être humain

vendredi 9 mai 2008

La Matrice du Logos

Néo choisit de prendre la pilule rouge et se jette ainsi dans l'expérience de l'inconnu, derrière le voile de la matrice, plutôt qu'il ne reste accroché à ses croyances, ses conceptions, ses interprétations, ses perceptions.

Ainsi, la première matrice que j'ai en permanence entre "moi" et le "monde", c'est le langage. Déjà lorsque j'exprime "moi" et le "monde" jeu suis dedans.

Nous avons conscience d'apprendre à parler aux enfants. Avons-nous conscience de les envelopper aussi dans une matrice ? Jeu n'utilise pas le langage seulement lorsque jeu parle. Jeu le fais lorsque jeu pense. Jeu le fais lorsque j'interprète. Quand jeu vois "le soleil", jeu suis dans le langage. Jeu suis dans la matrice. Jeu suis dans le mental.

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vendredi 2 mai 2008

Le capitalisme pour les nuls

Moi, et probablement toi aussi, pour gérer mon "économie personnelle", jeu n'ai qu'un compte en banque (ou plusieurs).

Mais une personne morale, une entreprise, dispose d'un compte courant, comme nous, et aussi d'un capital.

A quoi ce machin peut-il bien servir puisque moi, avec mon compte courant, jeu peux totalement gérer mes entrées et mes sorties financières ? Jeu n'ai besoin de rien d'autre !

Le capital est un concept qui est utile concrètement pour deux "espèces" (si j'ose dire) : l'actionnaire et le boursier. Deux corps de "métier"(sic) qui ne fournissent strictement rien à la société, aucun service, aucun bien ! Et, pourtant, grâce au concept du capital, ces deux là vont pouvoir s'enrichir et souvent bien plus que ceux qui fournissent quelque chose de réel à la société humaine.

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vendredi 4 avril 2008

Même au paradis...

Dans les optiques d'évolutions, certaines approches adressent l'environnement de l'humain et d'autres approches adressent l'humain lui-même. Il y a aussi celles qui, dans le discours, disent adresser l'humain lui-même et qui, dans les actes, cherchent à adresser son environnement. Bien évidemment, jeu m'intéresse ici aux actes et pas aux discours.

Jeu ne considère pas qu'une approche est bonne et l'autre mauvaise. Pour autant, jeu regarde les conséquences différentes de l'une et de l'autre et j'ai fait mon choix personnel, que jeu manifeste à chacune des responsabilités que jeu prends.

Ceci m'est évident : même au paradis, même dans un environnement idéal, que celui-ci soit installé par des politiciens, par des religieux, par des anges, par des êtres de lumière ou par un dieu ou plusieurs, certains êtres humains (et aujourd'hui beaucoup) déformeront les faits aux filtres de leurs perceptions et créeront un ennemi virtuel, un conflit virtuel, un danger virtuel. Puis ils répondront, concrètement cette fois, à ces menaces par la défense (violence sur soi) ou par l'attaque (violence vers l'autre).

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mardi 1 avril 2008

La Famille, apprentissage de la Corruption

Si j'ai une responsabilité politique, mon rôle théorique est de gérer la "chose publique", éventuellement sans oublier que cette "chose" implique des êtres humains. Plus concrètement, "gérer" signifie donc de m'assurer que les droits de chacun sont effectifs pour leurs accès à cette "chose publique". Ainsi, ma responsabilité implique ces humains directement pour ce qui concerne leurs "activités publiques". Elle les implique indirectement pour ce qui concerne le "reste de leur vie".

En conséquence, à l'instant où jeu favorise un être humain plutôt qu'un autre, jeu sors de ma responsabilité et, globalement, ceci s'appelle de la corruption. Il y en a de multiples formes, mais le fond est là : ne pas accomplir ma responsabilité, mépriser que, EN DROIT (et pas dans l'absolu), les humains naissent libres et égaux, et alors favoriser certains, au déficit d'autres. Tout abus de ma puissance pour agir dans un autre sens que ce droit fondamental est une corruption.


Or, en tant qu'être humain né dans les croyances de l'occident, j'apprends ce comportement très tôt dans ma vie. J'apprends que "ma" génitrice est plus importante que les autres humains, on me dit de l'appeler "mère". J'apprends que "mon" géniteur est plus important que les autres humains, on l'appelle père" dans cette culture et on me dit de faire pareil. Si ces humains ont d'autres enfants, on me dit que ces êtres là sont plus importants que les autres, on les appelle "frères" et/ou "soeurs".

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vendredi 14 mars 2008

Prendre la responsabilité de ses émotions

Ce que j'appelle "émotions" sont des familles de la joie, colère, tristesse, peur... et d'autres plus nuancées, comme l'humiliation, l'injustice (pas le fait, le ressenti), le rejet (pas le fait, le ressenti), l'abandon (pas le fait, le ressenti), la honte, la culpabilité, ...etc. Phénomènes qui accompagnent tout conflit humain et bien d'avantage.

Ce que j'appelle "sentiment", il n'y en a qu'un : l'amour inconditionnel (et non exclusif, euphémisme parfois utile). Contrairement aux émotions qui ne parlent que de moi, l'amour me parle du dehors de moi, du 'monde' et des 'autres'. L'amour peut être confondu avec la joie, pour autant, la joie émotionnelle a un fondement égotique (fierté, vengeance réussie, ...) quand l'amour n'en a pas !

Bien évidemment, tous ces termes auront un sens différent pour vous. Le propos ici n'est pas de discuter sémantique, mais de témoigner d'un vécu. Ainsi ces définitions ne sont en rien une vérité. Elles représentent simplement l'univers sémantique que jeu mets en place pour évoquer l'expérience humaine qui suit. Et c'est elle qui compte dans le présent texte !


Distinction entre déclencheur et cause

Il m'est une évidence le fait suivant : s'il y a 10 êtres humains devant un même événement, un peu chaud émotionnellement, chaque personne va réagir différemment : certains seront en colère, d'autres auront peur, d'autres seront tristes, d'autres seront tout à fait sereins, ...etc. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, ceci démontre que, si un événement extérieur peut effectivement déclencher une émotion, pour autant il ne saurait en être la cause. La cause, de toute évidence, est en la personne elle-même, sa personnalité, son histoire, sa façon d'interpréter l'événement.

Ainsi, il s'agit de distinguer l'événement déclencheur, la cause intérieure de l'émotion et puis, bien sûr, l'événement intérieur représenté par l'émotion elle-même.

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jeudi 10 mai 2007

Conscience sur la notion de monnaie

Lorsque j'imagine une société sans argent, soit jeu l'imagine avec des membres tous tellement libres qu'ils n'ont besoin d'aucune propriété et qu'ils peuvent tous donner tellement de façon inconditionnelle que la société serait une profusion de richesses utiles à la nature globalement, l'être humain n'en étant d'une partie. Des êtres humains qui ne vivraient aucun conflit relationnel (jeu l'ai aidé à faire sa maison dans les arbres et lui depuis, il m'a rien donné, il a même mangé toutes les noisettes... ).

Soit, j'imagine une évolution de la présente société avec des membres qui ne pourraient absolument pas se passer d'un système d'échange.

La première idée se suffisant à elle-même, tout y a déjà été dit et il n'y a besoin de rien d'autre que de liberté et l'amour qui en découle...

Pour la deuxième, il me reste à définir le système d'échange que j'évoque.

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jeudi 26 avril 2007

Le partisanisme comme une intolérance

Roméo et Juliette échangent dans leur vie et construisent ensemble des expériences communes... Mais non ! Pas du tout ! C'est immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! Heu... certes mais ça ne les empêche pas de croiser leurs histoires et leurs futurs ! Mais si ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! D'accord, mais quand-même... si eux ont envie de dépasser ces considérations là et construire autre chose, libre de cette séparation, ils le peuvent ! Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu ! Ne sont-ils pas des êtres-humains avant d'être ce que vous avez envie qu'ils soient par ces généralités ? Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Juliette est une Capulet et Roméo un Montaigu !

Jean et Natya échangent dans leur vie et construisent ensemble des expériences communes... Mais non ! Pas du tout ! C'est immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! Heu... certes mais ça ne les empêche pas de croiser leurs histoires et leurs futurs ! Mais si ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! D'accord, mais quand-même... si eux ont envie de dépasser ces considérations là et construire autre chose, libre de cette séparation, ils le peuvent ! Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc ! Ne sont-ils pas des êtres-humains avant d'être ce que vous avez envie qu'ils soient par ces généralités ? Mais non ! C'est impossible, immoral, impensable, absurde ! Natya est noire et Jean est blanc !

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dimanche 15 avril 2007

Lettre ouverte aux représentants autoproclamés

Ma nationalité est française. Régulièrement, on essaie de me faire croire que je vis dans une démocratie évoluée. Ceci est bien loin d'être mon avis. Le fait est que je vis dans une oligarchie. Et mon opinion sur cette oligarchie est que, loin d'être avancée, elle est plutôt primitive.


L'illusion oligarchique de la démocratie

Oligarchie, d'une part parce que le vote blanc n'est pas reconnu dans le code électoral. Aujourd'hui, si je vote blanc ou si j'écris une insulte sur un papier que je mets dans l'urne, cette république considère que c'est exactement la même chose ; c'est-à-dire "rien". Un respect pour l'expression citoyenne très très relatif, pour le moins.

Ainsi, je n'ai que le droit factice de choisir mon représentant parmi ceux qu'un système préélectoral m'impose ! Je le connais pour y avoir participé un peu ; il est souvent mafieux et, au minimum, fondé sur le seul critère financier. Je n'ai tout simplement pas le droit de dire : « Je ne reconnais pas votre choix comme un choix libre ! » ou « Personne ne me convient, je veux d'autres critères sélectifs ! » ou « Je veux d'autres approches politiques pour me représenter ! » ou tout simplement « Cessez de vous foutre de ma gueule, s'il vous plait, vos manigances et gesticulations politiciennes ne représentent pas mes valeurs ! ». Et en fait, oui, j'ai le droit de l'exprimer, mais seulement de l'exprimer. Aucune conséquence concrète ne sera produite par la république, validant ainsi la définition coluchesque de la démocratie : « Causez toujours ! ».

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vendredi 30 mars 2007

AVOIR des informations ou ETRE informé ?

J'ai remarqué que le comportement le plus commun vis à vis de l'information et sa sélection est le suivant :

  1. La personne ne sélectionne pas en fonction de l'information elle-même, mais en fonction soit de l'auteur/diffuseur de l'information (selon la confiance qu'on lui prête), soit en fonction de ses propres croyances (jeu suis d'accord ou pas).
  2. Elle se forge une opinion vis à vis de l'information en question, avis auquel elle va être plus ou moins attaché.

Dans mon expérience, cette façon de sélectionner l'information est très infonctionnelle et ne conduit qu'à renforcer ses propres (ou sales) croyances ! L'ouverture d'esprit dans cette démarche ne consistera qu'à accepter de modifier quelques croyances périphériques, peu conséquentes dans la vie concrète du penseur. La stabilité étant en général son illusion de sécurité...

Une sélection qui m'est plus pertinente (et que jeu mets en pratique) est la suivante :

  1. Jeu sélectionne une information uniquement en fonction de son contenu, non pas pour rejeter ou accepter, mais pour évaluer le niveau d'abstraction de l'information ET la proximité de l'information avec le 'fait réel'.
  2. Jeu ne me fais aucune opinion, simplement jeu garde en mémoire ET l'information ET ses qualités d'abstraction et de proximité avec la réalité. Une information et 2 critères.

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