être humain

mardi 23 février 2010

Se libérer du jugement

Selon mon expérience, jeu ne pourrai pas réaliser mon souhait de sortir du jugement tant que jeu confonds le jugement avec l'insulte ou la critique négative. Pourquoi ? Car ceci se fonde sur un jugement de l'insulte ou de la critique négative.

"Oui, mais c'est mal l'insulte ou la critique négative !". Ceci, encore, est un jugement !

La question n'est pas d'évaluer ce qui serait bien ou mal. La question est : suis-je sérieux en souhaitant ne plus entrer dans des comportements de jugement ? Si oui, alors, il ne peut pas y avoir d'exception !

J'ai également le droit de considérer que le jugement est utile, qu'il est sain de pouvoir juger certains aspects de la vie, "vraiment mauvais". Dans ce cas, le présent texte n'est pas intéressant. Il s'adresse à celui ou celle qui souhaite, avec réalisme et efficacité, se libérer du jugement.

A mon sens, ça n'est qu'en éclairant, sans jugement donc, le comportement de juger, ses tenants et aboutissants, que jeu peux effectivement m'en libérer si jeu le choisis.

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lundi 11 janvier 2010

L'abondance... intérieure

Jeu peux me vivre comme insatisfait de ce que la vie m'apporte, en rapport à ce que jeu veux, souhaite, désire ou demande. Ma vision de la vie consiste alors en un machin, "moi", qui dépend d'un autre machin séparé du premier, "la vie", et puis de la chance ou de la malchance dans la relation entre les deux. Sous couvert de cette victimisation, jeu favorise la non prise de mes responsabilités.

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samedi 2 janvier 2010

De la religion de l'Univers

Il y a le concept "dieu", il y a le concept "science", il y a le concept "univers", ... et d'autres. Mais la phrase reste la même : "Je demande à "le concept du moment" et je reçois de "le concept du moment" ; c'est trop bien, j'ai trouvé ma place dans la vie !"

Plus le concept est vague et imprécis et plus il peut coller à n'importe quelle expérience et plus jeu peux choisir, souvent inconsciemment, que c'est bien ledit "concept" qui m'a servi et qui a généreusement répondu à ma demande. Bien évidemment, quand le concept a l'audace de ne pas répondre, j'ai l'excuse toute trouvée : "Je n'ai pas demandé comme il faut !" Car, comme tout processus mental, il y a le bien et le mal, il y a ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire ; jeu suis récompensé lorsque jeu fais "bien" et jeu suis "puni" lorsque jeu fais "mal".

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samedi 7 mars 2009

Générosité

La générosité ne participe à l'harmonie de la vie que si elle tient la main du respect...

Et respecter l'autre, c'est reconnaitre ses responsabilités, ses aptitudes, ses potentiels.

Ainsi, donner à un humain qui peut être en autonomie, ça n'est pas de la générosité mais un manque de respect, dans les deux sens. L'un valorise son égo et l'autre utilise le premier.

La générosité en conscience donne lorsque c'est profondément respectueux de donner, lorsque ce geste ne crée pas un déséquilibre de pouvoir, lorsque chaque pouvoir est considéré avec grande finesse.

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lundi 23 février 2009

Aimer ou Avoir besoin ?

"Mon amoureuse"(tm) vient vers moi, jeu la vois. Mon coeur bât, jeu me sens si bien, plein de choses se passent dans mon corps et, à moins que mon amoureuse ne vienne m'annoncer une rupture, ce qu'il se passe dans mon corps est si agréable pour moi, si intense. Et même si elle vient m'annoncer quelque chose qui ne me convient pas, il va également se passer de nombreuses choses tout aussi intenses dans mon corps, probablement moins agréables par contre.

Très étonnement, nous sommes conditionnés à appeler ceci l'amour. Par exemple, jeu pourrais être très en colère ou triste si cette amoureuse m'annonce qu'elle est heureuse avec quelqu'un d'autre, mais, sans rire, jeu dirais que jeu suis en colère ou triste parce que jeu l'aime... :) Un amour de l'autre qui n'est positif que si l'autre fait ce que jeu souhaite. Est-ce sérieux ? Ne serait-il pas plus honnête d'appeler ceci de la "possession" ? Au moins, de "l'attachement". Mais de l'amour ?!? Pour l'autre ?!?

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lundi 16 février 2009

Liberté, Respect, Responsabilité, ... Amour...

La liberté est ma valeur centrale... celle que jeu choisis.

Maintenant, la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres...

Ainsi, la valeur "Liberté" ne va pas sans la valeur "Respect".

Maintenant, la valeur "Respect" n'est pas morale, elle n'est pas émotionnelle... elle est posée par les faits de la vie : les espaces de responsabilité.

La responsabilité est le pouvoir factuel, ce que jeu peux directement.

Ainsi, mon premier espace de responsabilité est mon corps. Aucune loi humaine, aucune morale, aucune émotion ne le décide. C'est simplement et factuellement ainsi dans la matière ! Puis, chaque action mise en oeuvre par ce corps pose un nouvel espace : la responsabilité de cette action. Le respect concret est le fait simple de ne pas envahir les espaces des autres. Le respect de soi est le fait simple de prendre mes responsabilités, agir.

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samedi 6 décembre 2008

J'ai besoin...

Puisque jeu ne suis pas Bouddah ou un équivalent, jeu m'observe avec des besoins dans ce monde de séparations. Lorsque jeu crois à la séparation entre moi et tout un reste, alors jeu crée des possibilités inévitables d'interactions entre ces 2 fractions d'univers : moi et le monde.

Jeu ne souhaite pas faire comme si jeu n'avais pas ces besoins. Jeu les vois, les accepte, les vis. C'est qui jeu suis, sans chercher à devenir (recherche inévitablement mentale).

J'ai appris plusieurs façon de les vivre pour autant...

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mardi 2 décembre 2008

Evolution impersonnelle

Y compris dans les attitudes qu'on pourrait qualifier de consciencieuses, nous avons installé la fameuse approche du développement personnel. La personne, l'individu est ce roi qui s'est autoproclamé dans tous les espaces de la vie humaine. Depuis la superficialité la plus vénale jusqu'à une certaine profondeur de conscience de soi.

Moi, moi, moi... mon indépendance, ma maison, ma relation, mon passé, mon futur, mes idées, ma vision, ma carrière, mes droits, mon bonheur, mon espace, mon développement, ma construction, ... etc.

Et autant de peurs, de barrières, de résistances, de protections pour s'approprier ces portions d'univers et les défendre. Au mieux, autant de rétentions de l'amour.

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mardi 30 septembre 2008

Simpliste, Simple, Complexe et Compliqué

Jeu regarde ma main... simplement... elle est infiniment complexe : des tas d'os, de la peau, avec plusieurs couches, des réseaux artério-veineux, des muscles, des ongles, des tendons, des cartilages, des cellules, de l'ADN, ... de l'inconnu quantique.

Jeu pourrais, simplement, factuellement, décrire tout ceci. Ce serait long. Une forme complexe pour un fond simple (description factuelle, sans interprétation ou plutôt très peu).

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dimanche 28 septembre 2008

Co-responsabilité

Jeu pose mes conceptions ainsi : il y a le mental, centre de l'abstraction des données sensorielles et puis mémoire pour les stocker et les organiser. Cette aptitude à abstraire jusqu'à la généralisation peut finir par caser strictement toute expérience humaine dans 2 seules cases globales : bien ou mal. Une représentation morale qui manifeste les croyances et les valeurs du penseur. Cette référence très générale aboutit aux processus du jugement et de la condamnation. Chaque situation perçue sera généralisée et traduite par ce filtre binaire, plus que prise en conscience dans toute son unicité et sa nuance. Il y aura alors des choses bonnes et des mauvaises, des positives et des négatives.

Il y a aussi la conscience, dont la source n'est pas l'individu. L'individu est dedans et peut en bénéficier s'il s'y ouvre, humblement, en mettant de côté ses croyances et ses valeurs, en se libérant du connu et en s'ouvrant à l'inconnu d'aimer... acte purement et strictement nouveau à chaque instant qu'il est vécu.

Ainsi, la morale favorise et justifie le jugement (qu'il soit en bien ou en mal) et la condamnation. Par contre, la conscience favorise l'attention et l'action aimante. Aussi, la morale oriente la notion de culpabilité. La conscience oriente la notion de responsabilité.

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Gentil ou Transparent ?

Dans un univers moral, être gentil, doux, c'est bien ! Peu souvent la conscience est mise plus loin que ce jugement abstrait là : bien.

Pourtant, lorsque jeu le fais, jeu vois que j'ai des intentions à me montrer gentil, à montrer cette image, à faire ce calcul. Lorsque j'oriente qui jeu suis selon cette décision mentale, prise à l'avance, une sorte de règle à suivre quitte à tricher, alors, par définition, jeu ne suis pas simplement transparent. Jeu ne me montre pas tel que jeu suis, jeu déforme vers la gentillesse. Et j'ai des raisons de le faire.

Tout un tas de processus vont me permettre de coller à ce choix, contre ce que jeu ressens, ce que j'ai envie, ce que jeu crois et parfois ce que jeu décide, contre qui jeu suis au-delà de l'image de moi que j'aime tant. Si jeu les lâche, alors jeu ne suis plus gentil, jeu suis "vrai". L'intention change. Elle n'est pas orientée vers l'obtention de résultats mais vers une "présence honnête", une conscience de soi, un respect de ce qui est vécu... respect qui, bien entendu, n'empêche en rien le respect de l'autre.

Etre vrai, transparent, n'implique en rien de céder à toutes mes crises sous prétexte d'honnêteté. Il s'agit simplement de reconnaitre que jeu suis en crise et que c'est ma responsabilité. Jeu peux même le dire à l'autre au lieu de lui passer ma crise sur le dos ou me forcer à faire le gentil.

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vendredi 5 septembre 2008

Penser

J'ai une idée !

En fait ça m'arrive souvent... Cet humain entre dans mon champ de perception et moi j'ai l'idée de "maman". Ce chien entre aussi et moi j'ai l'idée de "Milord". J'arrive dans ce lieu et j'ai l'idée de "chez moi". Jeu regarde ceci et j'ai l'idée de "beau". J'écoute cela et j'ai l'idée de "moche".


Parfois, j'ai plein d'idées d'un coup, même.

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mardi 2 septembre 2008

Se défendre ou se positionner

* Lohey: Comment distingues-tu le positionnement et la défense ?

* Atebasha: Si je suis en défense, je suis en réaction et donc j'ai peur. Si je suis en positionnement, je n'ai pas peur, j'agis en voyant plus loin. Logiquement, la défense peut survenir si j'ai accumulé les non-positionnements ou les positionnements qui ne me respectent pas.

* Lohey: Qu'appelles-tu "voir plus loin" ?

* Atebasha: Voir plus loin que l'émotion qui peut me traverser, voir derrière si tu préfères. Et agir par ce qui est derrière, ce qui est calme en toute circonstance, et non sous l'impulsion d'une émotion passagère.

* Lohey: Oui, et à mon sens, ça demande aussi l'attention à ce qui est devant soi (pas seulement dedans)... se positionner spécifiquement devant une situation que jeu vois dans son unicité.

* Atebasha: Oui, ça demande d'être attentif, les yeux intérieurs grands ouverts...

* Lohey: :)

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samedi 12 juillet 2008

Unité et Séparations

Lohey: Même avec les mains, l'humain peut toucher ses propres idées et ne pas sentir la peau de l'autre... Mais comme il confond, il ne le sait pas. Il peut ressentir des idées, il peut avoir pour émotion des idées, il peut avoir pour intuition des idées...

Jonathan: L'autre est un miroir.

Lohey: Si c'est le cas, alors il est inutile que tu me le dises... tu parles à ton miroir. ;) Pour moi, ta phrase procède de la position vers l'unité. Elle est pertinente et respectable... mais elle est incohérente avec l'action même que tu fais au moment où tu penses l'unité.

Jonathan: Je saisis un truc. Pour me faire comprendre, c'est important dés lors où je m'exprime que je prenne conscience de la position que je prends. Car dés lors où je m'exprime, par définition je ne suis plus dans l'unité. Et cette unité ne saurait me "soutenir" en terme de responsabilité vis à vis d'autrui. Du moins, ça me parle comme ça.

Lohey: En fait, tu n'es plus dans l'unité dès lors que tu veux te faire comprendre et que tu penses ça important. L'unité ne peut pas avoir besoin de se faire comprendre et n'estime rien important. :)

Jonathan: Cependant, il existe des choses importantes pour la vie physique.

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mercredi 9 avril 2008

Le passé a bon dos

Dans la croyance normale, un être humain accède au passé et surtout, le passé accède donc à lui et son passé serait la cause de nombre de ses troubles.

Plutôt que croire, faisons l'expérience.

Pour ma part, jeu n'accède pas au passé ! Jeu me souviens de ce que j'ai fait hier et plus loin, mais si jeu cherche à savoir ce que jeu n'ai pas gardé en mémoire, alors jeu n'y arrive pas. Le fait est donc que jeu n'accède absolument pas au passé, mais seulement à une partie, celle que j'ai perçue. Et jeu n'accède même pas à tout ce que j'ai perçu, jeu n'accède qu'à la petite partie dont jeu me souviens encore (infime, comparée à l'immensité de mes perceptions sensorielles à chaque instant).

Dans mon expérience, ce que j'appelle "passé" par abus de langage est donc en fait ma "mémoire présente". C'est tout de même très différent !

Ce que j'appelle "futur", par abus de langage toujours, sont en fait mes "projections mentales présentes". Ceci aussi se vérifie par l'expérience facilement.

Enfin, ce que j'appelle "présent" sont en fait mes "sensations". Ce que j'appelle "présent" est bien toutes ces données sensoriels que jeu reçois. D'ailleurs, jeu n'accède pas à d'avantage. Or le "présent", en théorie, est bien d'avantage que ce que j'en perçois personnellement et jeu n'y accède pas ! Jeu n'accède qu'à mes sens ! Le simple présent derrière mon dos et suffisamment loin pour être inaudible, jeu ne peux pas y accéder.

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