ce que j'ai fait hier et plus loin, mais si jeu cherche à savoir ce que jeu n'ai pas gardé en mémoire, alors jeu n'y arrive pas. Le fait est donc que jeu n'accède absolument pas au passé, mais seulement à une partie, celle que j'ai perçue. Et jeu n'accède même pas à tout ce que j'ai perçu, jeu n'accède qu'à la petite partie dont jeu me souviens encore (infime, comparée à l'immensité de mes perceptions sensorielles à chaque instant).

Dans mon expérience, ce que j'appelle "passé" par abus de langage est donc en fait ma "mémoire présente". C'est tout de même très différent !

Ce que j'appelle "futur", par abus de langage toujours, sont en fait mes "projections mentales présentes". Ceci aussi se vérifie par l'expérience facilement.

Enfin, ce que j'appelle "présent" sont en fait mes "sensations". Ce que j'appelle "présent" est bien toutes ces données sensoriels que jeu reçois. D'ailleurs, jeu n'accède pas à d'avantage. Or le "présent", en théorie, est bien d'avantage que ce que j'en perçois personnellement et jeu n'y accède pas ! Jeu n'accède qu'à mes sens ! Le simple présent derrière mon dos et suffisamment loin pour être inaudible, jeu ne peux pas y accéder.

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lundi 7 avril 2008

Point de vue ou Opinion

Jeu trouve très utile de prendre conscience qu'il existe deux types différentes d'expériences humaines pour ce qui concerne l'interprétation des perceptions sensorielles du corps (sensations). Ce que nous faisons très souvent... jeu pense pouvoir généraliser sans risque. :)

Déjà, il y a la sensation elle-même, la donnée sensorielle... reçu par l'un des 5 sens. Ceci n'est pas une interprétation de la pensée. Ca n'est pas le sujet, mais il est également utile de ne pas l'oublier. En Sémantique Générale, ceci s'appelle le "niveau du silence", sous entendu le silence de la pensée. C'est l'expérience humaine la plus concrète possible.

Puis jeu peux utiliser mon mental, ma pensée, mon aptitude à abstraire ces données sensoriels pour créer 2 types très différents d'interprétations. Jeu passe alors dans l'abstrait, avec de nombreux degrés du plus factuel, presque concret, au plus global, au plus général, très abstrait.

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Entre gris extrêmement clair et gris extrêmement foncé

Le langage, et donc la pensée qui va avec, implique de nombreux "pièges" dont celui-ci que j'observe fréquemment dans les raisonnements. Un mot ne peut qu'être UN, accompagné de sa négation ou de son mot opposé, alors que l'expérience humaine représentée par ce mot est toujours nuancée à l'infini.

Ainsi le langage oriente celle (changeons un peu de sexisme ;) ) qui y met peu d'attention à penser en terme de noir ou blanc, de "glop" ou "pas glop".

Lorsque j'exprime que jeu me suis libéré, inévitablement, quelqu'un va répondre que la liberté totale n'existe pas. Comme s'il s'agissait d'être "libre" ou "pas libre" et qu'il n'existait que ces 2 positions, cette bipolarité.

Si j'exprime que j'ai gagné en courage, certains vont répondre que "non", car il y a plus courageux. Quoique j'exprime dans un espace publique, il va quasiment inévitablement y avoir une contestation sous prétexte que mon mot exprimé est plutôt vu comme un "non-mot" par l'autre. Et elle a évidemment raison ! Et, en même temps, elle a évidemment tort !

Une autre bipolarité : tort ou raison. Sortons en...

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vendredi 4 avril 2008

Même au paradis...

Dans les optiques d'évolutions, certaines approches adressent l'environnement de l'humain et d'autres approches adressent l'humain lui-même. Il y a aussi celles qui, dans le discours, disent adresser l'humain lui-même et qui, dans les actes, cherchent à adresser son environnement. Bien évidemment, jeu m'intéresse ici aux actes et pas aux discours.

Jeu ne considère pas qu'une approche est bonne et l'autre mauvaise. Pour autant, jeu regarde les conséquences différentes de l'une et de l'autre et j'ai fait mon choix personnel, que jeu manifeste à chacune des responsabilités que jeu prends.

Ceci m'est évident : même au paradis, même dans un environnement idéal, que celui-ci soit installé par des politiciens, par des religieux, par des anges, par des êtres de lumière ou par un dieu ou plusieurs, certains êtres humains (et aujourd'hui beaucoup) déformeront les faits aux filtres de leurs perceptions et créeront un ennemi virtuel, un conflit virtuel, un danger virtuel. Puis ils répondront, concrètement cette fois, à ces menaces par la défense (violence sur soi) ou par l'attaque (violence vers l'autre).

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mardi 1 avril 2008

La Famille, apprentissage de la Corruption

Si j'ai une responsabilité politique, mon rôle théorique est de gérer la "chose publique", éventuellement sans oublier que cette "chose" implique des êtres humains. Plus concrètement, "gérer" signifie donc de m'assurer que les droits de chacun sont effectifs pour leurs accès à cette "chose publique". Ainsi, ma responsabilité implique ces humains directement pour ce qui concerne leurs "activités publiques". Elle les implique indirectement pour ce qui concerne le "reste de leur vie".

En conséquence, à l'instant où jeu favorise un être humain plutôt qu'un autre, jeu sors de ma responsabilité et, globalement, ceci s'appelle de la corruption. Il y en a de multiples formes, mais le fond est là : ne pas accomplir ma responsabilité, mépriser que, EN DROIT (et pas dans l'absolu), les humains naissent libres et égaux, et alors favoriser certains, au déficit d'autres. Tout abus de ma puissance pour agir dans un autre sens que ce droit fondamental est une corruption.


Or, en tant qu'être humain né dans les croyances de l'occident, j'apprends ce comportement très tôt dans ma vie. J'apprends que "ma" génitrice est plus importante que les autres humains, on me dit de l'appeler "mère". J'apprends que "mon" géniteur est plus important que les autres humains, on l'appelle père" dans cette culture et on me dit de faire pareil. Si ces humains ont d'autres enfants, on me dit que ces êtres là sont plus importants que les autres, on les appelle "frères" et/ou "soeurs".

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vendredi 14 mars 2008

Prendre la responsabilité de ses émotions

Ce que j'appelle "émotions" sont des familles de la joie, colère, tristesse, peur... et d'autres plus nuancées, comme l'humiliation, l'injustice (pas le fait, le ressenti), le rejet (pas le fait, le ressenti), l'abandon (pas le fait, le ressenti), la honte, la culpabilité, ...etc. Phénomènes qui accompagnent tout conflit humain et bien d'avantage.

Ce que j'appelle "sentiment", il n'y en a qu'un : l'amour inconditionnel (et non exclusif, euphémisme parfois utile). Contrairement aux émotions qui ne parlent que de moi, l'amour me parle du dehors de moi, du 'monde' et des 'autres'. L'amour peut être confondu avec la joie, pour autant, la joie émotionnelle a un fondement égotique (fierté, vengeance réussie, ...) quand l'amour n'en a pas !

Bien évidemment, tous ces termes auront un sens différent pour vous. Le propos ici n'est pas de discuter sémantique, mais de témoigner d'un vécu. Ainsi ces définitions ne sont en rien une vérité. Elles représentent simplement l'univers sémantique que jeu mets en place pour évoquer l'expérience humaine qui suit. Et c'est elle qui compte dans le présent texte !


Distinction entre déclencheur et cause

Il m'est une évidence le fait suivant : s'il y a 10 êtres humains devant un même événement, un peu chaud émotionnellement, chaque personne va réagir différemment : certains seront en colère, d'autres auront peur, d'autres seront tristes, d'autres seront tout à fait sereins, ...etc. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, ceci démontre que, si un événement extérieur peut effectivement déclencher une émotion, pour autant il ne saurait en être la cause. La cause, de toute évidence, est en la personne elle-même, sa personnalité, son histoire, sa façon d'interpréter l'événement.

Ainsi, il s'agit de distinguer l'événement déclencheur, la cause intérieure de l'émotion et puis, bien sûr, l'événement intérieur représenté par l'émotion elle-même.

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samedi 15 septembre 2007

Réalité, Faits, Vérités et Hypothèses

La moindre activité humaine, qu'elle soit intérieure ou extérieure se réfère à ce que l'on peut négligemment appeler "la réalité". En ceci, il est très utile et très conséquent de poser la conscience sur cette référence permanente et incontournable. Nuancer, préciser, approfondir ce concept change strictement tout, intérieurement et extérieurement. C'est en effet ma conception de la réalité qui va déterminer mes interprétations, mes émotions, mes fonctionnements, mes décisions, mes actions et donc leurs conséquences sur mon environnement, qu'il soit vivant, inerte, conceptuel ou sociétal.

Ainsi, jeu souhaite proposer la conscience que ce référent permanent n'est pas unidimensionnel mais multidimensionnel ! Mon propos ici n'est pas d'exprimer qu'il existe plusieurs vérités, selon les visions de chacun ce qui est une évidence exprimée maintes fois, mais bien qu'il y a, du point de vue de l'être humain, 4 référents bien distincts : La réalité éventuelle, les faits, les vérités et les hypothèses. Si j'y inclus les hypothèses, ça n'est pas que jeu confonde les hypothèses avec la réalité, mais les faits et les vérités ont une caractéristique subjective comme en ont les hypothèses et pour autant tout ceci est vécu comme "la réalité" par nombre d'entre nous. Alors la conscience gagne à clarifier cet ensemble là, une fois pour toute.

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jeudi 10 mai 2007

Conscience sur la notion de monnaie

Lorsque j'imagine une société sans argent, soit jeu l'imagine avec des membres tous tellement libres qu'ils n'ont besoin d'aucune propriété et qu'ils peuvent tous donner tellement de façon inconditionnelle que la société serait une profusion de richesses utiles à la nature globalement, l'être humain n'en étant d'une partie. Des êtres humains qui ne vivraient aucun conflit relationnel (jeu l'ai aidé à faire sa maison dans les arbres et lui depuis, il m'a rien donné, il a même mangé toutes les noisettes... ).

Soit, j'imagine une évolution de la présente société avec des membres qui ne pourraient absolument pas se passer d'un système d'échange.

La première idée se suffisant à elle-même, tout y a déjà été dit et il n'y a besoin de rien d'autre que de liberté et l'amour qui en découle...

Pour la deuxième, il me reste à définir le système d'échange que j'évoque.

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jeudi 26 avril 2007

Le partisanisme comme une intolérance

Roméo et Juliette échangent dans leur vie et construisent ensemble des expériences communes... Mais non ! Pas du tout ! C'est immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! Heu... certes mais ça ne les empêche pas de croiser leurs histoires et leurs futurs ! Mais si ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! D'accord, mais quand-même... si eux ont envie de dépasser ces considérations là et construire autre chose, libre de cette séparation, ils le peuvent ! Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! Ne sont-ils pas des êtres-humains avant d'être ce que vous avez envie qu'ils soient par ces généralités ? Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu !

Jean et Natya échangent dans leur vie et construisent ensemble des expériences communes... Mais non ! Pas du tout ! C'est immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! Heu... certes mais ça ne les empêche pas de croiser leurs histoires et leurs futurs ! Mais si ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! D'accord, mais quand-même... si eux ont envie de dépasser ces considérations là et construire autre chose, libre de cette séparation, ils le peuvent ! Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! Ne sont-ils pas des êtres-humains avant d'être ce que vous avez envie qu'ils soient par ces généralités ? Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc !

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lundi 23 avril 2007

Du pardon à l'amour

* Bakhta : Ce week-end, j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant : j'ai pardonné. Une personne m'a fait du mal qu'elle a regretté tout de suite après. J'avais coupé toute communication avec elle depuis plusieurs mois. Je ne connais pas la haine, mais je sais cultiver l'indifférence. Sans la détester, sans la haïr, sans même lui en vouloir, j'avais cesser tout simplement de communiquer, comme si on ne s'était jamais connues.

Puis j'ai appris que cette personne déménageait samedi. Samedi, la première chose à laquelle j'ai pensé en ouvrant les yeux, à mon réveil, c'était : "Vas lui donner un coup de main pour son déménagement. C'est un jour important et il faut que tu sois là". J'y suis allée.

Pardonner est un concept qui était inconnu pour moi, jusqu'à maintenant. Je pensais que c'était un signe de faiblesse. Comme si on autorisait explicitement les autres à nous faire du mal, à nous nuire. Comme si on leur disait : "Allez, vous pouvez venir m'attaquer, je ne riposterai pas... et en plus si vous me blessez, je ne vous en voudrai même pas !". Je pensais qu'il ne fallait jamais pardonner, en aucun cas, au moins pour se protéger des éventuelles blessures à venir... Je pensais que ceux qui ont le pardon facile sont ceux qui ne sont pas assez courageux pour vivre sans l'approbation, l'amour ou la reconnaissance de celui qui nous a blessé, intentionnellement ou non.

Pour moi, tout espoir d'oubli ou de réconciliation était illusoire. Aucune justification ne pouvait excuser, ni effacer le mal une fois qu'il est fait. Comme si moi, je n'avais jamais fait de mal, comme si moi j'étais irréprochable au point de juger l'autre. Nul n'est infaillible et j'ai compris ça ce week-end. Nul n'est à l'abri d'un faux-pas et tout le monde peut trébucher.

Aujourd'hui, je me sens plus légère. Une chose est sûre, pardonner renforce et régénère. On peut se préserver intelligemment, sans se fermer complètement à celui qui à fait une erreur. Dans ce cas précis, la personne qui m'a fait du mal, en a souffert plus que moi. Je n'ai jamais développé de sentiment de haine à l'intérieur de moi (ou alors cela fait tellement longtemps que je ne m'en souviens plus). Je sais que la haine nous traverse avant de parvenir à l'autre et dans ce cas, nous la vivons autant que lui. J'avais opté pour l'indifférence qui fait moins mal. Mais j'ai découvert que pardonner fait beaucoup de bien. C'est un sentiment étrange et agréable que je découvre. Voilà ma trouvaille du week-end... c'est une découverte qui m'a renforcée. La haine est un sentiment négatif. L'indifférence, un sentiment neutre. Le pardon, un sentiment positif.

* Lohey : Et bien, quel riche week-end et merci aussi de ton témoignage, touchant et consciencieux... un magnifique acte de changement et une puissante découverte. Jeu vais me permettre de t'inviter tendrement vers une suite du chemin... sens toi libre de t'y intéresser ou pas..

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mardi 17 avril 2007

Décider et Choisir

Posé de définitions

Jeu pose, d'un côté, que « décider » est le verbe qui représente les actes qui suivent un mouvement de ma pensée seule, de mon mental. C'est ainsi que jeu prévois, organise, contrôle, raisonne, réfléchis... que jeu pense à ce que jeu vais faire et que, en résultat, jeu prends une décision. C'est l'approche rationnelle, capable de considérer l'ensemble de mon connu, qu'il soit à mon sujet ou au sujet du monde, puis déterminer un chemin dans ce monde. Il me reste ensuite à faire l'effort de suivre cette voie décidée, me mettre en mouvement dans le monde tel que jeu le perçois, pour atteindre mon but, mon objectif, ou ma finalité. La nuance importante, à mes yeux, étant que jeu suis la seule cause de la décision.

Le Petit Robert considère quatre définitions pour le mot « décider », toutes très explicites sur le caractère définitif, figé de ce comportement humain :

  • « Porter un jugement, adopter une conclusion définitive sur... - Arrêter, déterminer »
  • « Disposer en maître par son action ou son jugement - déterminer, être la cause principale »
  • « Être fermement déterminé à »


Jeu pose, d'un autre côté, que « choisir » est le verbe qui représente les actes qui suivent un mouvement d'attention pleine devant les multiples choix que chaque instant porte à ma sagacité. La concentration est une sélection mentale, intellectuelle, une focalisation et elle ne peut que conduire à la décision. Par contre, l'attention est une ouverture de soi à toutes ses fonctions (conscience, pensée, émotion, sensation, sentiment, intuition) et elle permet de cesser de procéder à une sélection dans sa perception de la réalité. Il en résulte une capacité à percevoir beaucoup plus de possibilités, à chaque instant, accompagné d'une candide confiance à choisir, parmi toutes ces portes ouvertes, une opportunité qui me permettra une expérience significative.

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