mardi 23 février 2010
Se libérer du jugement
Par Lohey, mardi 23 février 2010 à 08:21 :: les nuances évolutionnaires
Selon mon expérience, jeu ne pourrai pas réaliser mon souhait de sortir du jugement tant que jeu confonds le jugement avec l'insulte ou la critique négative. Pourquoi ? Car ceci se fonde sur un jugement de l'insulte ou de la critique négative.
"Oui, mais c'est mal l'insulte ou la critique négative !". Ceci, encore, est un jugement !
La question n'est pas d'évaluer ce qui serait bien ou mal. La question est : suis-je sérieux en souhaitant ne plus entrer dans des comportements de jugement ? Si oui, alors, il ne peut pas y avoir d'exception !
J'ai également le droit de considérer que le jugement est utile, qu'il est sain de pouvoir juger certains aspects de la vie, "vraiment mauvais". Dans ce cas, le présent texte n'est pas intéressant. Il s'adresse à celui ou celle qui souhaite, avec réalisme et efficacité, se libérer du jugement.
A mon sens, ça n'est qu'en éclairant, sans jugement donc, le comportement de juger, ses tenants et aboutissants, que jeu peux effectivement m'en libérer si jeu le choisis.
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Jeu peux me vivre comme insatisfait de ce que la vie m'apporte, en rapport à ce que jeu veux, souhaite, désire ou demande. Ma vision de la vie consiste alors en un machin, "moi", qui dépend d'un autre machin séparé du premier, "la vie", et puis de la chance ou de la malchance dans la relation entre les deux. Sous couvert de cette victimisation, jeu favorise la non prise de mes responsabilités.
Il y a le concept "dieu", il y a le concept "science", il y a le concept "univers", ... et d'autres. Mais la phrase reste la même : "Je demande à "le concept du moment" et je reçois de "le concept du moment" ; c'est trop bien, j'ai trouvé ma place dans la vie !"
"Mon amoureuse"(tm) vient vers moi, jeu la vois. Mon coeur bât, jeu me sens si bien, plein de choses se passent dans mon corps et, à moins que mon amoureuse ne vienne m'annoncer une rupture, ce qu'il se passe dans mon corps est si agréable pour moi, si intense. Et même si elle vient m'annoncer quelque chose qui ne me convient pas, il va également se passer de nombreuses choses tout aussi intenses dans mon corps, probablement moins agréables par contre.
Un amour de l'autre qui n'est positif que si l'autre fait ce que jeu souhaite. Est-ce sérieux ? Ne serait-il pas plus honnête d'appeler ceci de la "possession" ? Au moins, de "l'attachement". Mais de l'amour ?!? Pour l'autre ?!?
La liberté est ma valeur centrale... celle que jeu choisis.
Puisque jeu ne suis pas Bouddah ou un équivalent, jeu m'observe avec des besoins dans ce monde de séparations. Lorsque jeu crois à la séparation entre moi et tout un reste, alors jeu crée des possibilités inévitables d'interactions entre ces 2 fractions d'univers : moi et le monde.
Y compris dans les attitudes qu'on pourrait qualifier de consciencieuses, nous avons installé la fameuse approche du développement personnel. La personne, l'individu est ce roi qui s'est autoproclamé dans tous les espaces de la vie humaine. Depuis la superficialité la plus vénale jusqu'à une certaine profondeur de conscience de soi.
Jeu regarde ma main... simplement... elle est infiniment complexe : des tas d'os, de la peau, avec plusieurs couches, des réseaux artério-veineux, des muscles, des ongles, des tendons, des cartilages, des cellules, de l'ADN, ... de l'inconnu quantique.
Dans un univers moral, être gentil, doux, c'est bien ! Peu souvent la conscience est mise plus loin que ce jugement abstrait là : bien.
Pour moi, ta phrase procède de la position vers l'unité. Elle est pertinente et respectable... mais elle est incohérente avec l'action même que tu fais au moment où tu penses l'unité.
Dans la croyance normale, un être humain accède au passé et surtout, le passé accède donc à lui et son passé serait la cause de nombre de ses troubles.