être humain

vendredi 30 mars 2007

AVOIR des informations ou ETRE informé ?

J'ai remarqué que le comportement le plus commun vis à vis de l'information et sa sélection est le suivant :

  1. La personne ne sélectionne pas en fonction de l'information elle-même, mais en fonction soit de l'auteur/diffuseur de l'information (selon la confiance qu'on lui prête), soit en fonction de ses propres croyances (jeu suis d'accord ou pas).
  2. Elle se forge une opinion vis à vis de l'information en question, avis auquel elle va être plus ou moins attaché.

Dans mon expérience, cette façon de sélectionner l'information est très infonctionnelle et ne conduit qu'à renforcer ses propres (ou sales) croyances ! L'ouverture d'esprit dans cette démarche ne consistera qu'à accepter de modifier quelques croyances périphériques, peu conséquentes dans la vie concrète du penseur. La stabilité étant en général son illusion de sécurité...

Une sélection qui m'est plus pertinente (et que jeu mets en pratique) est la suivante :

  1. Jeu sélectionne une information uniquement en fonction de son contenu, non pas pour rejeter ou accepter, mais pour évaluer le niveau d'abstraction de l'information ET la proximité de l'information avec le 'fait réel'.
  2. Jeu ne me fais aucune opinion, simplement jeu garde en mémoire ET l'information ET ses qualités d'abstraction et de proximité avec la réalité. Une information et 2 critères.

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jeudi 29 mars 2007

L'être humain ne peut pas accéder à la réalité

Dans la plupart des projets alternatifs auxquels j'ai participé, j'ai constaté que, si la forme était effectivement alternative, dans le fond, les projets se retrouvaient avec les mêmes conflits humains que dans le système normal (et normatif). Il me semble, d'une part, que les aspects émotionnels dans les relations inhérentes à tout projet sont rarement alternatifs et, d'autre part, la communication entre les membres du projet est, elle aussi, rarement alternative. Pourtant ces deux éléments humains étant fondamentaux, il ne me semble pas efficace d'envisager élaborer quoique ce soit d'alternatif sans commencer par ces bases là !

Le réflex le plus fréquent vis à vis des émotions et du langage est que, ça, on ne peut pas le changer. Jeu désapprouve et pas par idéologie, mais parce que jeu l'ai fait et que j'aide à le faire ! Jeu dis même que c'est nécessaire si l'on entend sérieusement faire évoluer quoique ce soit. Des activités alternatives sur un terrain humain qui n'a pas évolué se retrouveront dans les mêmes boues psychologiques. C'est mon humble avis. Ca n'est pas la vérité !

Ainsi, jeu souhaite ici commencer par le langage (d'autres message de ce type suivront) et j'invite, ceux qui partagent ce point de vue, à un mini cours de Sémantique Générale et de PNL (Programmation Neuro-Linguistique), deux approches (dont tu trouveras des infos si tu cherches et) dont les richesses créatives sont largement inutilisées. Pour les autres ou ceux déjà familier avec ces disciplines, ce qui suit sera inutile.

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dimanche 25 mars 2007

Un coquelicot bleu

Il était une fois, seulement une fois, Lohey, un des êtres humains de la planète Raison. Un jour, il avait marché au creux d'une vallée merveilleuse. Les montagnes environnantes étaient encore oranges d'avoir contemplé le soleil levant. La terre présentait à la lumière nouvelle une rosée à sublimer.

Lohey vivait ce jour comme si c'était le premier ! La vie l'entourait et l'intourait ; des couleurs, des odeurs et des mouvements remplissaient sa réceptive vacuité. Il vivait que la séparation entre le vide et le plein était une vue de l'esprit.

Derrière l'envol d'une coccinelle, il fut appelé par un coquelicot au bleu vif et percutant. Il fronça les sourcils comme pour nettoyer son regard d'une illusion. Il s'approcha, observa, toucha. Le coquelicot était bleu !

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jeudi 22 mars 2007

Forme et Fond

« Jeu rêve que cette forêt soit mon lieu de sécurité, de plénitude, peut-être de complétude. En fait, j'y suis serein, calme, libre. Le vent, l'humidité, la vie, les sons, les couleurs, ... tout ici me comprend et me respecte !

Comment ai-je pu sortir de là ? Qu'est-ce qui, en moi, persiste à me faire croire en des sécurités morales qui, d'évidence, sont dangereuses ? »

Lohey était assis dans l'herbe, sous une branche puissante. Devant lui s'offrait la même chose que derrière lui : la nature. Et la sienne, transformée en questions...

Le bruit d'un avion prit le pas sur le chant des oiseaux. Deux mondes ! Un de pouvoir, l'autre de puissance. Un d'union, l'autre d'unité. Un temporaire, l'autre absolu. Surtout, un monde qui sépare pour juger et l'autre qui vit la vie entière, incluant ainsi le premier monde.

« Jeu rêve que cet avion raye le ciel parce que ce serait la vie, pas parce que c'est l'avis ! Jeu rêve que ce promeneur foule la terre parce que ce serait la vie, pas l'avis ! Jeu rêve que ce joueur de tablas, au loin, remplisse le silence de ses mains parce que ce serait la vie, pas l'avis ! »

Lohey percevait milles fonds et cent milles formes. Il ne séparait pas ainsi la vie par jugement, il le faisait par sagacité ouverte, juste pour pouvoir témoigner de son expérience. Il donnait sa place à la pensée ; qu'elle accepte sa richesse organisatrice des concepts, puis lâche son pouvoir contrôlant, fondé de peurs. Faire l'expérience puis penser, plutôt que penser puis y enfermer ses actes !

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