Emotions, Sentiments, Transfert
Par Lohey, samedi 14 avril 2007 à 18:43 :: les nuances évolutionnaires :: #8 :: rss
Jeu pose que mes émotions ne parlent que de moi-même, mon histoire, comment j'ai organisé mes expériences. Que mes sentiments, eux, me mettent en relation avec l'extérieur, en relation directe. Jeu pose que tous mes sentiments sont d'une seule nature : l'amour. Ces mots servent ce que jeu vis.
Alors, mes émotions sont mes guides vers mes sentiments ! Un amour jaillit de l'endroit précis de mon identité (aux infinies facettes) où j'ai écouté effectivement et entièrement mes émotions jusqu'au centrage. Ces mots servent ce que jeu vis.
Ainsi, chaque fois que jeu vis une émotion en pensant qu'elle a pour cause quelque chose ou quelqu'un d'extérieur à mon corps, jeu suis dans l'illusion, j'utilise un mécanisme de défense, jeu manifeste, par rationalisation, ma résistance à faire aboutir mes émotions jusqu'à "qui jeu suis vraiment" : amour.
Un concept commun représente ce phénomène comportemental : « le transfert ». Chaque fois que jeu vis une émotion, ne parlant réellement que de moi, comme étant causée par quelque chose d'extérieur, jeu fais un « transfert ». Chaque fois ! Si, en conscience, j'ai une émotion provoquée par une/des émotions déjà transférée(s) vers moi, jeu fais un « contre-transfert ». Si jeu n'en ai pas conscience ou si j'ai une émotion par rapport à la personne même qui à une/des émotions déjà transférée(s) vers moi, alors jeu fais un « transfert croisé ».
Dans tous les cas, le concept du « transfert » est, de mon humble avis, la rationalisation d'un individu pour se cacher une résistance à écouter ses émotions pour ce qu'elles sont : un guide vers qui il est vraiment (un inconnu qui peut paraître terrifiant). Faire des émotions humaines un outil de travail (« le contre-transfert ») est une des rationalisations les plus puissantes que l'humanité ait produite. Si ce détournement conceptuel de la fonction naturelle des émotions devient mon outil de travail, alors jeu fais de ma résistance au changement un objet qui me devient indispensable. Une solution parfaite pour ne pas changer ! La preuve de ceci est que mes émotions persistent, continuant d'indiquer un décentrage (mais jeu peux rester dans l'illusion qu'il est mon identité). L'inconscient garde alors en son sein la peur refoulée de changer, ceci avec une force équivalente à mon identification virtuelle (pensée, rationalisée) au « psy » et son outil « contre transfert ».
Jeu constate que lorsque l'aidant est en relation empathique directe avec l'autre, par ses sentiments, après avoir écouté ses émotions jusqu'à ce qu'elles n'aient plus besoin d'être, il n'y a pas de réponse émotionnelle au « transfert ». Le « transfert » ne persiste pas ! Un amour (qui n'est pas confondu avec un manque, un besoin, une jalousie, autant d'émotions, non des sentiments) installe dans la relation quelque chose d'autre qu'un lien émotionnel détourné, dit « transférentiel ».
Copyleft Lohey 2004 - Photographies de Lohey : "Le Poids de mes Croyances" et "Toucher la Lumière"
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