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Contribution de cedric - sur une chaise blanche - Mercredi 23 mars 2005 12:19
Bonjour laurent,
J'ai choisi de lire attentivement "décider et choisir".
Pour résumer les questions que jeu t'ai posé (dans la conversation en page suivante) à propos de l'utilisation de "jeu" que tu fais, voici l'état dans lequel j'étais qui me poussait à te poser ces questions : Tout d'abord, quelque chose en moi était dérangé en lisant des 'jeu' par ci par là, puis ce dérangement m'a poussé à la curiosité, j'ai posé des questions mais l'ouverture n'était pas totale, jeu étais persuadé d'avoir raison (ces 'jeu' nuisent à la communication !!! et jeu voulais inconsciemment t'en convaincre). Et maintenant, j'ai choisi d'accepter tes 'jeu' et il me reste la question : Le CHOIX d'utiliser 'jeu' dans l'instant ne devient-il pas au fil du temps pour toi une DECISION d'utiliser 'jeu' tout le temps partout ? Jeu crois connaître la réponse, dis-moi si jeu me trompe : Chaque fois que tu écris 'jeu', c'est un choix dans l'instant. Jeu vois juste ?
Ceci est véritablement un nouveau message, jeu ne fais pas qu'y clore la question "pourquoi écrire 'jeu' ?". Ton témoignage dans le texte "décider et choisir" est très intéressant. En passant, devrais-je dire "vieux témoignage d'un vieux jeu ?" car en effet, ce texte n'est déjà plus toi, n'est-ce pas ? Jeu vais donc préciser : Le témoignage d'un jeu mort réuni sous le titre "décider et choisir", jeu l'ai trouvé plein d'intérêt. Et à la lecture de ce texte, jeu peux dire : jeu choisis dans ma vie de plus en plus.
Jeu voudrais ajouter quelques mots à ce sujet, apporter de ce fait le témoignage de cedric/23/03/2005/12:00 : Chaque être humain ne peut être que lui-même. Chaque être humain a une aptitude à choisir différente. Jeu pose une question à laurent : De ton côté, que réponds-tu à cette question ? : l'aptitude à choisir peut-elle évoluer ?
De mon côté, jeu dirais qu'on peut développer les aptitudes en puissance non encore developpées mais qu'on ne peut pas créer de l'aptitude. Pour prendre un exemple à l'extrême : Un handicapé mental de naissance touché par la trisomie par exemple ne peut developper des aptitudes dont il ne dispose pas. Que vois-tu de ton côté ?
Jeu te salue. Amicalement.
L'eau est : Bonsoir Cédric ! (c; Merci de ta sincérité ! (c; Pour répondre d'abord à ta question sur mon choix du "jeu", dans l'instant ou toujours, c'est un "entre ces deux" que jeu vis. Mon choix s'est posé avec une conscience nouvelle de moi... Alors il est posé là maintenant... et n'a pas de raison de bouger tant que cette conscience ne change pas. Jeu ne dirais pas que jeu choisis à chaque instant d'écrire 'jeu' ou 'je'. Ca ne serait pas fidèle à la réalité. Et, en même temps, c'est le cas puisque jeu ne doute pas que jeu ferai évoluer cette façon de manifester 'moi' si ma conscience évoluait sur ce point... (c;
Dans ta question sur la possibilité ou pas de gagner de nouvelles aptitudes, tu pourras noter ton utilisation du "on". Ca ne serait donc pas toi qui n'aurait pas fait l'expérience de gagner certaines nouvelles possibilités, mais l'être humain en général. Il y aurait des ouvertures possibles et des ouvertures impossibles ! (c: Alors, jeu ne sais pas si "on" peut ou pas ! Jeu ne vois aucun intérêt, pour moi, à penser ceci en me basant sur des généralités, par définition irréelles.
Que jeu rencontre un individu donné et alors jeu regarderai s'il gagne ou pas des capacités. J'en ai gagné moi-même ! J'aide les gens à en gagner, à changer leur vie. Alors mon témoignage est qu'un être humain peut gagner, de façon étonnante, des capacités et ça n'est pas mon truc de créer des dogmes qui mettent des limites à la nature humaine.
Après 17 ans à jouer de la guitare sans pouvoir chanter, j'ai gagné l'aptitude à le faire en 15 minutes, un jour où j'ai arrêté de croire que c'était une question de don. Ca ne vaut peut-être pas ce que tu imagines comme aptitudes inaccessibles à ce que tu etiquettes comme un handicapé mental, mais c'est vécu.
Petite synchronicité : il y a 3 heures, j'étais à une réunion pour un projet que jeu suis en train de réaliser et j'écoutais une personne qui est souvent en présence d'enfants que lui dit "différents". Il dit considérer que 'nous' sommes parfois plus handicapés que ces enfants là. Bien sûr, d'un autre point de vue.
Un mot n'a de sens que dans le contexte d'un point de vue. Tu peux ne pas prendre conscience de ça et te laisser prendre au piège des mots. Ou tu peux agrandir ta conscience en regardant davantage les contenants que les contenus. Quel est le contenant qui permet que tes pensées se formulent ainsi ? C'est une question utile ! Toi ? Peux-tu développer les aptitudes des êtres humains touchés par ce qu'on appelle trisomie ?
Ma croyance est qu'un être humain peut strictement tout et que les seules limites résident dans ses croyances. C'est la croyance qui correspond au mieux à l'ensemble de ce que j'ai vécu aujourd'hui ! J'ai rencontré beaucoup trop de faits précédement prétendus impossibles par des gens très rationels pour faire un autre choix que l'humilité devant ces situations dites "extrêmes" (encore un point de vue). (c;
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Contribution de cedric - sur une chaise qui grince - Jeudi 24 mars 2005 10:48
Bonjour laurent,
Merci pour tes réflexions, elles me mettent face à moi, face aux mots que j'ai employés, aux pensées que j'ai eu. Et merci pour ta sincérité dans ta réponse au 'jeu'.
Penser des généralités ne sert en effet à pas grand chose si ce n'est à rien. Je ne connais pas personnellement de personne trisomique et même si c'était le cas, il serait inutile de généraliser à l'ensemble des personnes trisomiques. Chaque être humain est unique, et ça n'est en effet pas parce qu'UN être humain a vécu toute sa vie sans s'ouvrir à des aptitudes qu'il faille généraliser à : personne ne peut se developper des aptitudes. Je comprends que ça serait là une erreur.
Mais je garde à l'esprit que, pour certains individus, un changement d'aptitude devrait s'accompagner par un changement de la structure même du cerveau et de l'agencement des neurones ou de la diffusion de certaines hormones ( pour des individus souffrant de schyzophrénie, trouble bi-polaire,... ou autisme,...) Tout comme un changement d'aptitude physique pour des personnes souffrant de sclérose en plaque ou de myopathie devrait s'accompagner d'un changement de la structure même de certaines cellules musculaires, neurones, ... Certaines personnes ou institutions "religieuses" qualifieraient d'ailleurs ces changements spectaculaires de "miracles". Personnellement, si je devais être temoin d'un tel changement, je qualifierais cela simplement de changement de la structure même d'une partie de l'organisme.
Pour revenir à une échelle moins spectaculaire : il y a toute cette série de changements qui interviennent tous les jours chez un grand nombre d'humains qu'il en ait ou non conscience.
Une question me vient : Peut-on accompagner, aider au changement dans la vie d'une personne ? Quel rôle peut jouer un être humain, ou moi en l'occurence, un rôle déclencheur est-il possible ?
J'ai 24 ans et je ne pense pas avoir aidé au changement chez quelqu'un. Si ce n'est moi. J'ai vécu le changement en moi, tous les jours il y a changement. Par contre, rien qu'au sein de ma famille, je vois toujours mon père aussi accro au tabac, au café, et au vin. Manquant toujours autant de confiance en lui et assez inquiet au niveau de son activité professionnelle. Je l'observe, je l'écoute depuis des années. Tenté maintes et maintes fois de lui parler. (d'ailleurs, mis à part la parole, d'autres actions pour "aider à une transformation bénéfique pour quelqu'un" sont-elles possibles ?). Mais il est toujours le même. Je ne peux que le laisser avec lui même. C'est sa vie. Je n'ai pas de désir qu'il change. Mais simplement, ca serait bien pour lui. Mais depuis toutes ces années d'habitude, il me semble qu'un véritable changement dans sa vie devrait necessairement s'accompagner d'un changement même de sa structure mentale. Je ne dis pas que ca doit être la cause, mais ca serait, il me semble, au moins un effet d'un changement véritable.
Voilà un exemple concret, je constate qu'il n'a pas changé. Si je ne peux accompagner un quelconque changement chez mon père, comment pourrai-je aider quelqu'un d'autre ? J'en suis en cet instant là dans mon questionnement. Qu'est ce que tout cela évoque de ton côté ?
Amicalement.
L'eau est : Youhou Cédric ! (c; Si jeu rencontre un être humain dont la jambe est boiteuse, alors si jeu lui donne une canne, jeu l'aide. Qu'il utilise ou pas la canne, jeu l'ai aidé ! Ce que j'appelle "aider" n'est pas résoudre le problème de l'autre (qui, pour moi, n'a d'ailleurs aucun problème et n'a rien qui soit meilleur pour lui qu'autre chose). Aider est offrir à l'autre une présence humaine. Le présent est un cadeau. Réussir à aider n'est pas réussir à ce que l'autre ait ou pas changé, ait ou pas atteint ceci ou celà. Tu dis que tu n'as pas de désir que ton père change ! Dans ce cas, comment peux-tu relier à son non-changement que tu n'as pas sû l'aider ?!? L'as-tu aidé ou pas ? Quel rapport est-ce que ça aurait avec ce qu'il a fait de ton aide ?
Autre aspect qui, pour moi, est sacré : T'a-t-il demandé ton aide ? Personnellement, jeu n'aide que les gens qui me le demandent. Sinon, jeu ne vois pas de quel droit jeu déciderais que quelqu'un a besoin de moi. Qui serais-jeu alors pour me placer au dessus de lui ainsi ? Ce qui, d'entrée, représenterait le contraire de ce que j'appelle une aide. Lorsqu'un être humain me demande une aide, il me rend un service en même temps qu'il m'en demande un. Nous sommes alors égaux. Si c'est moi qui décide que quelqu'un a besoin d'aide, jeu le réduis et me place en supérieur.
Par rapport à ton père. Es-tu son fils ou un aidant ? Comment pourrais-tu être les deux ? Si tu aides, alors il n'est plus ton père, il est un être humain que tu aides ! Si tu le vis comme ton père (un concept aussi irréel que tous les concepts), alors tu es son fils, pas un aidant !
En passant, j'ai été déjà témoin de plusieurs faits qui, selon ce que jeu lis ci-dessus, seraient donc des "miracles" pour certains. Pour ne citer qu'un seul exemple, j'aidais quelqu'un il y a quelques jours qui, il y a des années de ça, était hémiplégique avec un diagnostique de schlérose en plaque avancée. Tous les médecins lui conseillaient de se faire au fauteuil roulant car il était évident, depuis le haut de leur grande expérience, qu'il ne marcherait plus. Il s'est enfuit de l'hôpital en rampant, a demandé à une amie de l'emmener seul en campagne. Il y est resté, seul, 3 mois. Puis il courrait, ce qu'il continue à pouvoir faire depuis !
Il m'est maintenant évident que la médecine traditionnelle est basée sur des dogmes faux (et une logique purement commerciale) ! Jeu base ce constat sur de multiples expériences personnelles. Tu as beaucoup d'idées que tu exprimes ci-dessus sur la biologie de l'être humain. Comment as-tu construit ces idées ? Tu déclarais dans notre autre échange que tu te sens relativement peu influencé par le monde autour de toi. Dois-je en déduire que tu as une expérience personnelle de la biologie humaine ? Ou était-ce un "toi" ancien avec moins de conscience des influences qu'il contient qu'aujourd'hui ? (c;
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Contribution de cedric - assis - Vendredi 25 mars 2005 12:04
Bonjour laurent,
Très intéressante, ta conception du mot "aider". En effet, ça ne regarde que soi et n'est fonction que de soi. L'action d'aider ou non n'est issu que de soi. En ce sens, j'aide et ai aidé mon père par ma présence.
Quand je dis que je n'ai pas de désir qu'il change. Le mot "DESIR" est dans cette phrase important. C'est-à-dire que le fait qu'il change ou non ne me concerne pas moi, ça n'est pas une attente ou un désir qui vivrait en moi duquel j'attendrais satisaction ou appréhenderais déception. Il ne me demande du reste à personne de l'aider. Et je crois que c'est pour cela qu'il ne change pas : il ne se demande même pas d'aide à lui-même.
Quand à mon rapport à mon père, ou plus largement à ma famille, je les considère comme des êtres humains comme d'autres. Ils ne me sont ni moins ni plus important. La seule différence est que je vis sous le même toi que mes parents et ma soeur et que je connais donc très bien ces êtres humains. Être 'fils de' ou 'frère de', ca ne veut pour moi rien dire. L'essentiel ce sont les relations entre moi et chaque personne que je cotoie, y compris donc "ma" famille.
Quant à ma vision et compréhension du monde, elle est le fruit de lecture, de déduction, de réflexion,... Pour l'image que j'ai construit du cerveau j'ai par exemple lu entièrement ce site-ci, j'ai vu des émissions télévisions et j'ai lu des livres (notamment "la conscience même de soi" de antonio damasio (neurologue) que je termine). Mais il y a une différence fondamentale entre : la connaissance et la compréhension du monde (qui évolue sans cesse et est fonction de ce qu'on lit, entend, comprend,...) et la présence au monde. Et les deux ne sont pas, me concernant, liés. Ma présence au monde est indépendante de ce qui peut y avoir dans mon cerveau sur telle question ou tel autre sujet. L'essentiel est la présence au monde et la liberté, le bien-être, l'ouverture et la plénitude qui en découlent. Ce que je comprends du monde n'est pas le monde. Mais ma présence au monde EST le monde. Il y a deux mouvements à deux niveaux différents. Un mouvement sans aucune influence qu'est la Présence au monde. Et un autre totalement influencé par ce qui est lu, entendu, expérimenté, déduit, réfléchis qui est ma Conception et Compréhensi |