être humain

mardi 22 avril 2008

Confiance

Me voilà devant ma vie... encore une fois... Ceci se produit à chaque instant... encore et encore...

A chaque instant, consciemment ou pas, jeu fais un choix crucial :

  1. Est-ce que jeu me crée en fonction des autres ? Pour leur plaire, pour ne pas les froisser, pour ne pas les perdre, pour les manipuler, pour qu'ils m'aiment, pour qu'ils me voient gentil ou pertinent ou efficace, ...etc.
  2. Est-ce que jeu me crée tout court, est-ce que jeu cesse d'être devant la vie et me repose au sein de la vie ?

Dans le premier cas, jeu suis comme devant la mer. Mon prochain pas me portera à son contact. Et j'ai peur. Les vagues bougent devant moi. Comment faire ? Quel pas ? Quand ? Où ? Que va t-il arriver ? Et si la mer n'aimait pas mon entrée ? Si c'était pas le bon moment ? Me veut-elle pied nu ? En chaussure ? Dois-je être heureux pour y entrer ? Triste ? Comment être sûr de lui plaire ? Comment être sûr de faire bien, comme il faut ?

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mercredi 9 avril 2008

Le passé a bon dos

Dans la croyance normale, un être humain accède au passé et surtout, le passé accède donc à lui et son passé serait la cause de nombre de ses troubles.

Plutôt que croire, faisons l'expérience.

Pour ma part, jeu n'accède pas au passé ! Jeu me souviens de ce que j'ai fait hier et plus loin, mais si jeu cherche à savoir ce que jeu n'ai pas gardé en mémoire, alors jeu n'y arrive pas. Le fait est donc que jeu n'accède absolument pas au passé, mais seulement à une partie, celle que j'ai perçue. Et jeu n'accède même pas à tout ce que j'ai perçu, jeu n'accède qu'à la petite partie dont jeu me souviens encore (infime, comparée à l'immensité de mes perceptions sensorielles à chaque instant).

Dans mon expérience, ce que j'appelle "passé" par abus de langage est donc en fait ma "mémoire présente". C'est tout de même très différent !

Ce que j'appelle "futur", par abus de langage toujours, sont en fait mes "projections mentales présentes". Ceci aussi se vérifie par l'expérience facilement.

Enfin, ce que j'appelle "présent" sont en fait mes "sensations". Ce que j'appelle "présent" est bien toutes ces données sensoriels que jeu reçois. D'ailleurs, jeu n'accède pas à d'avantage. Or le "présent", en théorie, est bien d'avantage que ce que j'en perçois personnellement et jeu n'y accède pas ! Jeu n'accède qu'à mes sens ! Le simple présent derrière mon dos et suffisamment loin pour être inaudible, jeu ne peux pas y accéder.

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lundi 7 avril 2008

Point de vue ou Opinion

Jeu trouve très utile de prendre conscience qu'il existe deux types différentes d'expériences humaines pour ce qui concerne l'interprétation des perceptions sensorielles du corps (sensations). Ce que nous faisons très souvent... jeu pense pouvoir généraliser sans risque. :)

Déjà, il y a la sensation elle-même, la donnée sensorielle... reçu par l'un des 5 sens. Ceci n'est pas une interprétation de la pensée. Ca n'est pas le sujet, mais il est également utile de ne pas l'oublier. En Sémantique Générale, ceci s'appelle le "niveau du silence", sous entendu le silence de la pensée. C'est l'expérience humaine la plus concrète possible.

Puis jeu peux utiliser mon mental, ma pensée, mon aptitude à abstraire ces données sensoriels pour créer 2 types très différents d'interprétations. Jeu passe alors dans l'abstrait, avec de nombreux degrés du plus factuel, presque concret, au plus global, au plus général, très abstrait.

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Entre gris extrêmement clair et gris extrêmement foncé

Le langage, et donc la pensée qui va avec, implique de nombreux "pièges" dont celui-ci que j'observe fréquemment dans les raisonnements. Un mot ne peut qu'être UN, accompagné de sa négation ou de son mot opposé, alors que l'expérience humaine représentée par ce mot est toujours nuancée à l'infini.

Ainsi le langage oriente celle (changeons un peu de sexisme ;) ) qui y met peu d'attention à penser en terme de noir ou blanc, de "glop" ou "pas glop".

Lorsque j'exprime que jeu me suis libéré, inévitablement, quelqu'un va répondre que la liberté totale n'existe pas. Comme s'il s'agissait d'être "libre" ou "pas libre" et qu'il n'existait que ces 2 positions, cette bipolarité.

Si j'exprime que j'ai gagné en courage, certains vont répondre que "non", car il y a plus courageux. Quoique j'exprime dans un espace publique, il va quasiment inévitablement y avoir une contestation sous prétexte que mon mot exprimé est plutôt vu comme un "non-mot" par l'autre. Et elle a évidemment raison ! Et, en même temps, elle a évidemment tort !

Une autre bipolarité : tort ou raison. Sortons en...

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vendredi 4 avril 2008

Même au paradis...

Dans les optiques d'évolutions, certaines approches adressent l'environnement de l'humain et d'autres approches adressent l'humain lui-même. Il y a aussi celles qui, dans le discours, disent adresser l'humain lui-même et qui, dans les actes, cherchent à adresser son environnement. Bien évidemment, jeu m'intéresse ici aux actes et pas aux discours.

Jeu ne considère pas qu'une approche est bonne et l'autre mauvaise. Pour autant, jeu regarde les conséquences différentes de l'une et de l'autre et j'ai fait mon choix personnel, que jeu manifeste à chacune des responsabilités que jeu prends.

Ceci m'est évident : même au paradis, même dans un environnement idéal, que celui-ci soit installé par des politiciens, par des religieux, par des anges, par des êtres de lumière ou par un dieu ou plusieurs, certains êtres humains (et aujourd'hui beaucoup) déformeront les faits aux filtres de leurs perceptions et créeront un ennemi virtuel, un conflit virtuel, un danger virtuel. Puis ils répondront, concrètement cette fois, à ces menaces par la défense (violence sur soi) ou par l'attaque (violence vers l'autre).

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mardi 1 avril 2008

La Famille, apprentissage de la Corruption

Si j'ai une responsabilité politique, mon rôle théorique est de gérer la "chose publique", éventuellement sans oublier que cette "chose" implique des êtres humains. Plus concrètement, "gérer" signifie donc de m'assurer que les droits de chacun sont effectifs pour leurs accès à cette "chose publique". Ainsi, ma responsabilité implique ces humains directement pour ce qui concerne leurs "activités publiques". Elle les implique indirectement pour ce qui concerne le "reste de leur vie".

En conséquence, à l'instant où jeu favorise un être humain plutôt qu'un autre, jeu sors de ma responsabilité et, globalement, ceci s'appelle de la corruption. Il y en a de multiples formes, mais le fond est là : ne pas accomplir ma responsabilité, mépriser que, EN DROIT (et pas dans l'absolu), les humains naissent libres et égaux, et alors favoriser certains, au déficit d'autres. Tout abus de ma puissance pour agir dans un autre sens que ce droit fondamental est une corruption.


Or, en tant qu'être humain né dans les croyances de l'occident, j'apprends ce comportement très tôt dans ma vie. J'apprends que "ma" génitrice est plus importante que les autres humains, on me dit de l'appeler "mère". J'apprends que "mon" géniteur est plus important que les autres humains, on l'appelle père" dans cette culture et on me dit de faire pareil. Si ces humains ont d'autres enfants, on me dit que ces êtres là sont plus importants que les autres, on les appelle "frères" et/ou "soeurs".

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