être humain

mardi 26 mai 2009

Devenir quelqu'un...

Ch'Amanita: Bonjour !!

Lohey: Heylo Ch'Amanita. ;)

Ch'Amanita: Bien ou bien ?

Lohey: :) Jeu ne crois pas au "bien"... Jeu vais comme un grand sourire. :p Et toi ?

Ch'Amanita: :) Jeu me prends au je. Alors, ben des fois en haut des fois en bas.

Lohey: :) Si un acteur joue une pièce dramatique... et qu'il oublie que c'est une pièce, alors il va vivre un drame. S'il se souvient que ça n'est qu'une pièce, alors il va s'amuser au drame. C'est notre choix permanent... être conscient du jeu, ou se croire la victime d'un monde. :)

Ch'Amanita: Et les croyances dans tout ca ? Des illusions dogmatiques ?

Lohey: Ben oui... plus concrètement, des abstractions... des idées... justes des idées. Ainsi, il suffit de changer d'idées si mes idées me font vivre ce qui ne me convient pas.

Ch'Amanita: J'aime ta spiritualité. Tu permets que j'apprenne un peu auprès de toi ? Comment on fait pour changer d'idée ? :)

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dimanche 22 mars 2009

Jeu m'en fous...

Le chemin de ma vie... mes responsabilités... jeu m'en fous... jeu fais ce que jeu veux. Jeu pense que là est la liberté.... ce que jeu veux... jeu m'en fous si ma volonté est conditionnée... jeu m'amuse.

C'est ma vie, mes expériences... Oui, j'ai des émotions, oui, elles me parlent de moi, de mon passé... mais jeu m'en fous. Jeu m'en fous des autres aussi... jeu m'occupe de rassurer mes peurs et jeu m'occupe de ceux qui les rassurent, ils me sont utiles... pour l'instant... pour l'instant...

Ainsi, jeu me comporte parfois d'une manière qui n'est "pas moi". Tu sais, ce "moi" dans ma tête... pas le vrai "moi", qui est en fait responsable de ces comportements... mais, non, ça n'est pas le "moi" que jeu veux montrer aux autres...

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mercredi 10 décembre 2008

Rétention d'amour

Il vendait des légumes au marché... depuis tellement longtemps. Sa vie avait été très dure. A la fin des ventes, cet autre homme venait chercher à manger gratuitement. Il vivait dans la rue.

Le premier le voyait arriver, il devinait son intention, elle était évidente. Alors il écrasait au sol les légumes et fruits qui restaient, les rendant immangeables.

C'était son droit ! C'était ses légumes ! Il ne manquait de respect à personne ! Il n'avait pas même touché le clochard, il lui avait même pas parlé, alors. Simplement, il utilisait ce qui était à lui comme bon lui semblait. Et il pouvait l'expliquer très clairement et c'était cohérent.

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lundi 13 octobre 2008

Jeu suis...

J'avais peur d'être seul en conscience, j'avais peur du désert froid... Alors jeu cherchais des humains en phase avec ma conscience et jeu souhaitais des projets avec eux...

J'avais créé un concept, un "humain en conscience", et une séparation avec ceux qui ne le seraient pas et puis tout un panel d'aptitudes et de critères pour déterminer les uns et les autres... C'était important de les trouver ces humains et de créer avec eux. J'étais attaché aux projets que j'envisageais avec eux.

Et puis un choc violent, et puis une jolie surprise... et puis mon regard qui change... comme si jeu voyais enfin. J'étais tant occupé à chercher d'autres humains et d'autres lieux que jeu ne regardais pas assez, ici et maintenant, les humains et les lieux dans mon champ de perception.

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samedi 28 juin 2008

Désert froid

Ici et maintenant est cet endroit... l'amour est tout ce que j'y rencontre.

Ici et maintenant est cet endroit... d'où jeu peux regarder tout ce que l'esprit humain invente et n'est que portions d'amour. Cet endroit enlace entièrement le monde des illusions. Il est tout autour. C'est si simple de venir ici.

Il s'agit simplement de renverser mes idées, et de regarder la réalité derrière, observer à quel point les concepts que l'on m'a appris dysfonctionnent, tous sans exception.

Avant, jeu pensais que ma vie était normale. Jeu pensais que tout ce qui venait en mon coeur pour atteindre cet endroit d'amour était fou, un non sens. J'avais l'habitude de créer tant de raisons pour poser ma raison en maître.

Jeu vivais de si vastes inepties, souffrances et pensais, sans rire ou même en riant, que c'était sérieux et raisonnable. J'étais excellent à déformer les évidences en des aventures terriblement effrayantes... et puis déformer l'agonie de mon âme en une vie de sécurité.

Jeu sentais que jeu mourrais... et pourtant j'étais efficace à m'aveugler, me rendre muet et sourd à ceci.

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vendredi 20 juin 2008

Aimer

Je t'aime... corps et esprit ensemble... Si tu me montres toi, j'aime toi ! Tu crois que j'ai le choix ? Comment puis-je fermer les yeux ? Je n'en ai pas !

Jeu caresse ton mental. Pourquoi le juges-tu ? Jeu parle à tes seins. Pourquoi les juges-tu ? Trop petits, trop gros, trop vilains ? Pensées... comparaisons... pensées... autorités... pensées... Les as-tu touchés ou goûtés seulement ? Les trois ?

Jeu lèche le creux de tes intentions exprimées et m'évanouis, disparais sur les vagues de tes frissons. Jeu te vois, t'accepte, te prends, te parle, te montre du doigt et des sens, te touche. Une rencontre où jeu n'ai pas peur de toi, pas peur de moi. De quoi as-tu peur ? Il n'y a que toi. Ou moi... quelle différence ? Quelle importance ?

J'attarde mon souffle sur tes mots, j'effleure les reflets de ton sexe. Aimer ne juge rien, ne sépare rien... Ne vois-tu pas que le Un commence lorsqu'il n'y a plus de tension entre deux, entre trois, entre trente, entre un milliard, plus de peurs ?

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lundi 23 avril 2007

Du pardon à l'amour

* Bakhta : Ce week-end, j'ai fait quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant : j'ai pardonné. Une personne m'a fait du mal qu'elle a regretté tout de suite après. J'avais coupé toute communication avec elle depuis plusieurs mois. Je ne connais pas la haine, mais je sais cultiver l'indifférence. Sans la détester, sans la haïr, sans même lui en vouloir, j'avais cesser tout simplement de communiquer, comme si on ne s'était jamais connues.

Puis j'ai appris que cette personne déménageait samedi. Samedi, la première chose à laquelle j'ai pensé en ouvrant les yeux, à mon réveil, c'était : "Vas lui donner un coup de main pour son déménagement. C'est un jour important et il faut que tu sois là". J'y suis allée.

Pardonner est un concept qui était inconnu pour moi, jusqu'à maintenant. Je pensais que c'était un signe de faiblesse. Comme si on autorisait explicitement les autres à nous faire du mal, à nous nuire. Comme si on leur disait : "Allez, vous pouvez venir m'attaquer, je ne riposterai pas... et en plus si vous me blessez, je ne vous en voudrai même pas !". Je pensais qu'il ne fallait jamais pardonner, en aucun cas, au moins pour se protéger des éventuelles blessures à venir... Je pensais que ceux qui ont le pardon facile sont ceux qui ne sont pas assez courageux pour vivre sans l'approbation, l'amour ou la reconnaissance de celui qui nous a blessé, intentionnellement ou non.

Pour moi, tout espoir d'oubli ou de réconciliation était illusoire. Aucune justification ne pouvait excuser, ni effacer le mal une fois qu'il est fait. Comme si moi, je n'avais jamais fait de mal, comme si moi j'étais irréprochable au point de juger l'autre. Nul n'est infaillible et j'ai compris ça ce week-end. Nul n'est à l'abri d'un faux-pas et tout le monde peut trébucher.

Aujourd'hui, je me sens plus légère. Une chose est sûre, pardonner renforce et régénère. On peut se préserver intelligemment, sans se fermer complètement à celui qui à fait une erreur. Dans ce cas précis, la personne qui m'a fait du mal, en a souffert plus que moi. Je n'ai jamais développé de sentiment de haine à l'intérieur de moi (ou alors cela fait tellement longtemps que je ne m'en souviens plus). Je sais que la haine nous traverse avant de parvenir à l'autre et dans ce cas, nous la vivons autant que lui. J'avais opté pour l'indifférence qui fait moins mal. Mais j'ai découvert que pardonner fait beaucoup de bien. C'est un sentiment étrange et agréable que je découvre. Voilà ma trouvaille du week-end... c'est une découverte qui m'a renforcée. La haine est un sentiment négatif. L'indifférence, un sentiment neutre. Le pardon, un sentiment positif.

* Lohey : Et bien, quel riche week-end et merci aussi de ton témoignage, touchant et consciencieux... un magnifique acte de changement et une puissante découverte. Jeu vais me permettre de t'inviter tendrement vers une suite du chemin... sens toi libre de t'y intéresser ou pas..

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