être humain

J'ai besoin...

Puisque jeu ne suis pas Bouddah ou un équivalent, jeu m'observe avec des besoins dans ce monde de séparations. Lorsque jeu crois à la séparation entre moi et tout un reste, alors jeu crée des possibilités inévitables d'interactions entre ces 2 fractions d'univers : moi et le monde.

Jeu ne souhaite pas faire comme si jeu n'avais pas ces besoins. Jeu les vois, les accepte, les vis. C'est qui jeu suis, sans chercher à devenir (recherche inévitablement mentale).

J'ai appris plusieurs façon de les vivre pour autant...


Dans l'illusion de la séparation matérielle, il y a une "sous-illusion" : celle du mental, l'abstrait, les idées, les pensées, l'imagination. La Pensée crée le temps et généralise les besoins et les solutions pour les satisfaire. Entre humains, ces pensées associées sont devenues des cultures, des traditions, remplies de ces solutions : papa, maman, épouse, mari, ami, meilleure amie, travail, carrière, religion, ...etc.

Si jeu laisse le mental faire, jeu vais automatiquement répondre à mes besoins en cherchant à avoir ces choses : un papa, un ami, un autre humain, une carrière, ...etc. Ainsi, jeu vais chercher à vivre ce que l'on m'a conditionné à chercher à vivre.

Le mental transforme mon besoin simple en un manque (un concept général) et lui colle, comme un ordinateur, la solution globale prévue depuis des générations, répétée sans cesse. Si jeu crois manquer de sécurité, alors ce sera le travail, ou papa. Si jeu crois manquer de tendresse, alors ce sera maman ou mon mari. Si jeu crois manquer de reconnaissance, alors ce sera mon ami ou Bernard. Etc.


Par contre, si jeu laisse la conscience se poser avec grande précision sur ce besoin que jeu vis ici et maintenant alors jeu vois tout autre chose. Jeu ne peux pas avoir besoin des autres ou d'un futur ou d'une carrière. Tout simplement parce que, en tant qu'humain, jeu ne peux pas concrètement recevoir toutes ces choses. Jeu ne reçois que des sensations.

Ainsi, jeu ne sais recevoir que des choses simples et spécifiques : une accolade unique, une protection donnée, une caresse nouvelle, une écoute adaptée d'un témoignage, ... Plus "ma" conscience est fine, plus mon attention ouverte à mes sens, et plus jeu vis que chaque sensation reçue du monde est unique et spécifique à l'extrême. Si loin de ce que le mental en fait... si loin...

Alors jeu réalise que j'ai besoin d'une protection, d'une tendresse, d'une écoute, d'une sécurité, d'une tranquilité, d'un partage précis... et alors j'aime le monde et les autres et ainsi jeu gagne en aptitude à la relation, c'est à dire à savoir choisir avec respect la chose ou l'être vivant qui va répondre ici et maintenant à ce besoin que jeu vis ici et maintenant. Jeu m'harmonise avec ce monde, d'être à être, au lieu de chercher à avoir.

Jeu ne crois plus en papa, en maman, en mon meilleur ami, en Arthur, en Sandra... pas plus que jeu ne crois en le père noël. Toutes ces choses globales supposées m'apporter ceci ou cela et qui me font tant souffrir quand elles ne le font pas.

Plutôt, jeu vois que jeu n'ai aucun manque, j'ai un besoin unique et précis, très précis. Et aucune solution de ma pensée n'y répondra jamais sinon temporairement et dans l'illusion, dans mon imaginaire. Jeu vis mon besoin et, en humilité, jeu partage avec le monde, avec un autre humain, cette interaction qui, dans l'unité n'a aucun sens, mais ici sur terre, est un paradis sensoriel.


Copyleft Lohey 2008 - Photographie de Lohey : "Toucher la Lumière"


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