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Contribution de cedric - sur terre - Dimanche 30 janvier 2005 10:26
Bonjour laurent,
Pourquoi écrire 'jeu' ? Je te donne mon ressenti : en lisant, les 'jeu' hachaient ma lecture, perturbaient la simple compréhension des phrases. Autrement dit, il m'apparait que tes 'jeu' nuisent à ton intention de communiquer.
Vas-tu toute ta vie utiliser 'jeu' au lieu de 'je'?? Si c'est "non, je ne pense pas" autant revenir tout de suite à des 'je' conventionnels.
Tu fais bien entendu ce que tu veux ;-) . Je n'ai fait que te livrer mon ressenti. Toutes les vérités, les réflexions saines et justes de tes réponses m'ont semblées perdant de leurs forces tant les 'jeu' hachaient la lecture. Du reste, dans ta logique pourquoi ne pas écrire : "jeu ai, au lieu de j'ai" ?.
Tes 'jeu', à mon sens, nuisent à la communication libre, ouverte, honnête et claire qui est la tienne.
Ce petit jeu n'a, il me semble, pas lieu d'être. Ce petit jeu n'apporte rien, sinon pour toi.
Mais n'es-tu pas ici plutôt dans l'intention d'apporter des choses aux autres ? Les autres (je veux dire 'moi' ;-) ) sont plus perturbé qu'autre chose par tes "jeu" somme toute assez 'egocentrés' ;-)...
Tout ceci étant évidemment dit en toute amitié et ouverture.
Voilà, j'ai exprimé mon ressenti.
A bientot p-t.
L'Eau Rend : Salut Cédric. Merci de la sincérité de ton message. Jeu le reçois dans sa contradiction entre, d'une part, le fait que tu sembles croire, très sincèrement, que ma façon d'écrire ce que, toi, tu écris (et probablement pense) "je", ne t'apporte rien et, d'autre part, jeu constate que ça t'a apporté très clairement ce ressenti longuement exprimé. (c; Est-ce toi qui lit ? Est-ce toi que ça perturbe ? Ou est-ce que ce phénomène est, comme tu sembles l'interprêter implicitement, absolu et hors de ton corps, de ton être ? (c; Est-ce qu'un ressenti est "rien" ? Est-ce que ça ne signifie rien pour toi que tes perturbations d'une pratique aussi basique que la lecture ? Comment se fait-il que 3 lettres peuvent ainsi faire un si gros obstacle à une lecture fluide (processus pourtant quasiment automatique) ? Est-ce indépassable ? (c:
Puisque tu veux me respecter (jeu le perçois nettement dans tes mots), tu vas comprendre que jeu n'ai pas à justifier ma façon d'écrire... J'aurais volontiers répondu à des questions si tu avais voulu comprendre mon choix et ses fondements (en partie exprimés sur le site), mais, dans ton message, tu as déjà jugé que "ça" ne servait qu'à moi. Il n'y a donc pas de question montrant un intérêt pour mon expression. Et, ainsi, pas de réponse à fournir. (c;
Alors, jeu veux juste t'écrire qu'à mes yeux, le contenu de mes messages et textes a peu d'importance... Ce qui m'importe, c'est ton expérience, non pas mes pensées. Ainsi, si en lisant 3 lettres, cela suffit à déclencher en toi tout ce que tu exprimes, ça c'est important et c'est là que vraiment jeu te "transmets" quelque chose de vivant. Ensuite c'est ta responsabilité d'en faire librement ce que tu choisis d'en faire, consciemment ou pas... Tu peux décider que ça n'est "rien", insignifiant, tu peux décider de ne pas prendre la responsabilité de ton ressenti et me demander de changer, tu peux aussi faire autrement... (c;
Jeu ne vis plus dans un monde où il est justifié de demander aux autres quelque chose lorsque, moi, jeu suis perturbé. (c; Jeu vis dans un monde où la perturbation est une joie et une occasion de changement personnel, une possibilité d'extension, d'ouverture... Jeu respecte pour autant profondément les autres logiques. Simplement, leurs conséquences ne correspondent plus à mes valeurs actives. dc; Jeu respecte encore que de l'importance soit donnée aux idées et concepts qui sont subjectivement jugés comme "vrais, sains et justes"... Simplement, ça n'a plus de réalité pour moi ! (c; Ton émotion, ça c'est réel... et ça t'appartient ! (c;
Jeu suis libéré de l'idée que jeu puisse transmettre quoique ce soit à quelqu'un... jeu ne fais que témoigner de mes expériences. Et dans mon expérience actuelle, "je" ne suis qu'un jeu... (c;
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Contribution de Karine - entre les gouttes - Vendredi 18 février 2005 18:37
Salut Laurent,
Ca fait un petit moment que je connais ton site, Laurent, et j'y passe de temps en temps, pour passer du temps justement. Un peu comme je boirais un verre le soir en rentrant du boulot. Un instant de détente quoi.
Je dois dire que je suis d'accord avec Cedric sur l'utilisation excessive de ton "jeu". C'est fou, par ce que comme tu le rapelles, la lecture est un réflexe, un automatisme. Et justement, lorsque tu modifies cet automatisme en y ajoutant des contrariétés, tu déplaces l'équilibre et c'est énervant. :-)
Un peu comme si j'avais un caillou dans ma chaussure, ou si je marchais avec deux chaussures de tailles différentes. J'altère un réflexe et je pense que c'est vrai, que cela soit pour la marche ou la lecture. On ne doit pas penser à la lecture en elle-même lorsque l'on lit mais plutôt à sa signification.
Ainsi je trouve, comme Cedric, que ton procédé ne sert pas ta cause, mais la discrédite.
Voila, bien à toi.
Karine
L'eau est : Heylo Karine... (c; J'ai bien compris ta position et l'avis qui en découle et les respecte. J'ai une solution (parmi une infinité) pour tes contrariétés, une solution qui me respecte aussi : plutôt que me lire, tu pourrais m'écouter parler... Quand jeu parle, jeu pense "jeu" mais ça ne s'entend pas. (c;
Aussi, j'ai simplement une question. Quelle est "ma cause", selon toi ? (c:
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Contribution de cedric - sur une chaise - Samedi 19 mars 2005 11:05
Bonjour l'eau rend,
Voici quelques questions plus précises : Pourquoi ce "jeu" ? Quels fondements à ce "jeu" ? L'utilises-tu uniquement sur ce site-ci ? Ou te contrains-tu à écrire "jeu" au lieu de "je" dans tes mails, tes lettres, tous tes écrits ? Ceci est personnel et je comprendrais si tu ne veux pas répondre mais ca m 'intéresse.
Jusqu'à quel point ce jeu de mot va-t-il te suivre ?
Personnellement ton "jeu" ne me dérange plus. Il hachait ma lecture mais ca n'est plus le cas. J'aimerai donc savoir ce que toi tu en retires ? Car il doit bien y avoir une/des raison/s ?
Il est clair, du reste, que tu écris comme tu le veux. ;-)
Amicalement.
L'eau est : Salut Cédric ! (c; Déjà, tu pourras lire une explication dans le texte « "Je" suis un jeu ! », la première fois où j'ai choisi, donc, de changer l'expression de "moi".
Sinon, tu ne pourras comprendre ma position qu'en cessant de considérer que jeu me "contrains" (sic) à ce "jeu de mot" (re sic). Depuis le temps, il m'est devenu tout naturel d'écrire "jeu" et, pour moi, la contrainte est maintenant de me forcer à écrire "je" comme toi ! (c; Pour te répondre, ainsi j'écris bien "jeu" tout le temps, dans tous mes écrits, dans tous les domaines de ma vie, à l'exception de circonstances rares où jeu pense que mon interlocuteur sera fermé à ceci au point où ça pourrait m'amener à une situation qu'il n'est pas utile de provoquer par rébellion. En gros, c'est face à une administration qui aurait une autorité sur moi... Il n'y en n'a plus beaucoup. (c;
Plusieurs de tes questions m'amusent parce que jeu pourrais te les retourner. Outre le fait que tu n'as pas choisi toi-même comment tu écris "je", tu as pour autant la responsabilité de comment tu l'écris et c'est un choix (même inconscient) également que décrire "je" comme tout le monde ! Alors jusqu'à quel point cette imitation (jeu pourrais dire "soumission" pour ne pas respecter ton point de vue (c; ) va-t-elle te suivre ? Qu'est-ce que tu en retires ? Il doit bien y avoir une raison !? (c:
"Jeu" est un mot de la langue française et il convient parfaitement à la conscience que j'ai de "moi". Ce serait long à détailler. C'est un peu fait dans le texte auquel jeu te renvoie ci-dessus... Rapidement, "je" est un concept, une production de ma pensée seulement, un mot rattaché à de nombreuses croyances plus ou moins conscientes, une abstraction d'une certaine partie de la réalité qui me concerne particulièrement. Mais entre la réalité de "moi" (impensable) et comment jeu pense "moi"... y'a un monde, le notre. (c; Jeu peux très bien ne pas du tout mettre de conscience sur ce qui est pourtant le plus fondamental dans ma vie, "moi", et continuer à vivre "moi" comme 'on' m'y a conditionné. Jeu peux aussi gagner la conscience que jeu ne suis 'rien', alors jeu peux commencer à être 'tout'... tous les jeux que jeu choisis en conscience. Pour être pratiqué réellement (car théoriser sur le sujet, c'est autre chose), ceci demande une conscience active aussi de mes émotions... qui peuvent sinon me donner l'impression sincère que certains de mes vécus intérieurs ne sont pas de ma responsabilité... Mais une fois ceci transcendé... une 'maîtrise' de soi devient largement cohérente avec le fait de choisir un "jeu" chaque fois que c'est approprié (et accessible par ma liberté d'être). Jeu suis un "être humain", pas un "faire humain", pas un "avoir humain", pas un "ressens humain" ! Mon pouvoir est dans mon aptitude à choisir qui jeu suis ! En fait, consciemment ou inconsciemment, c'est la ma seule aptitude : choisir qui jeu suis !
Si j'écris "jeu", c'est très simple ! C'est parce que, concrètement, "je" est un jeu ! Mon ego n'aimait pas du tout l'idée (logique, c'est lui le jeu et il croyait être quelqu'un)... mais que ça lui plaise ou pas, pour moi, c'est un fait !
Pour finir de compléter ma réponse, j'en suis venu à envisager de sortir de la façon normale d'écrire "moi" devant deux comportements différents. Premièrement, tu pourras être attentif à ta propre expression peut-être ou en tout cas à celle d'une majorité de gens (auxquels, bizarrement, tu ne poses peut-être pas la question que tu m'as posée) qui, pour parler de eux, disent "on", "nous" ou même, encore plus drôle, "tu". Ce sont des "façons de parler" comme 'on' dit. Celles-ci, aussi inappropriées et gramaticalement fausses soient-elles, n'accrochent même pas notre conscience, uniquement parce qu'elles sont fréquentes. Car dire "tu" ou "on" ou "nous" à la place de "je" relèverait de l'hôpital psychiatrique si on le prenait à la lettre ! (c; En fait, moins gravement, c'est simplement qu'une majorité de gens témoignent de leurs propres expériences en la généralisant. Ainsi, ça n'est plus "je" qui vit quelque chose, mais "on", "nous", l'humanité... et "tu" probablement. Comme si nous vivions tous la même chose. Tu sais, "On n'aime pas recevoir des critiques !", "Si tu lis ce bouquin, tu adores !". Pour dire "Je n'aime pas recevoir des critiques !" ou "J'ai lu ce bouquin et j'adore !". Bref, écoute. Sois attentif ! Tu relèveras très rapidement ce dont jeu parle. (c; Vas-tu te comporter devant ces curiosités comme devant la mienne ? Si non, pour quelle raison ? Doit bien y avoir une raison ? (c;
Ca m'a donc été utile, à un moment dans ma vie, de cesser de me généraliser, de me vivre comme une machine humaine dont le comportement est prévisible et sans évolution possible pour certains aspects parce que pareil pour tous. C'est un frein énorme à la liberté que cette base de langage qui me reprogramme cognitivement quasiment à chaque phrase prononcée, lorsque jeu perds la conscience de ma manière de témoigner de mes expériences. Ainsi, la plupart des psy et des approches en communication invite à dire "je" quand jeu parle de mes expériences.
Mais voilà qu'un certain Jiddu Krishnamurti, dont j'apprécie beaucoup la conscience, ne dit jamais "je" ! Il considère que ça donne de l'importance à l'illusion du 'moi' et que ça freine ainsi la conscience. Zut ! (c: Il dit et écrit "on" ou "il" ou "nous". Jeu suis en phase avec sa conscience (le fond) mais son expression (la forme) ne me convient pas pour les raisons que jeu viens d'évoquer. Alors j'ai cherché un moyen d'exprimer une conscience similaire à celle de Jiddu Krishnamurti (pour ne parler que de lui mais la plupart disent la même chose) tout en évitant une expression généralisée et généralisante. La solution du "jeu" a été parfaite pour aboutir ce cheminement qui est un peu long et intello à expliquer... mais bon, j'espère avoir répondu à ta demande de façon presque complète. (c;
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Contribution de cedric - sur la même chaise - Dimanche 20 mars 2005 17:12
Bonjour l'eau est,
J'ai lu attentivement les explications au début du texte "décider et choisir" et dans ta réponse. Je t'en remercie.
La forme de mes questions (notamment le 'contrains-tu') était en effet un peu provocatrice. J'ai écrit cela consciemment car je voulais vraiment savoir où tu te situais. Si c'était un "jeu" gratuit ou réfléchi, égotique ou libéré. J'aurais pu être plus "neutre" et par exemple simplement écrire "le "jeu" est-ce une contrainte pour toi ?", mais p-t n'aurais-je pas eu une explication aussi détaillée. ;-) Mais soit, entrons dans le vif du sujet.
J'utilise le "je" conventionnel mais il est réfléchi. Ton exemple d'utiliser autre chose que le "je" est, par ailleurs, intéressant. Mais pour l'instant, cela me semblerait ajouter une contrainte de lecture à l'être humain susceptible de me lire.
Pour le fond, je vois la même chose que toi : le 'je' n'est qu'un jeu. Mais l'utiliser dans la forme du langage écrit ne change rien, à mon sens. On peut écrire "jeu" tout en se prenant au sérieux et en se fabriquant un "soi" bien egocentré. Ca n'est pas ton cas, je le ressens à la lecture de tes explications. Mais le fait d'écrire 'jeu' au lieu de 'je' ne change rien en soi, n'est-ce pas ? Ca n'est pas parce que tu écris "jeu" au lieu de "je" que tu as changé, mais c'est parce que tu as perçu le 'je' comme un jeu que tu écris "jeu" au lieu de 'je'. Ca ne devient donc qu'une anectode de ton écriture, un petit signe vers les autres pour indiquer ce que tu as découvert. (rectifie si jeu (;-)) me trompe).
Autre point : Il n'y a pas qu'à toi que je pose des questions. ;-) . J'observe mes congénères humains. J'ai également observé attentivement des 'on' ou des 'nous' intempestifs. Du chef de ma soeur par exemple. Je lui pointe alors parfois du doigt sa façon de dire 'on' ou 'nous' au lieu de 'je' mais elle prend cela pour une agression personnelle. ;-) J'en viens plus généralement à me demander si signaler à quelqu'un ce dont il n'a pas conscience est réellement utile. Si cela a réellement une influence.
J'ai personnellement également beaucoup apprécié la conscience de Jiddu Krishnamurti. J'ai lu une quinzaine d'ouvrages, certains de lui, d'autres groupant ses causeries, d'autres sur lui. C'est d'ailleurs grâce à toi et un de tes messages que je l'ai découvert ;-) . J'avais d'ailleurs envoyé un message à l'époque pour t'en remercier. J'ai écrit : "ai apprécié" car ces ouvrages ont été une résonance mais aucunement une construction. Jeu n'ai ni maître ni dieu. Ni désir de ressembler ou d'accéder. Jeu suis. Dans la foulée je m'étais également intéressé à U.G krishnamurti, tu connais ? Tout aussi pertinent et lucide bien que différent dans la forme prise et l'action entreprise.
Et K. n'utilise en effet pas le 'je' mais plutôt le 'il' 'on' 'nous'.
Mais je dis ceci : Pourquoi changer la façon, la forme du parler ou de l'écriture ? Le 'je' peut continuer à s'écrire 'je', ça n'est pas l'important. Ca n'est pas parce que j'écris : 'je' que l'ego se construit. La conscience se place sur un autre plan.
Mais pourtant une question se pose dans la relation à autrui. Comment parler ? Et c'est là que je comprends ta propre démarche. Pourquoi pas "jeu". Personnellement, je perçois cela comme un frein dans l'échange surtout dans un premier contact. Et sans cesse expliquer pourquoi "jeu" ou "i" ou "perso" ou "moi" ou "fruit" ou "jouet" ou "cactus" au lieu de "je" à des gars trop curieux, pourrait être une perte de temps... ;-). Bien entendu le fond reste important : expliquer que le 'je' est un jeu, une illusion. Quant à la forme à utiliser, elle ne concerne que celui qui s'exprime. Tu es en effet totalement maître de la forme et du fond de tes propos. Et tout le monde est libre de lire ou non les messages, les textes, les livres de qui que ce soit. Voilà ce que je vois personnellement.
Par contre, j'ai une autre question !! :-) "L'eau rend" je comprends, mais pourquoi "L'eau est" ?
Amicalement :-)
Tout ce que tu voudras (de toute manière c'est ce que 'tu' fais) : Bonjour cédric ! (c; Pour commencer jeu rectifie, mais pas parce que tu te 'trompes' - il est impossible que tu te 'trompes' (et, en même temps, tu te 'trompes' forcément) - jeu rectifie parce que simplement tes propos concernent un comportement qui vient de moi et, s'il ne changeait rien en soi, et bien jeu ne l'aurais pas mis en place ! C'est "ce qui est" quoique tu en dises ! Et tu as raison de dire le contraire et d'en déduire diverses idées ! (c;
Il me semble que nos positionnements fondamentaux, vis à vis de l'extérieur de nos corps, sont différents. Tu souhaites une raison pour décider de faire différent et moi jeu souhaite une raison pour choisir de faire pareil. A défaut, jeu fais comme ça m'amuse ! Et les arguments qui impliquent les vécus intérieurs des autres ne me concernent pas (sauf s'ils demandent mon aide) ; c'est leur responsabilité ! Jeu ne suis pas leur sauveur, jeu n'ai rien à leur apprendre. Ce ne sont pas de fragiles oiseaux que jeu me devrais de ménager ou protéger ! Ils sont mes égaux. Tous ! Jeu ne souhaite pas que mes comportements soient pilotés par les vécus intérieurs des autres. Le monde, sacro saint coupable ou bourreau, est tiré vers 'le bas' à ce jeu là, selon mon humble avis ! C'est ni bien, ni mal, c'est ainsi ! (c;
Pour les explications que j'aurais à fournir sur mes significations autour de mon vocabulaire, c'est le cas quelque soit le mot que j'utilise et quelque soit le thème exprimé ! (c: Les mots s'incarnent dans l'esprit de chacun différemment. Les non ou mal-communications viennent, en majeure partie, du fait de croire qu'il existe des mots sur lesquels deux êtres humains s'entendraient parfaitement ! (c: Donc jeu suis de ton avis, mais jeu l'ai poussé beaucoup plus loin... Ainsi, si j'écrivais "je", cette situation, que tu crois pouvoir éviter, existerait de toute manière ! Peut-être (très probablement même et c'est le coeur de mon choix) que la conscience de cette situation serait différente ou inexistante, mais la situation, elle, existerait ! Cette situation est intrinsèque au langage ! Sans compter que c'est une expérience utile que de ne pas éviter cette situation ! Jeu respecte qu'on veuille la fuire, mais comprends que jeu veux plonger dedans ! (c;
Aussi, non jeu n'ai pas lu d'écrits de U.G Krishnamurti dont j'entends parler pour la première fois.
Enfin, "L'eau est.." parce que Lohey est un pseudo... A moins que "Lohey" est un pseudo parce que "L'eau est..." ! (c; De toute manière, jeu ne suis ni Laurent, ni Lohey, ni "L'eau rend", ni "L'eau est"... Ce ne sont que des mots ! Jeu suis un jeu (et le contraire) ! (c; Pourquoi ne pas jouer à "L'eau est" ?
Amitié
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Contribution de cedric - sur la lune - Mardi 22 mars 2005 17:22
Bonjour odrzkepslek, (j'avais envie ;-) )
C'est avec plaisir et curiosité que j'ai lu tes mots. Je ressens comme une impulsion intérieure de poursuivre notre échange.
Si le fait d'écrire "jeu" change quelque chose pour toi car-sinon-tu-ne-le-ferais-pas est un fait, alors je m'incline. Donc tu l'utilises car cela change quelque chose. Soit. Je comprends. (comme quoi le langage et les mots permettent aux différents êtres humains de se comprendre).
Pour préciser un autre point et apporter une nuance : Non, je ne souhaites pas "une raison pour décider de faire différent"; simplement : je ne souhaite pas faire différent. C'est une nuance importante. En l'occurence ici, je lis quelqu'un qui fait différent; je souhaite simplement savoir pourquoi, d'où ma curiosité et mes questions à ton égard. ;-)
J'ai une autre question pour toi : Pourquoi veux-tu une raison "pour faire pareil" ? Cela te pose-t-il problème que quelqu'un d'autre face comme toi ? Si maintenant, tout le monde écrivait "jeu", déciderais-tu alors d'écrire : "je" ???? C'est exactement la même logique. Evidemment tu peux me répondre : "je m'amuse et je fais ce que je veux", j'essaie simplement d'un peu creuser ayant le sentiment qu'il y a peut-être quelque chose à creuser.
Que les autres n'aient pas à t'influencer est tout à fait sain. Et je partage tes propos. Mais voici ma position : ca n'est pas "les autres", le "monde", la "planète entière", les "américains", "georges bush et ben laden réunis" qui m'obligent à écrire 'je'. Je ne me sens en rien oppressé.
Et dans ta logique, et dans ma dernière phrase, pourquoi ne pas changer : "ne" "me" "sens" "en" "rien" "oppressé" par d'autres mots ? Et partant, inventer une nouvelle langue que ne pourront comprendre que toi et les quelques initiés que tu daigneras informer. ;-) Je te donne même quelques idées :
Remplacer "tu" par : "tues" (en référence au "tu qui tues", dans la même veine que le "je est un jeu")
Remplacer "il" par : "île" (car le 'il' est un jeu sur un territoire défini un peu comme une île)
Remplacer "nous" par "noue" (car jeu noue des liens avec des autres jeu et cela forme un 'nous') ... Je dis tout cela sur un ton amusé avec du recul et d'une façon bienveillante. ;-)
Mais également de façon pertinente il me semble. En effet, donne moi une raison de ne pas utiliser "île" au lieu de "il" ? La seule raison pourrait être que ce jeu de mot ne t'amuse pas, n'est-ce pas ? Alors voici une question : t'amuse-t-il ?
Quand à ton dernier raisonnement : Oui en effet, il faut comprendre les mots comme l'autre les comprend pour se comprendre, et c'est difficile. Tout à fait. Mais raison de plus pour ne pas ajouter difficultés et autres termes demandant explications. Il en existe déjà assez ainsi.
Loin de moi l'idée de fuir cette situation et ce fait : la communication est difficile.
Mais je te comprends tout à fait que tu veuilles mettre les difficultés intrinsèque au langage en avant, en relief. Comme si tu prevenais le lecteur en disant : "attention, ceci est le langage, ça ne sont que des mots, l'utilisation du "jeu" n'est qu'une piqûre de rappel, n'oubliez pas que ce ne sont que des mots !" Je comprends et respecte cela.
C'était kdjfkjflsijei en direct de la lune. Amitiés ;-)
odrzkepslek : Et bien contrairement à ce que tu annonces au début, jeu ne constate pas que tu aies compris la raison pour laquelle j'écris "jeu", pourtant clairement exprimée. Tu en cherches une autre, il n'y en a pas d'autre ! En fait, tu sembles rester sur ta toute première interprétation que c'est par jeu de mot (au vu de tes propositions sans aucune autre pertinence qu'une homonymie). Jeu t'invite à relire attentivement notre échange. Il contient déjà les réponses à tes questions (même si tu inventes tes propres réponses). (c;
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