mardi 22 avril 2008
Confiance
Par Lohey, mardi 22 avril 2008 à 13:15 :: allégories
Me voilà devant ma vie... encore une fois... Ceci se produit à chaque instant... encore et encore...
A chaque instant, consciemment ou pas, jeu fais un choix crucial :
- Est-ce que jeu me crée en fonction des autres ? Pour leur plaire, pour ne pas les froisser, pour ne pas les perdre, pour les manipuler, pour qu'ils m'aiment, pour qu'ils me voient gentil ou pertinent ou efficace, ...etc.
- Est-ce que jeu me crée tout court, est-ce que jeu cesse d'être devant la vie et me repose au sein de la vie ?

Dans le premier cas, jeu suis comme devant la mer. Mon prochain pas me portera à son contact. Et j'ai peur. Les vagues bougent devant moi. Comment faire ? Quel pas ? Quand ? Où ? Que va t-il arriver ? Et si la mer n'aimait pas mon entrée ? Si c'était pas le bon moment ? Me veut-elle pied nu ? En chaussure ? Dois-je être heureux pour y entrer ? Triste ? Comment être sûr de lui plaire ? Comment être sûr de faire bien, comme il faut ?
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Dans la croyance normale, un être humain accède au passé et surtout, le passé accède donc à lui et son passé serait la cause de nombre de ses troubles.
Jeu trouve très utile de prendre conscience qu'il existe deux types différentes d'expériences humaines pour ce qui concerne l'interprétation des perceptions sensorielles du corps (sensations). Ce que nous faisons très souvent... jeu pense pouvoir généraliser sans risque. 
Le langage, et donc la pensée qui va avec, implique de nombreux "pièges" dont celui-ci que j'observe fréquemment dans les raisonnements. Un mot ne peut qu'être UN, accompagné de sa négation ou de son mot opposé, alors que l'expérience humaine représentée par ce mot est toujours nuancée à l'infini.
) qui y met peu d'attention à penser en terme de noir ou blanc, de "glop" ou "pas glop".
Dans les optiques d'évolutions, certaines approches adressent l'environnement de l'humain et d'autres approches adressent l'humain lui-même. Il y a aussi celles qui, dans le discours, disent adresser l'humain lui-même et qui, dans les actes, cherchent à adresser son environnement. Bien évidemment, jeu m'intéresse ici aux actes et pas aux discours.
Si j'ai une responsabilité politique, mon rôle théorique est de gérer la "chose publique", éventuellement sans oublier que cette "chose" implique des êtres humains. Plus concrètement, "gérer" signifie donc de m'assurer que les droits de chacun sont effectifs pour leurs accès à cette "chose publique". Ainsi, ma responsabilité implique ces humains directement pour ce qui concerne leurs "activités publiques". Elle les implique indirectement pour ce qui concerne le "reste de leur vie".