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La nouvelle est ici : être humain !

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Te voici sur la page 3 de la partie "Toi". Tu peux aller sur la page 1 ou la page 2.

Ces pages resteront telles quelles. J'enlève la possibilité d'ajouter de nouveaux messages ici au bénéfice du nouveau site, plus dynamique, plus riche et qui, jeu le souhaite, invitera à construire ensemble un réseau d'humains désireux de changer le monde, en procédant par le développement vers Soi... dc;

 
     


     
 
  • Contribution de Môt Bikié - CAMEROUN - Mercredi 17 décembre 2003 13:59

    A Toi, Etre humain :

    • qui souffre de l'abandon...
    • que les ourangans et les tempêtes de la vie tentent de faire plier la fière silhouette,
    • dont toutes les questions demeurées sans réponse tambourinent dans la tête, dans la solitude de tes nuits,
    Je voudrais te dire :
    • ne succombe pas à l'autoflagellation,
    « Il faut, surtout quand tout semble abandonné, oser croire à la vie. »

 
     
     
 
  • Contribution de Mathias - Lundi 8 décembre 2003 15:11

    Dans la rubrique "Toi", je parle de moi mais en fait je parle de toi... C'est pareil car cette phrase de toi je la fais mienne puisque je la trouve simplement magnifique. Extrait des "Pensées" :
    4 novembre 2003 - Au réveil...
    « En moi, le changement ne prend aucun temps ! Ce qui prend du temps, c'est de ne pas changer ! »

    clap clap clap
    Mathias

L'Eau Rend : Re Mathias ! (c; "Prendre le temps..." ou "Lâcher prise !", oui, c'est toute une histoire ça. dc:

 
     
     
 
  • Contribution de - ...fatigué mais toujours amoureux... - Dimanche 07 décembre 2003 21:03

    Dis, te souviens tu !

    Te souviens-tu des soirs de belles étoiles,
    A l'aube de notre amour,
    Quand la lune berçait nos ébats ?

    Te souviens tu de ces frissons,
    Que nos corps partageaient,
    Quand nos cœurs se touchaient ?

    Te souviens-tu de notre baptême,
    Poussé par l'envie de nos instincts,
    Quand ce fut, le trop plein, dans nos gênes ?

    Te souviens-tu de cet endroit,
    Ce coin de terre au fond du pré,
    Où le ruisseau se promenait ?

    Douce soirée de nos dix-huit printemps,
    je me souviens même, qu'on lui donna un enfant.

    @ P.I , y'a longtemps... hier est si vite passé.

L'Eau Rend : Ca donne envie... Je me souviens presque, dis donc. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de - Samedi 6 décembre 2003 21:08

    J'ai lu votre petit apologue sur le thème du petit Prince. Hélas, dès le départ, je n'ai pas compris ce qu'est une émotive. C'est une fleur ou un être humain ? Toute la suite du texte m'a paru vaguement compréhensible. Je ne cherche pas à tout prix à comprendre, je peux me contenter d'une approximation. Je verse au dossier de ma misère intellectuelle l'énonçé d'Angelus Silésius : « La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu'elle fleurit, elle ne prête pas attention à elle-même, elle ne se demande pas si on la voit ».

L'Eau Rend : Bonjour le Pélerin chérubinique. (c; Je vais t'inviter exactement à ce à quoi l'émotive invite le petit prince : plutôt que penser ce texte, sois avec lui. Si tu le penses comme un « petit apologue » alors c'est ce qu'il sera... pour toi... En passant, je souris à la logique implacable qu'il te soit un récit moral vaguement compréhensible puisque, précisément, je l'ai écrit dans un contexte amoral. Ainsi, dans un contexte moral, ce que tu écris à son sujet est juste. Je n'ai rien à ajouter, rien à justifier. Change de contexte, et ce texte te sera différent. Change encore et il te sera encore différent... Ce texte n'est pas ce que tu en perçois de toute façon. N'est-ce pas ? Dans tous les cas, c'est bien toi qui perçois, ça n'est pas le texte. N'est-ce pas ? Un être humain peut être quelque chose, mais, un texte, comment le pourrait-il !? Penses-tu que tout ce que tu qualifies, étiquettes autour de toi parle d'autre chose que toi-même ?
Si tu perçois avec la pensée seulement, alors tu ne fais que revisiter ta mémoire. Si tu perçois avec qui tu es, en entier, alors tu peux commencer à découvrir, à apprendre, à enseigner... Je trouve, qu'en face de l'être en entier, l'intellect est toujours misérable. Alors sois avec le texte, puis avec toutes les citations, puis avec tous les textes, puis avec tout ce qui t'entoure, je te le souhaite... Si une simple rose sait être sans "pourquoi" et fleurir parce qu'elle fleurit, un être humain doit aussi pouvoir être sans "pourquoi" et être parce qu'il est. (c; Aussi, merci pour le mot "apologue", tu me l'as appris. (c;
Tu l'as compris, tout ce que je viens de te répondre ne parle que de moi ! Il est impossible que j'ai tort parce qu'il est impossible que j'ai raison. Par contre, il est possible que "tu" aimes "je"... ou pas. Ainsi à chaque fois que je communique, je ne fais que me donner une occasion d'exister. Je ne fais que donner à ceux qui en sont témoins directs ou indirects une occasion d'exister aussi. C'est tout ce qui a de la valeur pour moi. Tout ça. (c:

 
     
     
 
  • Contribution de - à Montreuil (France) - Samedi 6 décembre 2003 00:43

    Bonjour ou bonsoir, c'est en lisant « L'Ile des Gauchers » que je découvre ce site. Deux belles rencontres.
    Je remercie ici Alexandre Jardin pour le bonheur procuré, l'intelligence de ses mots et sa profonde humanité.
    Les livres m'enrichissent chaque fois un peu plus. Derrière eux, des hommes et des femmes. Bref, des êtres humains. La réussite sociale, pour moi, relève de qui nous sommes plutôt que du métier pratiqué ou du montant de son compte en banque (s'il n'est pas dans le rouge, tant mieux cela dit). Je ne veux pas me tromper et “travaille” du mieux possible dans ce sens. C'est parfois douloureux et tortueux, mais ô combien beau et riche au bout du compte. Chaque vraie rencontre, littéraire ou humaine, m'humanise davantage.
    En toute conscience des réalités politiques et économiques, bref du monde dans lequel nous vivons, je crois en la force de l'Amour (dans son sens le plus large). En ce qui me concerne, j'espère le magnifier et le cultiver le plus longtemps possible. Jusqu'au bout de ma vie. Savoir que nous sommes nombreux à y croire et œuvrer pour cela me réchauffe le cœur.
    A toutes et tous, à bientôt de vous lire.

L'Eau Rend : Hello Clô-Dinh ! (c; Merci pour ton message qui me donne envie d'évoquer ce livre, même si je n'ai fait que le parcourir brièvement : « L'émergence des Créatifs Culturels » de Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson, éditions Yves Michel, 2001. Suivez le lien pour une présentation du bouquin.
Selon cette vaste enquête, 'nous' sommes étonnement nombreux et, puisque chacun œuvrant sur soi en premier lieu, dans l'ignorance que nous sommes en train de changer effectivement le monde, sans dogme (ni politique, ni culturel, ni religieux, ni spirituel, ni économique, ni scientifique), sans organisation, sans représentation... avec ouverture, solidarité et liberté... bref, avec amour. (c: Je viens de poser un nouveau texte à ce propos sur le site.

 
     
     
 
  • Contribution de - partout - Mardi 25 novembre 2003 21:42

    Je t'aime car
    je te déteste
    je te souris
    je t'espère
    je te hais
    je te crois
    je t'envie
    je te pleure
    je te pense
    je t'engueule
    je t...
    Toi, être-vivant.

 
     
     
 
  • Contribution de elle - Lundi 17 novembre 2003 22:50

    Je suis une algue,
    Perdue sur l'immensité de la mer,
    Ballottée au gré des marées,
    Qui ne trouve pas sa plage.

    Je suis une herbe folle,
    Cachée au milieu d'un espace de verdure,
    Qui plie, qui ploie,
    Sous les assauts du vent.

    Je suis une fleur
    Modeste, fragile, sans intérêt,
    Dont le parfum n'attire pas,
    De celles que l'on ne cueille pas.

    Je suis une pierre sans couleur,
    Un petit galet gris comme une souris,
    Dans lequel, on shoote,
    Que personne ne ramasse en bord de grève.

    Je suis un coquelicot,
    Dont les pétales rouges,
    Touchent un instant,
    Mais jamais pour longtemps.

    Je suis un parfum,
    Qui ne reste pas dans le sillage,
    De ceux qui ne marquent pas,
    Dont le souvenir s'efface dans l'instant

    Je suis un vieux papier,
    Oublié au fond d'une poche,
    Un numéro de téléphone,
    Que l'on ne fait pas sonner.

    Je suis une carte postale,
    Dont le timbre s'est décollé,
    Que l'on utilise comme marque page,
    Dont l'image est dépassée.

    Je suis un être de solitude,
    Noyé au milieu de la multitude,
    Qui entendra ce cri, cet appel ?

    Qui saura comprendre ce que je ne dis pas !

    Ciò che seguo.

    Sono un'alga,
    Persa sull'immensità del mare,
    Sballottata al gradimento delle mare,
    Chi non trova la sua spiaggia.

    Sono un'erba pazza,
    Nascosta nel mezzo di un spazio di verde,
    Chi piega chi piego,
    Sotto gli assalti del vento.

    Sono un fiore,
    Modesto, fragile, senza interesse, non piacevole a guardare,
    Di cui il profumo non attira,
    Di quella che il non si coglie.

    Sono una pietra senza colore,
    Un piccolo ciottolo grigio come un topo,
    In che, tira in porta,
    Che nessuno rema in bordo di sciopero.

    Sono un papavero,
    Di cui i petali rossi,
    Tasto un istante,
    Ma mai per molto tempo.

    Sono un profumo,
    Chi non resta nella scia,
    Di quelli che non segna,
    Di cui il ricordo si cancella nell'istante

    Sono una vecchia carta,
    Dimenticato in fondo ad una tasca,
    Un numero di telefono,
    Che il non si fa suonare.

    Sono una cartolina,
    Di cui il bollo si è scollato,
    Che si utilizza come marca pagina,
    Di cui l'immagine è superata.

    Annegato nel mezzo della moltitudine,
    Chi sentirà questo grido, questo appel ?
    Chi saprà comprendere ciò che non dico !

    RR.30.10.2003

L'Eau Rend :

Les mains qui se tendent,
chaque instant,
font l'infinité des gouttes des océans.
Entre deux questions, je peux choisir :
"Qui tend la main ?" ou "Qui prend les mains tendues ?"

Les oreilles qui écoutent,
chaque moment,
font l'infinité des airs de l'atmosphère
Entre deux questions, je peux choisir :
"Qui écoute ?" ou "Qui parle ?"

Les cœurs qui aiment,
chaque présent,
font l'infinité des êtres de l'humanité.
Entre deux questions, je peux choisir :
"Qui aime ?" ou "Qui est aimé ?"

Au sujet de ce portrait, elle, j'ai la chance de te connaître un petit peu et tous ces "je suis" que tu écris ne sont qu'une petite partie de tous les "tu es" que je regarde.
Si je me la joue et que je ne montre que les côtés positifs de ma personne, pour séduire, je manque à être honnête. Si je me la joue et que je ne montre que les côtés négatifs de ma personne, pour séduire, je manque à être honnête tout également.
Je t'invite tendrement à évaluer la pertinence de présenter un tableau profondément sombre tout en demandant de le regarder comme un soleil. Faisant ceci, t'es-t-il possible de recevoir autre chose que de la pitié ? De tout mon cœur, je te souhaite de ne jamais recevoir ce que tu demandes implicitement là... *c:
De tout mon cœur, je te souhaite de savoir regarder, non plus ta dualité, dans l'illusion qu'une partie de toi est plus souhaitable qu'une autre (pour toi ou les autres), mais bien de savoir regarder comment construire avec qui tu es, en entier.
Amitié...

  • Réponse de elle - Vendredi 21 novembre 2003 00:07

    Juste humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine,
    Je prends les mots de la peine,
    Pour en extraire le jus,
    Pour que d'autres ne pleurent plus.

    Juste Humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine,
    Des trois mots que tu me donnes,
    Je les marie, les traite en colonne.

    Juste Humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine,
    L'écriture pourrait devenir ma vie,
    Si seulement j'avais moins de souci.

    Juste Humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine,
    Comprendre ce que l'on me dit,
    Pour l'écrire la nuit.

    Juste Humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine,
    Pourtant, moi aussi, j'ai mes peines,
    Mes poches en sont pleines.

    Juste Humaine,
    C'est ce que je suis, Humaine.

    RR.18.11.2003

L'Eau Rend : Humain, nous le sommes tous ici. Merci beaucoup d'avoir pris la liberté d'exprimer sur cette page ce que tu ressens et comme tu le ressens. Je prends la même liberté. (c;
Le même humain sait interpréter différemment la même situation. Changer sa conscience est propre à l'humain. Pour le même humain, certaines consciences d'une réalité sont aidantes, certaines autres ne le sont pas. Mon humanité te montre des portes et respecte fondamentalement ce que tu feras ou ne feras pas avec ces portes. *c;

Juste Humain,
C'est ce que je suis, Humain,
Alors je ne suis pas les peines,
Donc je ne suis pas les souffrances,
Ainsi je ne suis pas les détresses,

Humain,
C'est tout ce que je suis, Humain
Je ne suis rien d'autre !

  • Participation de - france - Lundi 24 novembre 2003 16:23

    Quand j'étais petite, j'adorais cette phrase : « on ne naît pas homme, on le devient ». C'est par rapport aux écrits sur l'humain (déf et tout). Et je l'aime toujours bien cette phrase...

 
     
     
 
  • Contribution anonyme - Mardi 18 novembre 2003 23:25

    Définition très précise d'un être humain ?

L'Eau Rend : J'ai reçu cette demande en confidentiel mais sans adresse pour pouvoir y répondre. Alors je réponds ici. (c:
Pour moi, la définition du terme "être humain" est la suivante : « individu de l'espèce humaine ». Et c'est tout !
A mon sens, tout ce que l'on peut ajouter d'autre comme qualificatifs ou valeurs au terme "être humain" ne représentent qu'une abstraction de l'esprit. Ce peut être une image fantasmée, un concept, une croyance, une morale, mais ça n'est pas une réalité ! Un être humain n'existe qu'incarné dans un corps ! Tout ce que l'on dit de l'être humain en général cesse d'être la réalité humaine. Par définition, ça n'est qu'une généralisation abstraite, irréelle. Cette nominalisation peut être utile à la pensée, mais jamais utile au vécu relationnel. Il n'existe pas un concept générique de l'être humain, il existe des êtres humains, tous différents et spécifiques ! C'est précisément pour cette raison que ce site commence ainsi : « Pour être clair, en tant qu'un des êtres humains, je ne parle ici que d'être moi-même. » (c;

 
     
     
 
  • Contribution de Amie - Mardi 18 novembre 2003 01:56

    « Mon fils, c'est toutes les peines du monde qui viennent se noyer là-dedans. Fais en sorte de ne jamais y tomber. Ma pauvreté suffit à te nourrir la panse, mais je ne peux te nourrir l'esprit. Alors regarde bien les bouches d'égouts et comprends que c'est la face cachée de notre monde. Comprends que, pour en parler, tu n'as pas besoin d'y descendre. Mais sache que si un jour tu dois y descendre, alors il te faudra aussi y survivre... Et surtout, dans la vie, réfléchis bien avant de juger. »

    Alors son amie lui a écrit un poème avec les mots de son papa. Son papa, dans son infinie sagesse, lui répétait toujours ces mots :

    Mon fils, tu sais les bouches d'égouts,
    C'est toutes les peines du monde qui coulent,
    Elles viennent se noyer là-dedans;

    Je n'ai pas beaucoup d'argent,
    Ma richesse c'est l'amour que je vous porte,
    Je n'ai pas reçu beaucoup d'instruction,
    Je ne peux pas te nourrir l'esprit;

    Alors, regarde bien les bouches d'égouts,
    Elles sont la face cachée du Monde,
    Tu marches dessus, tu es du bon côté,
    Tu la portes, tu es du mauvais côté;

    Je t'apprends à rester du bon côté,
    Si un jour, tu dois y descendre,
    Et en porter une,
    Tu seras seul,
    Alors, il te faudra apprendre à y survivre;

    Regarde mes mains, usées, caleuses,
    Elles t'ont nourries, elles te permettent d'aller à l'école,
    Regarde les mains de ta mère, abimées, mais douces,
    Elles t'ont cajolées, caressées,
    Nous n'avons pas honte de toi,
    N'ai pas honte de nous;

    Regarde l'Autre pour ce qu'il est,
    Comme toi, un être humain,
    Ecoute ce que te dis l'homme que je suis,
    Réfléchis toujours avant de juger,
    Ce qui n'est pas comme toi,
    N'est seulement pas comme toi,
    Mais il pourrait être toi,
    dans sa différence, il est un Etre Humain.

    RR.18.11.2003

    Père ne lira jamais cela. Je le mettrai dans son cerceuil. Avant, je le rendrai public lors de la cérémonie... Puis cela partira en fumée... Loin des égouts, vers le ciel et je le récupèrerai dans une urne... Lui s'est toujours battu pour que les urnes parlent...
    Je vous serre très fort.

    @P.I, 314116, Peu.Importe, Poco.importa, Antoine

 
     
     
 
  • Contribution de giusi - Lundi 17 novembre 2003 23:32

    Bonjour, j'ai rencontré une charmante demoiselle. J'aimerais partager avec elle les rêves de Gauchers. Le problème c'est qu'elle ne parle pas un mot de français. Existe-il une traduction en espagnol ? Est-ce que quelqu'un peut m'aider dans mes recherches ?

L'Eau Rend : Hello Giusi ! Qu'est-ce que tu veux dire précisément par "rêves de Gauchers" ? (c:

 
     
     
 
  • Contribution de - attiré... par les forces de vivre - Dimanche 16 novembre 2003 21:37

    Petit bout entre nous,
    Petit Lucas

    Il est souvent dans ses rêves;
    Je lis follement ses songes,
    Il me nomme chef d'équipage,
    Me trimbale dans tous ses bagages

    Qu'il est bien, dans son monde !

    Il se joue de moi, dans son globe,
    Il pense à moi dans sa sphère,
    Compte sur moi, pour tout faire.
    Et me dit, sans s'en faire,

    Que Je suis bien, tout son monde !

    Elle est partout dans son cœur,
    Qu'il fait grimper de bonheur,
    Se pend à ses ailes, en saisi l'ampleur.
    Et lui dit, toujours son malheur,

    Quand elle ne vit plus, pour son monde !

    Petit bout entre nous, de nous.

    @P.I-11.2003

L'Eau Rend : Merci. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de môt bikié - au Cameroun - Mercredi 5 novembre 2003 07:08

    Bonjour Laurent, c'est dans l'espoir de trouver des paroles réconfortantes pour mon cœur en peine que j'ai décidé de rechercher des extraits de « FANFAN » de Alexandre JARDIN (lu en 1997), et je tombe sur "ta mine d'or". Le temps ne m'a pas encore permis de parcourir l'ensemble du site.
    Toutefois, peux-tu brièvement m'expliquer ce que c'est que le "KRISHNAMURTI" découvert dans la participation de Florence ? Je tiens à reprendre le contrôle de ma personne.
    Meilleurs sentiments. A+

L'eau rend : Salut et bienvenue ! (c; Alors, très simplement, Jiddu Krishnamurti est un homme, né en Inde en 1895 et mort en 1986. Il a voyagé partout dans le monde pour faire des conférences et écrire des livres sur sa façon de voir et vivre la vie. Il ne fait partie d'aucun mouvement religieux ou autre, ainsi ses pensées ne représentent que lui-même. Son témoignage est, entre autre, une réaliste invitation à la liberté individuelle. Gagner la liberté et l'émancipation de tout dogme, convention, norme, tradition, religion... ceci dans le respect de tout dogme, convention, norme, tradition, religion. (c: C'est mon interprétation de ce que j'ai lu de lui.
Voilà pour te répondre, car ce site, lui, ne représente que les miennes de pensées. Jiddu Krishnamurti est un des êtres humains qui les a nourries.
N'hésite pas si tu as d'autres questions, demandes, témoignages, réponses... Tout ce que tu seras est utile ici... (c;
Est-ce que môt bikié a une signification dans ta langue ? Je crois que les prénoms africains signifient toujours quelque chose de précis...

  • Réponse de Môt Bikié - au CAMEROUN - Vendredi 7 novembre 2003 12:21

    Merci pour Krishnamurti, j'ai retrouvé quelques sites sur ses enseignements, j'y reviendrai.
    Dans l'ethnie Beti du Sud CAMEROUN, "Môt Bikié" signifie "Homme de fer". Le métal fer étant le symbole de la force dans la tradition Beti, ce prénom est donné aux enfants pour lesquels on souhaite que la force mentale sous-tende les actes de la vie future. (c; Mais depuis peu, la rouille attaque énormément mon "FER". Je ne parviens pas à me défaire d'une liaison qui me pèse énormément en termes d'insatisfaction et de frustrations, du fait des traditions ancestrales qui ne respectent pas la dignité humaine... J'ai parfois recherché des voies médianes ; mais il y a une limite à l'inacceptable... (c; Je dis non ! la femme africaine n'est pas à vendre ! La dot n'est pas un commerce !
    Dommage ! Ma volonté de détachement devient quasi inopérante...
    Suis-je irrémédiablement condamné, comme SISYPHE, à ne jamais rouler ma pierre jusqu'au sommet de la montagne ? Ou alors, marqué au fer rouge par la passion et l'émotion qui m'embrigaderaient ? Comme l'a dit Leopold SEDAR SENGHOR : « la raison est Hélène et l'émotion Nègre... » A+

L'Eau Rend : Hello Môt Bikié ! (c; J'aime beaucoup ton message car il contient tout en lui-même ! (c: Tu dis que tu rouilles et que tu veux "défaire une liaison". Comment pourrait-il en être autrement ? Dé-FER, c'est bien rouiller ! N'as-tu pas à faire plutôt qu'à défaire ? Ces deux logiques sont très différentes ; l'une est destructrice, l'autre constructrice. Je t'encourage à aller vers ce que tu veux construire plutôt que te focaliser sur ce que tu veux détruire. Sinon tu rouilles, je ne pourrais pas mieux dire.
Et avec un prénom pareil, il me semble évident que ton épanouissement sera dans le "faire", homme de faire. Tu exprimes ce que l'on a souhaité pour toi à travers ton prénom, puis tu exprimes ta volonté de détachement de ces traditions ! Regarde combien tu continues pourtant sur la voie que l'on a tracé pour toi, au lieu de tracer la tienne. Car tu dis que ta volonté est inopérante. Toutes les volontés sont inopérantes ! La volonté, c'est le mental, c'est ce qu'on a voulu à ta place comme fondement de tes actes. La pensée est un très inefficace fondement de l'action, sais-tu. Te nourris-tu avec la volonté de manger ? Avances-tu avec la volonté de marcher ? Ou te faut-il directement manger et marcher ? "Vouloir" et "faire" sont deux espaces de l'être humain bien séparés et ils ne concordent que par chance. Seule la pensée donne l'illusion qu'ils se superposent. Faire... Faire... semble ton chemin, homme de faire. (c; Et "faire", c'est cesser de vouloir ! N'est-ce pas ?
Au fait, je suis content de te rencontrer. Je suis l'Eau et LER (L'Eau Rend), c'est intéressant pour moi de croiser le Fer... sans violence. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de elle - Samedi 25 octobre 2003 20:50

    tes mots, ma peau;
    Ta peau, mes mots;
    épiderme en sommeil,
    source en mal d'éveil,
    déficit en @mail,
    chimères de mes éveils
    besoin que tu appelles,

    Mes mots, ta peau
    ma peau, tes mots,
    brûlures sans soleil
    fantasmes qui attisent
    sens sans oripeaux
    parfum d'éternel.
    partage de 7ème ciel

    tes mots, ma peau,
    ta peau, mes mots,
    source qui coule à flots,
    fontaine en éveil,
    mélange de nos eaux,
    sensation et frisson,
    fruits nommés désirs

    Mes mots, ta peau
    ma peau, tes mots,
    attente de plaisirs,
    entendre tes soupirs,
    t'aimer et te nourrir,
    dans tes bras m'évanouir,
    puis renaître dans un sourire.

    Tes mots, ma peau,
    mes mots, ta peau,
    doux instants que nous partageons,

    RR.20.09.2003

 
     
     
 
  • Contribution de TotoLaripette - par hasard - Jeudi 23 octobre 2003 17:24

    Je suis chez moi, je suis arrivé
    Il n'y a qu'ici et maintenant
    Bien solide, je suis libre,
    Je prends refuge en moi-même.

L'eau rend : Yes ! (c;

 
     
     
 
  • Contribution de cedric - belgique - Lundi 06 octobre 2003 23:10

    Salut laurent ! J'ai découvert krishnamurti grâce à toi et j'avais simplement envie de te remercier pour cela. L'extrait, que tu as joint à une réponse à un message, m'a donné envie de lire plus de Krikri ! Et en lisant ce que j'ai pu découvrir de ses écrits (sur le net pour l'instant), j'me suis senti en accord avec tout ce que j'ai pu comprendre de ses réflexions, pensées, idées, mots... notamment à propos de ce qu'il appelle méditation. Je ressens ce qu'il exprime quand moi-même je médite. Et ça fait du bien, de lire ce qu'un autre être humain a ressenti, vécu dans son existence et de s'en sentir aussi proche. Alors Merci ! ;-)
    cedric

Laurent : Bienvenue Cédric ! (c;

  • Participation de - Mercredi 15 octobre 2003 10:59

    En vraie curieuse, je me suis balladée sur le net pour trouver quelques infos sur "ce" krishnamurti. Pour le peu que j'ai pu trouver, je dois dire que ses pensées et son approche de la vie et des gens ouvrent à la réflexion. En même temps, cette sérénité, ce détachement, me fait parfois monter la tension : 1) parce que je n'y arrive pas et 2) parceque je me demande aussi s'il n'y a pas là-dedans une résignation ou un fatalisme... Finalement, la sagesse absolue serait-elle un détachement de tout et même de soi, mais pour aller vers quoi !? Ceci dit, je suis subjuguée par le fait qu'effectivement dans la plupart de notre relation aux autres et surtout dans les difficultés, là où on, enfin moi, j'aurais tendance à reprocher à l'autre, c'est plutôt vers soi qu'il faut se tourner. Comme le dit ce KriKri, (c: à demander et à attendre de l'autre les clés de notre prison, on oublie de les chercher dans notre poche... Ca c'est pour moi une révélation et ça a changé ma façon d'appréhender la vie, même si dans la pratique ce n'est pas tout à fait du "sans faute". Mais dans l'esprit et dans l'énergie, cette idée m'a ouvert une nouvelle porte ! Ceci dit, j'approfondirais bien le sujet : y a-t-il un ouvrage que vous pourriez me conseiller ? Merci et bonne journée.

L'eau rend : Merci "vraie curieuse" pour ta curiosité ! (c; Sur le sujet du détachement, je veux écrire ceci : Enfermé dans la prison de la dualité, je ne peux considérer que deux choses : attachement ou détachement. Un choix pas bien fameux. Si je ne suis pas attaché à un individu, à une situation, alors en suis-je détaché ? Soit dépendant, lié, soit insensible, passif, sans considération ?
A mon sens, il est essentiel de voir quelque chose de pourtant très simple : Que ce soit moi qui aie les clefs ou que ce soit l'autre, il y a une chose qui ne change pas : je suis en prison ou, au moins, il y a une prison, dans laquelle, parfois, je constate être enfermé (même si j'ai pris les clefs et que je sais ouvrir à chaque fois que ça m'arrive).
Qu'advient-il lorsqu'il n'y a plus de clef à chercher et donc plus de prison ? Y a-t-il un autre espace-temps que la dualité : noir ou blanc, ying ou yang, bien ou mal (chacun contenant inévitablement l'autre) ? Aussi donc, détachement ou attachement ? Est-ce vraiment le seul choix ?
Ma vie répond que cet autre espace-temps est Être. Être est l'infinité des autres "possibles" hors de ces prisons (qui représentent toutes la même). Être est tout ce que je peux être d'autre que attaché ou détaché ! Plutôt que laisser la penser analyser une sagesse que je n'incarne pas encore toujours, j'invite à regarder, simplement regarder ce qu'il se passe lorsque je suis cette sagesse. Lorsque je suis en plénitude, lorsqu'aucune émotion ne m'envahit, qu'est-ce que je crée ?
Pour en revenir à Krishnamurti, le fait est que non seulement il n'a pas passé sa vie isolé dans une grotte en méditation assise, mais il est plutôt de ceux qui ont su constater en quoi cette attitude constitue une fuite et en quoi, en cela, l'attachement ou le détachement représentent exactement la même réalité (ce sont les deux revers de la même médaille). Une réalité humaine qu'il convient, non pas de juger, non pas de chercher à éviter ou éliminer, mais d'intégrer à une conscience plus vaste.
Pour des bouquins, tu peux lire à peu près "n'importe quoi" de Krishnamurti, à mon avis, tant que c'est bien ses écrits directs (car il y a des transpositions de ses conférences). J'aime bien les 3 tomes des « commentaires sur la vie » parce que c'est un très large ensemble de textes courts, à thème. « Se libérer du connu » est bouleversant à ce qu'on m'en a dit. Ceci dit, chaque livre dit la même chose très simple : non-dualité. Chose que j'ai lu à l'identique mais avec une forme très très différente, familière, dans « Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch (trilogie aussi). Et puis, y'en a bien d'autres qui parlent de non-dualité... d'Unité. Aucun écrit ne sera jamais ce qu'il représente de toute façon, seulement un représentant, un encouragement à l'expérience personnelle. Voili, c'était la page de pub ! dc; Quelqu'un a d'autres propositions de lecture sur ce thème ?

  • Participation de - Jeudi 16 octobre 2003 12:15

    Waou ! Je dois dire que j'ai la tête qui chauffe ! (c: Je comprends effectivement l'enfermement de la dualité, la réduction qu'elle implique et pourtant j'ai aussi quelque part du mal à l'accepter, à accepter qu'il existe autre chose qu'être attaché ou détaché, l'infinité des autres possibilités que je ressens pourtant aussi. Comme si cela signifiait qu'il me "faut" renoncer à quelque chose... c'est étrange ! Tu écris : « Plutôt que laisser la penser analyser une sagesse que je n'incarne pas encore toujours, j'invite à regarder, simplement regarder ce qu'il se passe lorsque je suis cette sagesse. Lorsque je suis en plénitude, lorsqu'aucune émotion ne m'envahit, qu'est-ce que je crée ? » J'entrevois la liberté et l'ouverture, mais là encore j'ai un sentiment de renoncement qui me dérange. Je suis très souvent envahie, submergée par mes émotions, je suis aussi consciente des limites qu'elles provoquent mais je ne sais pas faire autrement, je ne comprends même pas qu'il puisse être autrement. Comme si cette plénitude était un monde étranger. J'espère que mon blabla n'est pas trop soûlant, mais tout cela soulève plein de questions, plein d'émotions. J'arrive bien à ressentir mais je ne peux pas encore m'empêcher d'analyser et voilà... j'écris. Cela manque peut-être un peu de légèreté et tout et tout et j'espère ne pas trop dégoûter et faire fuire les autres avec mes questionnements (c'était la minute parano) - Bonne journée.

L'eau rend : (c: Merci d'être sur cette page, Florence. (c; Tu n'as qu'à te relire, ne pas juger "ce qui est" en le comparant à un "devrait être" tout à fait virtuel et les choses deviennent simples. Pas forcément facile, mais simple. (c:
Ainsi, tu comprends et aussi tu as du mal à accepter. Autorise-toi à être ainsi aujourd'hui ! (c:
Tu entrevois et tu as un sentiment de renoncement qui te dérange. Autorise-toi à être ainsi aujourd'hui ! (c: Puisque tu as deux fonctions (entre autres), une de la pensée et une des émotions, alors regarde simplement lorsqu'elles ne sont pas en phase. Il n'y a là aucune contradiction, aucune oposition : deux entités qui ne sont pas la même chose, c'est tout.
D'ailleurs, tu sais déjà que ce sont les émotions qui t'envahissent, tu l'écris. Relis... (c;
Et puis bien sûr que cette plénitude t'es étrangère. Pourquoi dis-tu "comme si" ? Tu exprimes que tu ne la vis pas et tu voudrais qu'elle te soit familière !? Par quelle incohérence ? (c: Surtout, quelle serait la valeur de ta plénitude si elle existait du seul fait de lire un pingouin sur internet en "parler" ? (c: Donne le temps éventuel à ta plénitude d'exister avec un fondement réel, dans ton expérience à Toi !
Tu dis encore : « comme s'il me fallait renoncer... ». Qui te dit qu'"il faut" ? Qui d'autre que toi-même ? Quoi d'autre que l'idée de faire comme d'autres ?
Et puis tu finis en beauté précisant que tu arrives bien à ressentir, que simplement tu ne peux pas t'empêcher d'analyser. Relis toi, la conscience de tout ça est déjà entièrement exprimée... par Toi. Là est la beauté ! (c: Ton chemin est contenu dans tes émotions...
Vois aussi que ce sont d'autres analyses qui provoquent ces émotions et ton cercle vicieux est bouclé : Tu analyses ce que tu lis (tu le comprends même et tu l'entrevois), puis tu t'en émeus, et puis tu analyses tes émotions et provoques ces multiples questions, qui re-provoquent d'autres émotions...etc. Autorise-toi à être ainsi aujourd'hui ! Et puis demain, autorise-toi à être différente, une autre... Autorise-toi à t'être inconnue...
Surtout, autorise-toi à témoigner ici ! Cet espace est là pour ça ! Merci à toi de partager autant. *c;
Autorise-toi à t'être inconnue... et auto-ris beaucoup... et auto-déris... (c;

  • Réponse de - belgique - Samedi 18 octobre 2003 18:17

    Hello à tous !
    C'est avec plaisir, intérêt et curiosité que j'ai lu les réactions que mon message a suscitées. J'observe et je comprends tout ce qui s'y est dit. Merci à toi florence de faire partager tes émotions, pensées, ... Je ne peux rien écrire de mieux ni de plus que ce que laurent t'a répondu. (t'es le meilleur laurent !! ;-D ). Je t'encourage simplement à continuer à te connaître, à observer les mouvements de ta pensée, de ton esprit, de ton cœur, de ton être, sans rien juger. La connaissance de soi étant pour moi indispensable au bonheur, à la plénitude, à la compassion, à l'écoute de la beauté, à l'amour.
    Je te conseille de lire : « Le livre de la méditation et de la vie » de krishnamurti (si ça t'intéresse toujours bien sûr). Bien que ce soit le seul livre que j'ai lu de lui depuis mon dernier message, je pense que c'est un livre assez complet ; regroupant bon nombre de ses écrits et discussions sur de nombreux thèmes (vie, mort, écouter, apprendre, amour, méditation, ...).
    Merci également à toi laurent : j'ai pris note du titre de Neale Donald Walsch. Je verrai ce qu'il advient de cela, peut-être le lirai-je... A bientôt peut-être ou peut-être pas... Vive l'inconnu ! ;-)
    Ciao

 
     
     
 
  • Contribution de - sur un nuage - Samedi 11 octobre 2003 16:33

    C'est dans mon corps que je me sens vivre
    C'est dans mon esprit que je me sens libre
    c'est dans le mental que je me perds

Laurent : Oui, mille fois oui, Onsky ! (c; En même temps, "gaffe"... car le seul qui puisse juger le mental, c'est le mental lui-même. Je me perds dans le mental quand il n'est pas à sa place, quand il est prépondérant. Je me perds dans le mental lorsque je m'en sers pour chercher, pour comprendre. Par contre, le mental est un cadeau précieux lorsque, après l'expérience libre, je m'en sers pour organiser mon vécu, y mettre des mots, puis témoigner de ce que mon corps à trouvé et compris.
Lorsque le mental pose une question, mes expériences de vie sont condamnées à n'être que tentatives d'y répondre. Lorsque je vis dans mon corps et suis libre dans mon esprit, mes expériences sont les questions en même temps que les réponses. Le mental, alors, constate... pour moi, c'est son seul rôle pertinent et utile. Merci Onsky de m'avoir donné une occasion de témoigner, par le mental, de ce que j'ai vécu librement sur ce sujet. dc;

 
     
     
 
  • Contribution de - Lundi 6 octobre 2003 17:43

    J'en ai marre, ras le Bol de cette image de la Femme que je vois chaque jour affichée sur les murs, caricaturée sur les pages des magazines, exhibée sur l'écran de ma télé. Femme parfaite, tout à la fois repos du guerrier, maîtresse de la maison, prêtresse du lit et mère de famille. Jeune de préférence, la peau encore tendue et la chair bien ferme, légère mais consistante, de corps comme d'esprit, séductrice, rassurante, joueuse et reposante, soumise et surprenante, tempérament délicat relevé d'un brin de caractère... Merveilleux objet du désir de ces messieurs, à eux toute dévouée. Homme, amant, mari... accomplissements sublimes derrière lequel sa destinée est de courir pour ensuite s'évertuer à le garder. Idéal de femme, femme qui nous est vendue, femme que nous achetons, une putain de femme.
    Je me sens une furie, du poil plein plein les pattes, envie de parler mal.
    J'en ai marre, ras le bol de cet esclavagisme. Yeux qui m'entourent, dites-moi, rassurez-moi : suis-je encore une femme ? Etre désirable, un peu beaucoup, à la folie, plus du tout... Baromètre implacable de la vie qui nous reste.
    Marre de ce "prêt à porter", de ces vies toutes dessinées, de ces images figées.
    Casse-couille pour les uns, voire la majorité, femme de caractère pour les plus réservés. Je m'en fous, je l'écris et je le revendique : Plus de femme en sursis ! Le temps passe sur nos vies en creusant ses sillons, musique de notre vie, vers une symphonie. Dans tous nos états, avec ou sans jupons, avec ou sans maris, amants, enfants, au travail comme à la maison, dans un lit comme dans la vie, en toute liberté et de tout notre coeur... Nous sommes et demeurons des femmes.

Laurent : Salut Florence. (c; Voilà un changement qui fait plaisir à voir, dis donc ! (c: Pour autant, tu commences peut-être à me connaître un peu ; j'aime aller toujours plus loin... J'aime considérer qu'il n'y a pas de limites... Il parait que l'univers est infini et l'amour aussi... alors...
Ainsi, tout en t'encourageant à continuer à exposer qui tu es de la sorte, à continuer à ne pas te laisser emprisonner dans des critères normaux et normatifs, je voudrais soumettre à ton désir de te connaître davantage le fait suivant : Puisque ces images t'énervent alors il y a bien deux évenements. N'est-ce pas ? Il y a, à l'extérieur, les images de la femme. Et puis aussi, il y a, à l'intérieur, l'émotion d'une femme. N'est-ce pas ? (c: Puisque chacun n'a pas la même émotion devant ces pourtant mêmes images, c'est bien une preuve que ça n'est pas ces images qui t'énervent mais quelque chose en toi, quelque chose de personnel, dont tu es responsable. Je te propose de faire comme si ton émotion ne parle que de toi. Considérer que c'est un événement en soi, à écouter avec grande attention, un événement important à ne surtout pas amalgamer avec le deuxième événement, extérieur, pour lequel je n'ai rien à te dire puisque tu sembles t'en "occuper" très bien de celui-là. (c; Il y a deux événements, ne fais pas comme s'il n'y en avait qu'un. Ou fais le, mais en conscience... (c;
Surtout, merci pour tes participations ici et bravo pour ta nouvelle majuscule ! *c; Décidemment, "vous" communiquez avec bien plus que vos mots...

 
     
     
 
  • Contribution de elle - Vendredi 03 octobre 2003 14:26

    Nolostatodimentoggi

    Ho bisogno di parlare ad un amico,
    Affinché comprenda ciò che è la mia vita,
    un vero, uno che non giudicherà,
    uno che non aspetterà niente,
    uno che non chiederà niente,
    uno che mi ascolterà solamente,
    uno che sarà là giusto per me.

    I have need to speak to a friend,
    So that it understands what is my life,
    one true, one that won't judge,
    one that won't wait for anything,
    one that won't ask for anything,
    one that will only listen to me,
    one that will be there just for me.

    Yo tengo necesidad de hablar a un amigo,
    Para que entienda lo que es mi vida,
    una verdad, un eso no juzgará,
    un eso no esperará por nada,
    un eso no pedirá nada,
    un eso sólo me escuchará,
    un eso estará allí sólo para mí.

    Ich habe mit einem Freund zu sprechen,
    Damit er das verstände, was mein Leben ist,
    eine Wahrheit, einer, das nicht urteilen wird,
    einer, das auf nichts warten wird,
    einer, das um nichts bitten wird,
    einer, das nur mich hören wird,
    einer, das dort für mich richtig sein wird.

    Eu tenho necessidade para falar com um amigo,
    De forma que entende o que é minha vida,
    uma verdade, um isso não julgará,
    um isso não esperará por nada,
    um isso não pedirá nada,
    um isso só me escutará,
    um isso estará lá só para mim.

    J'ai besoin de parler à un ami,
    Pour qu'il comprenne ce qu'est ma vie,
    un vrai, un qui ne jugerait pas,
    un qui n'attendrait rien,
    un qui ne demanderait rien,
    un qui n'écouterait que moi,
    un qui serait là juste pour moi.

    rr.03.10.2003

 
     
     
 
  • Contribution de elle - Vendredi 3 octobre 2003 02:52

    J'ai lu vos demandes, je vous donne donc de mes nouvelles... Ça va, ça vient... Disons qu'un jour chasse l'autre, et puis voilà tout... Je me permets de vous embrasser.

Laurent : *c:

 
     
     
 
  • Contribution de Elle - Samedi 2 août 2003 22:21

    Attache-moi

    Comme la lueur de nos nuits
    Comme la langueur de nos cris
    Comme la lenteur de la nuit
    Comme la chaleur de l'envie
    Comme la douceur de l'oubli
    Comme la fureur de la pluie...
    Comme une corde en silence
    Comme une longue délivrance
    Comme les fleurs de la peau
    Comme les fruits de mon eau
    Comme les lèvres de ta main
    Comme la bouche de mes reins
    Comme l'espoir en mon sein
    Comme la mort d'un trop plein
    Comme l'inutile à l'agréable
    Comme le lys qui s'étale
    Comme un parfum désagréable
    Comme le sommeil de l'insomniaque
    Comme l'angoisse paranoïaque
    Comme un hypocondriaque
    Comme on se voue à sa perte
    Comme on se cloue à son être
    Comme on en perd toute sa tête
    Comme on se saoule de malheur
    Comme on redouble d'ardeur
    Comme on se lève le cœur...

    Attache-moi

    RR 03-08-2003

 
     
     
 
  • Contribution de - ICI - Vendredi 19 septembre 2003 02:54

    Message de soutien d'un GAUCHER. Salut à tous.

 
     
     
 
  • Contribution de - très bien là ou je suis - Jeudi 18 septembre 2003 14:57

    En vérité, je vous le dit, le bonheur n'est pas dans le près ! Il est Ici, Yes, Si, Verdad, je te le dis...
    Ce matin le réveil (l'appareil, pas l'acte) a été particulièrement méchant avec moi. Il a décidé de ne pas attendre la fin de mon cycle de sommeil. Si, si, il a osé ! En plus, au lieu de diffuser une musique type les Floyd, il m'a balancé direct les infos dans les oreilles. Franchement, où va-t-on, je vous le demande ? Réaction à chaud de ma part (forcément, sous les draps, il fait chaud, même seul...), je décide de m'octroyer un peu de temps supplémentaire après avoir éteint (bousculé, latté) cette satanée machine sociale. Et là, première satisfaction ! Je réalise que non seulement, je vais défier (un court instant) l'ordre établi, mais en plus et surtout, je vais permettre aux enfants de dormir quelques précieuses minutes de plus.
    Le bonheur n'est pas dans le près...
    J'attends patiemment la fin des infos et oh! surprise, Cabrel se met à chantonner (après la pub, je vous l'accorde) « Petite Marie ». Du coup, je me lève du pied droit, offre deux énormes sourires aux enfants, prépare le Thé, prends le temps d'allumer un bâton d'encens... (j'abrège car je suis au boulot et respecte malgré tout l'ordre social cf. « Normal ou Heureux » by Laurent).
    Départ pour l'école, bisoux de bonne journée aux enfants dont la chaleur tient bon jusqu'à mon arrivée au boulot ! Il est 7h50! Instant Crucial ! Quelle musique choisir pour débuter cette journée de labeur ? J'opte pour 100% Collègues. La Pêche s'est installée, elle ne me quittera plus de la journée. Suivent "Motivés", puis "Fly and the Tox" (parenthèse: Nicolas se produit à Toulouse le 27/9)... Non, assurément le bonheur n'est pas dans le près ! Et pourtant, je pense à "elle" (celle qui a perdu sa majuscule) et mon dos et les hémorroïdes me rappellent que le corps à encore une emprise sur ma conscience.
    Mais il fait beau, mon sourire est communicatif, et plus je souris plus il fait beau et plus il fait chaud... Non, le bonheur n'est pas dans le près ! Il est là où tu l'as décidé !

Laurent : Merci jenphi ! (c; Juste pour jouer avec toi : Bien sûr, si mon bonheur est ici et maintenant, alors même "près" c'est déjà trop loin... dans le temps et l'espace ! S'il est ici, il n'est pas dans le pré non plus ! S'il est maintenant, être prêt ne suffit pas encore ! Être... (c;

 
     
     
 
  • Contribution de elle - Vendredi 05 septembre 2003 22:59

    Je suis en train de mourir et j'ai peur ; non pas de la mort, mais je regrette ce que je laisse... La vie est ainsi faite que l'on peut vivre sans jamais penser qu'elle va s'arrêter puis vient le jour où l'annonce vous est faite... La première réaction, c'est comment l'accepter ? La seconde, c'est comment le leur dire ? A eux, ceux qui ont du sentiment pour moi, que ce soit du respect, de la tendresse ou de l'amour... Je n'ai pas encore trouvé les mots... Alors, j'ai choisi la forme la moins moche, je me détache de tout ce qui fut, eux, je les quitte maintenant, de la manière la plus dure qui soit, sans leur dire, je les laisse ainsi penser ce qu'ils veulent de moi ; quelle importance, ce qu'ils diront, je ne les entendrai pas... J'utilise la manière animale, celle qui fait que l'on se cache, et donc je me cache... au milieu de la multitude, je ne suis plus rien ou si peu, une ombre déjà.

Laurent : Bonjour elle qui a perdu sa majuscule. Au risque de choquer, je vais m'adresser en toute tendresse à "Elle" vivante, au présent et avec sa majuscule. Le futur, je n'y ai pas accès. Je te lis et je vois ceci : tu commences ton texte en exposant ton seul regret de ce que tu laisses. Puis tu le finis en exposant que ceux que tu laisses, ce qu'ils pensent, quelle importance ? Je n'ai aucune approche morale sur tes décisions, je les respecte avant tout. Simplement, je pointe ce qui me paraît une contradiction évidente, une qui est en toi, pas dans ma morale. Une que tu gagnerais à écouter, à mon sens...
Puis une autre : tu dis que tu les laisses penser ce qu'ils veulent de toi. Pourtant, comment pourraient-ils faire, puisque tu leur caches qui tu es aujourd'hui ? Tu leur présentes un masque, selon toi le moins moche et le plus dur, mais ce masque n'est pas toi. N'est-ce pas ? Alors ils vont probablement penser beaucoup de choses de ce masque, mais ils n'ont pas accès à toi. C'est ton droit le plus sacré de faire ainsi. Là encore, je ne fais que pointer tout ce qu'il y a en toi, ce que tu ressens et puis ce que tu rationalises. Pourquoi est-ce différent ? Pourquoi justifier ton comportement ?
Enfin, je ne sais pas ce qui te fait croire ou savoir que tu es en train de mourir. Ce que je sais, c'est que je connais de plus en plus d'êtres humains que la médecine d'état avait condamnés et qui sont bel et bien vivants aujourd'hui. Alors, de tout mon coeur, j'espère que tu ne fondes pas tes pensées sur la seule opinion d'un ou plusieurs docteurs en médecine étatique. Ce qu'ils savent n'est que ce qu'ils ont appris. Ce qu'ils ont appris est encore bien loin des réalités humaines. Toute démarche réellement scientifique ne peut que le constater...
Je t'embrasse. *c;

  • Réponse de - Jeudi 11 septembre 2003 13:48

    Elle, j'espère que tu vas bien ? Donne quelques nouvelles, quelques mots, juste un petit coucou... Et puis après l'hidalgo, non sérieux, tu ne peux quand même pas nous laisser sur la carreau !

 
     
     
 
  • Poème de - To lose - Dimanche 07 septembre 2003 21:59

    Quand je me réveille les yeux collés
    J'ai mal à la tête et j'ai froid
    Je regarde le plâtre du plafond se décoller
    Et la vie continue avec effroi

    Je crache un reste de la veille
    Un relent de bière me monte à la bouche
    C'est dir' quand on s'éveille
    Et qu'on pense "vivement que je me couche"

    Allo, la fée ? Prêtes-moi ta baguette
    Pour effacer cette vie de ténèbre
    Que je vois, que je surveille, que je guette
    Le dernier mort de la procession funèbre

    Quand tu descends dans cette purée de gens serrés
    Qui marchent, parce qu'il faut marcher
    Je voudrais pouvoir tous les crever
    Avec la flèche du meilleur archer

    Pourquoi faut-il sur les murs toutes ces affiches ?
    Parce qu'il faut remplir des portefeuilles
    Ce sont ces portefeuilles qui les attichent
    Tu n'y as pas droit, tu dois juste remplir les feuilles

    Allo !!! La fée ! Donnes-moi ta potion !
    Pour ne pas être pareil à leur chorale
    Avoir dans mon sang une autre passion
    Que l'argent d'une campagne électorale

    Ça vaut pas le coup de se lever
    Laissez moi dans un champ de brouillard
    Une statue de la vie y est élevée
    Elle ne ressemble pas à la votre, trouillards

    Fée, je te tiens, je te garde
    Enfouie dans ma cigarette
    Si je t'oublie par mégarde
    Je reviens dans leur monde ou notre vie s'arrête

 
     
     
 
  • Contribution de - parfois con, parfois heureux - Vendredi 05 septembre 2003 23:11

    Tiens, quelque chose de différent, quelque chose qui sent le vrai. Sentir, ressentir, derrière un écran, c'est pas banal hein ? Des millions d'êtres humains, déshumanisés, confinés (je le suis aussi in fine... peuchère).
    Je suis arrivé ici au détour d'une annonce de pmary3 (?) que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, mais je ne connais pas d'Adam non plus, tu me diras. La solitude de l'être mène à bien des endroits. Souvent, on se perd, et le matin au réveil, en fonction du soleil, nous partons à la recherche de notre route.
    Ce soir, bien que le soleil soit bel et bien couché, j'ai eu envie de faire un bout de route avec toi, l'inconnu(e), par ce clair de lune, alors même que celui-ci s'étiole sous la pluie. La musique n'est plus. Keith Jarreth s'est tu, je suis un peu perdu ! Que faire ? J'ai souvent ce dilemne après avoir écouté certaines musiques. The Khöln Concert ! Dur d'enchaîner après ça ? Peut être que l'eau de la bouilloire, lorsqu'elle aura frémi puis libéré la saveur du lapsang me guidera. Ah, comme il est bon de se laisser guider par les sens... Terry Callier bien sur ! Life Time... Certains choix paraissent cornéliens à un instant et triviaux la seconde suivante. Un sourire est venu se poser sur mon visage. Dire qu'il y a peu, j'avais été me perdre sur un site de rencontres en espérant oublier quelques instants cette solitude si pesante. Un bâton d'encens cannelle/cardamome (mhhhhh un tchaï...) me semble à présent tout à fait indiqué pour remercier pmary3, toi, mon bol de thé et Terry Callier. Tiens, il y a des restes ce soir, je t'offre un peu de mon bonheur passager.
    jenphi

Laurent : Salut jenphi. (c; Merci pour ton offrande. De mon côté, je veux te recopier ce que je lisais hier dans « Commentaires sur la vie, tome I » de Krishnamurti (tu vas comprendre pourquoi en lisant). La concordance (synchronicité ?) avec ce que tu nous offres m'impressionne... (c; Et puis déjà hier soir, "ma" compagne m'a donné de ses mots qui m'ont invité à faire la même chose, toujours le même petit passage interpellé, puis interpellant. Voici :
« La musique ne nous offre-t-elle pas, d'une manière très subtile, un remède agréable contre ce qui est ? La bonne musique nous entraîne hors de nous-mêmes, de nos soucis quotidiens, de notre petitesse et de nos angoisses, elle nous fait oublier ; ou bien elle nous donne la force d'affronter la vie, nous tonifie et nous apaise. Dans l'un ou l'autre cas, oubli de nous-même ou source d'inspiration, elle devient une nécessité. Se détourner de la laideur et se faire l'esclave de la beauté est une évasion qui devient un supplice lorsque le moyen d'évasion nous fait défaut. Lorsque la beauté devient nécessaire à notre bien-être, la perception directe cesse pour faire place à la sensation. Le moment de la perception directe est entièrement différent de la poursuite de la sensation. Dans l'état de réceptivité directe, il n'y a aucune conscience d'un moi étudiant ses sensations. Lorsque cesse cet état de réceptivité directe, alors commencent à affluer les sensations dans le moi ; et ce sont ces sensations que le sujet du moi réclame et poursuit avidement. Lorsque les sensations deviennent une nécessité, alors la musique, le fleuve, la peinture ne sont plus que des moyens pour éprouver d'autres sensations. Les sensations deviennent tyranniques, et non l'état de réceptivité directe. Le désir de répéter une expérience est une soif de sensations, mais alors que les sensations peuvent être répétées, on ne peut pas répéter la perception directe.
C'est le désir de sensations qui fait que nous nous attachons à la musique, que nous voulons posséder la beauté. L'attachement aux formes et aux manifestations extérieures ne fait que révéler le vide de notre être, que nous comblons avec de la musique, avec de l'art, avec du silence délibéré. Nous comblons ou nous masquons sans cesse ce vide intérieur par des sensations, et c'est pour celà que nous ne pouvons pas nous débarrasser de la peur de ce qui est, de ce que nous sommes. Les sensations ont un commencement et une fin, elles peuvent se répéter et prendre de l'extension ; mais la vision instantanée, la perception directe, n'est pas prisonnière des limites du temps. Ce qui est essentiel, c'est la perception directe, dont s'écarte toute recherche de la sensation. Les sensations sont limitées, personnelles, sources de conflits et de misères ; mais la vision instantanée, qui est entièrement différente de la répétition d'une expérience, est sans continuité. Ce n'est que dans l'état de réceptivité directe qu'il y a renouvellement, transformation. »

 
     
     
 
  • Contribution de Elle - Dimanche 27 juillet 2003 14:09

    L'hidalgo

    Je pense à toi et au plaisir que tu me procures.
    Je me donne à toi et je voudrais que ça dure.
    A cette qualité si développée chez toi, l'empathie,
    A cette sensualité que tu as en toi qui me donne envie,
    A cette virilité qui émane de toi qui réveille mes sens endormis,
    A cette sexualité exacerbée qui révèle la mienne,
    Qui excite mes rêves, tes fantasmes, qui nous entraîne.
    C'est par elle que tu touches les gens.
    Avec une robe boutonnée sur le devant,
    Que je déboutonnerai en gestes très lents,
    Dix boutons que tu compteras, attendant de voir,
    Haletante, je te regarderai les yeux coquins.
    Ton souffle se fera court quand, d'un mouvement,
    Je te montrerai la surprise du jour.
    Alors dans tes yeux j'y verrai la flamme,
    Que j'y ai vu au premier rendez-vous.
    Regarde moi et tu verras mes yeux,
    Comme les tiens devenir couleur d'or.
    C'est par elle que nous communiquons.
    Par la tienne que nous voguons à l'unisson,
    Par la tienne que tu m'emmènes à l'explosion,
    Par elle, tu peux être le reflet parfait de mes attentes.
    Je te créerai un écrin de glace,
    Dans lequel, tes yeux se nourriront.
    Je me regarderai, je me ferai face,
    Je me donnerai avec passion.
    Tes doigts plantés dans ma fente,
    Ta langue qui rentre, qui sort,
    Jusqu'au moment de la petite mort.

    RR 06-03

Laurent : Ne touchez pas l'écran, il brûle ! dc; Merci Elle ! *c;

 
     
     
 
  • Contribution de - Vendée - Mercredi 03 septembre 2003 22:38

    Depuis le temps que je viens ici distraire mon cerveau... Je décide maintenant de laisser quelques pensées. Je veux laisser mon témoignage, car peut-être quelqu'un arrivera-t-il à s'en nourrir. (c:
    J'étais le petit oiseau dans son nid, l'incompréhension petit à petit prenait de l'importance en moi. Mes frères et soeurs chantaient, ils avaient l'air heureux. Seulement, moi, je n'étais pas satisfait. Une journée, un coup de vent m'a fait tomber du nid... Je traîne sur Internet, je me retrouve à lire un site de libre expression, dont des écrits de Laurent. Je me mets alors à discuter, un peu. C'est ainsi que petit à petit, j'apprends qui est Laurent. Et l'espoir s'illumine dans un coin de mon esprit. D'un seul coup, je m'intéresse au "bonheur", j'avais même pas idée de le chercher avant. Il a été pour moi "le besoin" qui me rendrait certainement satisfait et heureux comme mes frères et soeurs. Il est l'absolu perfection. Je vois des ados cultivant un vaste territoire d'idéologies qui semblent donner fierté, pouvoir, puissance, beauté aux futurs adultes qu'ils sont. Je vois des adultes irresponsables, pleins de haines, violents, irrespectueux. Je suis aux anges, ébloui par tant de Blanc qui vient faire éclipse au Noir. Je suis sur le sol, je me cache sous des tas de bois. Je ne sais pas chanter, mes parents ne m'entendent pas, ainsi je reste seul par terre. Je regarde comment vivent insectes, renards, vaches, sangliers, écureuils, etc... Ce n'est pas sans peur, sans haine, sans tristesse, sans quelques sourires que je vis là au milieu de nul part. Par chance, j'ai su rattraper une soeur tombant elle aussi du nid. A tous les deux, on décide d'utiliser nos deux petites pattes et d'avancer dans cet endroit si beau et si terrifiant. N'empêche qu'en moi, des peurs se développent, de la jalousie s'éveille, je deviens violent.
    Plus le temps passe, moins je vois d'issues. Je me sens seul quand ma compagnon lâche ma main et je me sens seul quand je suis dans le Noir. Ce bonheur merdique, il existe pas. Je sais que c'est à moi de faire la part des choses, je le sais trop. Depuis notre enfance on nous fait courir après des lièvres, puis un jour j'entends : « Haha, mon p'tit gars, c'est toi qui tiens les ficelles de ton bonheur ». Et moi je pense alors très fort : « Putain, mais vous jouez à quoi ? » J'en suis ici ; apeuré, trompé, blessé et triste. Je vois le monde et je vois ma vie, c'est pareil. Finalement, on est un amas de cellules traversées par la flèche du monde. Non ?!!? J'écris le Noir car il y a le Blanc, ainsi j'écris le Blanc car il y a le Noir. Je vais finir par croire que savoir lire est une seringue par laquelle on nous injecte le poison, je vais finir par croire qu'on est des Anges pour l'Enfer et des Démons pour le Paradis. Elle est jolie la Vie, je l'aime de tout mon être.

Laurent : B'jour Jonathan ! *c; Plusieurs élans me viennent...
Ne voir que le noir et le blanc, ça n'est pas vivre toutes les couleurs de la vie. N'est-ce pas ? D'autant que ni le noir ni le blanc n'est une couleur, d'autant moins en majuscule. Les deux sont illusions, du point de vue des couleurs, du point de vue du vécu ! Et puis, "être dedans", "voir", ça n'est pas "vivre", ça n'est pas "être". Si tu n'es pas en présence de la réalité des couleurs, tu ne peux qu'être soit ébloui par ce blanc virtuel, soit noyé dans ce noir, tout aussi virtuel. Est-ce ce que tu vis ?
A mon sens, tant que la vie est jolie, ou quoique ce soit, tu ne l'incarnes pas ; tu observes de loin une projection que ta pensée appelle "la vie". Ne regarde pas "la vie" ! Vis la tienne ! "La vie" n'existe pas, c'est cette abstraction là qui peut être "Noire" ou "Blanche". Vivre, c'est découvrir les couleurs, c'est terrifiant avant de l'avoir fait, puis plus facile une fois que c'est fait. N'oublie pas, l'inconnue est un petit chat qui rugit comme un lion ! Sais-tu la différence entre "un inconnu" et "une inconnue" ? Elle est importante... Si tu ne la sais pas, regarde le dictionnaire... (c;
Aussi, il s'est passé quelque chose lorsque tu es tombé du nid. Depuis cette "autonomie involontaire", pourrait s'être créé en toi un attachement encore plus fort et violent que lorsque tu étais blotti au creu du nid. Envisage éventuellement de retourner dans ce nid pour que la sortie soit volontaire cette fois et, plutôt que de chute dans le vide, sous forme d'envol vers l'inconnue. (c;
J'ai laissé le lapsus "ma compagnon". Peut-être, te sera-t-il utile... (c;
Amitié. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de cédric - belgique - Vendredi 8 août 2003 17:24

    Voilà j'me lance, salut laurent ! Pour être franc, je n'ai encore rien à dire... D'ailleurs, pourquoi vouloir parler (ou écrire en l'occurrence) ?... Je ne sais pas. Peut-être simplement un élan vers la vie et le partage... J'dois avouer que je trouve toujours des choses pour me retenir d'en faire d'autres... J'apprends, je suis loin de m'exprimer totalement clairement. Il suffit pourtant de réfléchir un petit peu et de mettre les bons mots aux bons endroits pour exprimer une réflexion... Bon, c'est promis, dans ce qui suit, je vais un peu réfléchir avant d'écrire...
    (petit délai de réflexion)
    Pourquoi est ce que j'écris ici ? Bonne question... Réponse : simplement parce que j'en ai l'envie... Pas mal comme raison hein !! ;-) Peu importe les conséquences ou les réactions, je dois apprendre à me lancer à l'eau, à me lancer dans la vie... Je suis quelqu'un qui n'ose pas de prime abord... J'ai besoin de prendre du recul, analyser et maîtriser mes actions et mes gestes. Mais pourquoi ne pas être simplement moi même, quitte à prendre quelques claques de la vie... à récolter le meilleur de toute façon ? J'ai déjà surmonté bien des peurs... Alors pourquoi ne pas détruire la peur d'être moi-même ? Me lâcher complètement et mettre au jour toutes mes capacités... Ne plus imputer autant d'importance dans ce que les autres pensent de moi... J'suis sur ce chemin, j'apprends cela, et voilà donc pourquoi j'écris ici... A force de vouloir que tout se passe idéalement, comme je le veux, je me refuse des expériences de vie qui pourraient m'apprendre tellement... Je crois que ma nature profonde est d'être méfiant et vigilant... Quoiqu'à y réfléchir un peu mieux... Je suis aussi autre : insouciant, délirant...
    J'écris, j'écris, mais je ne parle pratiquement qu'à moi... Revenons à toi laurent, pourquoi est ce que je t'écris ?... Peut-être pourrais-tu m'apprendre ou m'apporter quelque chose ?... N'est ce pas là le but principal d'un échange entre êtres humains ? Une question me taraude ces derniers jours : peut-on modifier sa nature profonde ?... Quelle est ton opinion la dessus ? Penses-tu que nous ayons une nature profonde ?...
    Je parle de moi parce que c'est la personne que je connais le mieux. Alors, moi, qui suis très attentif à tout ce qui se passe dans ma vie, attentif au moindre geste, à la moindre parole, moi qui ai du mal à réagir rapidement à un élément exterieur inconnu, comme si un instinct animal de conservation de l'espèce reprenait parfois le dessus, moi qui ai du mal à prendre des initiatives : puis-je changer et faire évoluer cette nature profonde ? Je me suis déjà ouvert un peu, je suis quelqu'un qui ne fait pas les choses rapidement (enfin ça dépend des choses, j'sais faire très vite la vaisselle !!). J'ai 23 ans, je suis heureux et là est pour moi le principal : le bonheur... Me voilà heureux, que demander de plus ? Pourquoi donc m'étaler ici ? Parce que j'en avais l'envie, c'est vrai... Mais pourquoi est ce que j'en avais envie ? En ai-je seulement encore envie ?... Pourquoi oser, et pourquoi pas... tout effacer ?... Non... J'ai cette qualité de faire jusqu'au bout ce que j'ai commencé... Alors je vivrai jusqu'au bout toutes les expériences qui se présenteront à moi... dont celle-ci, celle de t'écrire... J'évolue, lentement mais sûrement... Pourquoi te (et vous qui lisez peut-être cela) dire tout ça ? Je n'ai fais que me parler à moi même, qui cela peut bien intéresser ?... Stooooop cédric, ne plus penser à ce que les autres peuvent penser... Alors voilà, j't'envoie ce texte en signe de ma volonté de grandir... dur dur... Ma nature introvertie me rattrapera-t-elle ? Est-ce que je vais regretter de lire ces lignes sur ce site ?... Encore des questions.... trop de questions....
    Bon, laurent, tu as bien dit que ce site était destiné à "TOI", donc à moi, donc hop je prends ma place ici... Comme je ne dois pas avoir peur de la prendre dans la vie... dur dur... Continuer à me découvrir, à m'ouvrir, voilà qui contribue à mon bonheur... Ne pas avoir à m'excuser de prendre ma place dans cette espace... Cesser de rester petit... croquer la vie... Mais pourquoi la croquer ?... (les questions sont de retour...) Ne pas avoir peur des réactions, les gérer au mieux... Eclater sa coquille protectrice... Le dire et le faire... Un déclic ? Un long chemin ?... Tout en restant totalement en accord avec soi... Lancer ce texte qui n'a d'autre ambition que d'exprimer des réflexions qui viennent du plus profond de moi, ne rien craindre... Avoir le sourire et se sentir soi... :-) Merci !! Ca fait du bien de s'exprimer... Un peu félé le gars ?? Mais noooonnnnn lol... Ou alors juste un peu ? (ca y est ma nature soucieuse reprend le dessus...lol). Ce message comme celui d'une bouteille lancée dans ma mer intérieure... Merci.

Laurent : Hello Cédric ! (c; J't'encourage à poursuivre activement cette volonté d'être toi-même. (c: Quant aux questions, quant au mental, quant à la pensée, voici le résultat actuel de mon expérience, qui te sera peut-être utile : La pensée, les questions ne permettent pas de trouver quoique ce soit ! Ce qui trouve, c'est l'expérience, c'est l'action, c'est faire ! La pensée, les questions, sont utiles après, pour organiser l'expérience puis éventuellement en témoigner à d'autres. Avant, à mon sens, les questions sont une voie sans issue ! Elles peuvent chercher, elles ne peuvent pas trouver ! D'ailleurs il est très rare que, dans la situation de devoir retrouver où j'ai bien pu foutre mes clefs, je me pose la question de savoir si mes clefs existent. En général, je me remue et je mets en pratique concrète une recherche plus ou moins efficace qui mobilise mon corps. (c; Pourquoi en serait-il autrement avec le reste ?
Par exemple, pour répondre à la question que tu me poses sur la « nature profonde ». Plutôt que réfléchir si tu peux ou pas modifier ce que tu appelles « nature profonde », ben change là ! Change ! T'auras plus à te poser la question après ! (c; Tu sauras ! Avant d'en faire l'expérience, tu ne pourrais que croire... Si je te réponds, tu pourrais me croire ou ne pas me croire, l'un et l'autre étant des croyances de toute façon. (c: Dans ta question, il y a déjà une barrière au changement. Lorsque la partie de Toi qui est mentale formule le concept abstrait de la « nature profonde », ne construis-tu pas méthodiquement un mur pour ne pas changer, ou pour changer moins ? En te demandant si cette « nature profonde » existe, tu la fais exister pour toi, inévitablement ! Alors plutôt, ne te demande rien, et fais l'expérience... Tu constateras ce qu'il y a de fixe et ce qu'il y a de dynamique en toi... Ensuite, tu pourras t'amuser à mettre des mots sur une partie et des mots sur l'autre... jusqu'à ce qu'une nouvelle expérience rende ces mots là ineptes... A l'extrême, il semble que la mort soit une expérience qui te change pas mal de toute façon. (c; Que restera-t-il de ce que tu étiquettes « nature profonde » ? En quoi est-ce utile de savoir tout cela ? Si des choses en toi ne peuvent pas changer, elles ne changeront pas, hein. Si des choses en toi peuvent changer, ben elles changeront si tu leurs en donne l'opportunité... (c; Ta question n'est qu'une manifestation de cette peur de changer que tu évoques, cette peur d'être toi-même. N'est-ce pas ? (c: Alors, je me répette : continue à exprimer qui tu es maintenant... Sois... Et observe ce que ça produit... (c;

  • Réponse de cédric - belgique - Lundi 11 août 2003 15:18

    Hello laurent ! :-) Merci beaucoup pour ta réponse... Je suis en accord avec tout ce que tu y exprimes... Je vais continuer sur ma lancée, je vais continuer à mettre tout en œuvre pour être actif dans la découverte de moi-même... Devenir moi sans peur ni barrière... et je me poserai les questions après... Que dire de plus sinon agir ? ;-) J'ai fais l'action d'écrire sur ce site, et pour répondre à une des questions que je me posais, à savoir : si j'allais le regretter... Et bien je peux dire, qu'au contraire, je me félicite d'avoir osé. J'ai osé , j'ai changé ! Merci pour avoir partagé quelques unes de tes idées... A++ cedric !
    Ha oui et pour tes clés, t'as cherché dans le tiroir du fond ? ;-) Ciaociao !!

Laurent : Arf, mais c'est bien sûr ! Le tiroir du fond !! Merci ! ((c;

  • Participation de - Paris - Mardi 26 août 2003 13:29

    Bonjour. Ce n'est pas exactement une réponse mais un rebondi. J'ai lu le message de Cédric ainsi que ta réponse, et d'une manière un peu générale, je pense, qu'en effet, toutes ces questions que l'on se pose parfois sur la légitimité de nos pensées, de nos envies et de nous-mêmes, sont les premiers barrages que l'on se fixe et qui nous empêchent tout mouvement et donc toute évolution. On s'interdit d'être en imaginant le pire de nous et du regard des autres. C'est incroyable l'énergie que l'on met à se dénigrer, à se juger, à s'en foutre plein la gueule alors qu'il nous est si difficile de nous donner la moindre douceur !
    Suite à mes échanges sur ton site, j'ai décidé de me bouger, de me mettre dans l'action. Non pas un changement radical... mais plutôt que d'anticiper sans cesse le moindre de mes gestes ou de mes mots, je me suis lancée, j'ai décidé de faire un effort pour ne plus écouter et me laisser submerger pas mes "démons" intérieurs : « Je suis conne, nulle... ». Et bien je me suis dit : « Ok, on verra bien la suite. ». Pour le moment, je me prends comme je suis et j'accepte ce qui vient ! Le résultat est que je me suis sentie incroyablement plus vivante et heureuse. Comme si la vie et les gens prenaient une nouvelle couleur. Le moindre petit rien, un sourire, un oui, un non, même un embarras, une gêne... lorsqu'ils sont vrais, sincères, prennent une valeur nouvelle ; la partie de soi que l'on y met. Comme pour toi Cédric, lorsque tu passes outre tes résistances et que tu écris, j'ai moi aussi été fière de moi. Et je pense que nous avons raison.
    Bon, je dois reconnaître que tout n'a pas été aussi évident. Pendant ces vacances, qui ont été très riches, je me suis aussi cachée. Face à une amie qui m'aggressait pendant plusieurs jours, avec laquelle je n'étais pas d'accord, je n'ai pas osé réagir, j'ai fermé ma gueule... Retour dans ma coquille de la pauvre fille, nulle, qui se planque car elle n'a tien dans le ventre... Je me suis détestée d'avoir été aussi lâche ! Puis j'ai décidé d'arrêter de me blâmer de la sorte. J'en ai eu assez de me juger et de me condamner sans cesse. Je pense que l'on doit aussi apprendre à se soutenir plutôt que de s'accabler et je crois maintenant qu'avec patience, douceur et tolérance, je pourrais arriver à me libérer de la peur du regard des autres pour être plus vraie et vivre en harmonie avec moi-même. C'est un putain de boulot mais c'est aussi la liberté.
    Cédric, même si nos chemins sont différents, de tout cœur je t'encourage à exprimer, à lâcher tout ce qui te passe par la tête. C'est en étant, en faisant que l'on combat ce que j'appelle les démons qui sont au fond de nous. Il me semble que nos peurs sont moins effrayantes et plus facilement surmontables lorsqu'on les partage. Et puis, un peu comme moi, qu'est ce que tu as à perdre, que pourrait-il se passer si tu étais toi-même au grand jour ?
    Je crois que je l'écrirai à chaque fois : encore merci Laurent. Je trouve que ces partages de nous tous sont de réels soutiens. A bientôt.

Laurent : Amen ! (c: Merci pour ton tendre rebondi, Florence ! *c;

 
     
     
 
  • Contribution de - paris - Jeudi 24 juillet 2003 13:30

    Puisque nous pouvons aussi partager des émotions... Moi qui n'ose ni être, ni disparaître, j'admire ta liberté, ta force à être le plus juste ou vrai avec toi-même. Bien que ça me mette aussi en colère (le propre des frustrées comme moi), c'est rassurant de te lire pour quelqu'un qui passe son temps à fliper de ce que vont penser les autres, qui se perd dans les regards de ces autres et qui n'assume rien de ce qu'elle est, ni de ce qu'elle ressent. Je me sens entre la pauvre fille aigrie et étriquée et la potiche toute vide mais, après cette lecture, je me dis que je pourrais tout aussi bien me bouger le derrière... Il s'agit de trouver comment et par où commencer. Merci.

Laurent : Bienvenue Florence ! (c; Pour quelqu'un qui n'ose pas être et qui n'assume pas qui elle est, ce qu'elle ressent, je trouve, moi, ton message sans détour, avec une volonté de transparence assez rare. Et que tu vois juste à ton égard ou que tu noircisses le tableau, qui tu es aujourd'hui n'a aucune raison de persister. Surtout si tu le vis dans un certain mal-être. Un mal-être n'est-il pas l'expression claire que ton être est encore à venir ? Un mieux-être ? Un bien-être ? (c;

  • Contribution de - Samedi 26 juillet 2003 14:56

    Bonjour, Florence. Je ne savais pas non plus, avant de découvrir ce site, que je déposerais un jour certains de mes écrits, mais je suis pour le partage. Et puis, à quoi sert d'écrire si personne ne te lit ? Il est bien plus facile de savoir ce que tu vaux en ce domaine si tu as des lecteurs ou des lectrices...
    « Je me sens entre la pauvre fille aigrie et étriquée et la potiche toute vide mais, après cette lecture, je me dis que je pourrais tout aussi bien me bouger le derrière... Il s'agit de trouver comment et par où commencer. ». C'est rigolo ce que tu dis là, car si tu m'avais vue moi, il y a un an... Il a suffit effectivement que je me bouge... Bon courage.

  • Réponse de - paris - Lundi 28 juillet 2003 16:17

    Laurent, merci beaucoup de ta réponse. Je dois avouer qu'être seule derrière son écran aide à une certaine transparence, mais ce n'est pas la seule raison. Je réalise combien je me cache et cet évitement de moi-même, comme des autres, me devient insupportable. Je dois par ailleurs avouer que ce mal-être finit pas couper toute envie de relation aux autres. J'ai un peu honte de m'étaler de la sorte mais, à vivre dans la peur de soi et des autres, à me sentir minable, j'en arrive à envier, à jalouser et presque détester les gens, leur bien-être, leurs succès, leur légèreté... C'est fou comme le bonheur des autres peut parfois être aussi insupportable car douloureux ! Je ne peux pas et je ne veux pas continuer à vivre ainsi. Alors dans tout cela, "tomber" sur ton site a été un peu comme lorsque j'ai lu « Le loup des Steppes » de Herman Hesse. Une rencontre, une prise de conscience et un souffle de vie incroyable qui donne espoir et envie d'aller chercher plus loin. Je me sens un peu génée de me laisser aller ainsi à parler de moi, c'est peut-être un peu éloigné de l'esprit de cet espace de partage. J'espère ne pas avoir abusé ? Quoi qu'il en soit, merci.

Laurent : C'est un détail, mais je m'amuse à remarquer que ton prénom a gagné une capitale depuis l'autre fois... (c: Je souhaite que ce soit le reflet de quelque chose qui aurait aussi grandi en Toi, et, à te lire, il semble que ce soit le cas.
Aussi, il n'y a pas un esprit sur cette page, ce serait bien pauvre... (c: Il y a des esprits et tu es l'un d'entres eux, dont j'apprécie personnellement beaucoup la limpidité des témoignages... tout en souhaitant, qu'au plus vite, ils témoignent d'un vécu en plénitude... *c; Donc vraiment, n'hésite pas, tu es bienvenue ici... telle que tu es... A mon sens, c'est la position de vie la plus prometteuse. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de Elle - Lundi 21 juillet 2003 22:51

    L'amitié


    Ha! Ce mot, combien le disent sans le penser ?
    L'amitié, quand elle est vraie, est faite de fraternité,
    De moments de colère que l'on partage,
    D'inquiétudes vives pour celui ou celle qui est dans la peine...


    Ha! L'amitié, combien l'utilisent pour se cacher ?
    Je suis ton ami(e) qu'ils vous disent.
    Mais qu'en est-il au moment du besoin ??


    Ha, ça, ils savent bien le faire remarquer,
    Mais pour le prouver c'est souvent une autre histoire.
    Le temps m'a appris quelque chose,
    Si, si, il est bien le temps,
    Ne pas vraiment croire à l'amitié.
    Quand on vous crie que l'on est votre ami(e),
    Ou alors ne soyez pas dans les soucis, Car d'amis, vous n'en verrez plus un,
    Cela a au moins le mérite,
    De vous faire faire le tri.
    Je ne crois plus en l'amitié,
    Pourtant, j'ai ouvert mon coeur et souvent ma table.
    J'ai ouvert les bras pour qu'ils viennent y pleurer,
    J'ai fait du mieux pour être toujours affable,
    Mais qui était là pour essuyer mes pleurs ??
    La boîte de kleenex que je venais d'acheter,
    Ce sont mes seuls vrais ami(e)s.


    RR-21/07/03

Laurent : Tout mon respect pour les déceptions que tu exprimes.... Si tu as appris à ne plus croire en l'amitié, qu'as-tu appris de constructif ? Les croyances sont des illusions, n'est-ce pas ? Toute croyance tombe un jour ou un autre. Alors que peux-tu savoir de ce que tu as vécu sur l'amitié ? En premier lieu, pour ce qui te concerne, as-tu donné pour toi ou vers les autres ? Si tu as donné vers les autres, alors en quoi est-ce un problème de ne pas avoir reçu en retour ?

  • Réponse de Elle - Samedi 26 juillet 2003 14:52

    Bonjour, Laurent : J'ai appris qu'il ne faut croire qu'en soi ; qu'il n'y a que de soi-même que l'on peut attendre quelque chose. Les autres, tous les autres, ne sont rien ou si peu... Ils ne sont là que lorsque tout va bien... Si ça va bien pour vous, bien sûr... J'ai donné d'abord et avant tout pour les autres. Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai eu besoin et que j'ai vu et ressenti combien est vaine la vision que je pouvais me faire de l'amitié. J'ai effectivement donné de moi et de mon temps, sans attendre rien d'ailleurs... C'est vrai aussi que si l'amitié est un cadeau, on peut aussi, lorsque cela va mal, avoir un petit boût du gateau en retour, juste histoire de partager un peu...

Laurent : Ainsi tu as remplacé une croyance (croire en ce que tu appelles "l'amitié") par une autre (croire en soi). Ceci basé sur une déception des autres, ce que tu appelles "les autres", même "tous les autres". Tu dis que tu donnais sans attendre et pourtant tu es déçue maintenant ?!? Est-ce possible ? (c:
Alors que sais-tu ? Tu dis que la vision que tu avais de l'amitié est vaine. Ces mots résonnent très justement pour moi. Et alors c'est bien ta vision qu'il faut remettre en cause et seulement elle, pas les multiples réalités des amitiés qui existent entre les êtres humains et que tu réduis maintenant à cette seule généralisation : « les autres, tous les autres, ne sont rien ou si peu ». (c: La réalité humaine n'est pas si simple, n'est-ce pas ? Il y a autant d'amitiés que de relations entre deux individus, n'est-ce pas ? Je pense aussi que ta vision, ta croyance sur l'amitié était vaine, une illusion... Alors va jusqu'au bout de ce que tu sais, ce dont tu as fait l'expérience dans ton corps, tes émotions, et ne replonge pas dans d'autres croyances qui te décevront également inévitablement : ta vision de l'amitié est à revoir (ou ne plus avoir), pas les amitiés elles-mêmes que tu ne peux pas percevoir tant que ne sais considérer qu'une Amitié, une notion abstraite, une généralisation illusoire (par définition)... Ceci est ma proposition qui n'a que la valeur que chaque lecteur lui donne... (c;
Enfin, je veux témoigner que je vis de nombreuses amitiés merveilleuses, d'une richesse surprenante que je ne soupçonnais pas tant que je concevais l'amitié comme une notion unique, tant que j'en avais une image donnée, dans laquelle devait rentrer mes relations amicales sous peine d'être décevantes. En 'réalité', chaque amitié est inconnue et ne peut me décevoir que si j'ai une image d'elle. Une fois libéré de ceci, je vis chaque amitié pour ce qu'elle est... simplement ce qu'elle est...

 
     
     
 
  • Contribution de Elle - Mardi 15 juillet 2003 18:50

    Dites moi, laurent, qu'est-ce donc que cette île des gauchers ? Il me semble que cela doit être très intéressant. Pouvez-vous m'en dire plus ? RR

Laurent : Bonjour RR. (c; « L'île des gauchers » est un roman d'Alexandre Jardin. De mon point de vue, un endroit où la société est centrée sur le couple plutôt que sur l'économie. Tout y est organisé pour le développement de l'amour plutôt que pour le développement des capitaux. Le meilleur moyen de connaître est bien sûr de lire le bouquin. Il peut secouer ; les normes et les croyances y sont bouleversées... Le titre du précédent site y faisait un clin d'oeil et, au final, beaucoup de messages de cet ancien site l'évoquait... Tu peux aller voir dans les archives... (c;

  • Réponse de Elle - mardi 15 juillet 2003 21:02

    Je vais aller de ce pas le commander sur la FNAC en ligne, et le lirai tranquillement... Merci de l'info, je suis allée sur les archives et ai lu les messages. C'est d'ailleurs pour cela que je demandais ce qu'était ce livre...

Laurent : (c: Je vais demander une commission à Alexandre ! dc; Bonne lecture...

  • Contribution de Céline - mardi 22 juillet 2003 23:07

    'Faut absolument que tu lises ce bouquin. 'l'est génial. J'viens de le terminer !! Mais j'te conseille un bouquin encore mieux : « Le meilleur des mondes » de Huxley... A méditer.

 
     
     
 
  • Contribution A l'Hidalgo - Mardi 15 juillet 2003 13:06

    Entendre ta voix,
    Parler à tes versants
    Même un instant,
    Quelle flambée de joie !


    Je me chauffe au feu de bois,
    Que tes paroles amènent,
    Et puis, tant pis si je t'aime
    Mon cœur est moins froid...


    T'entendre même quand,
    Cela ne t'arrange pas,
    Tu ne décroches pas
    Et fais tellement semblant.


    Je te vole un moment,
    Arrache toi du présent,
    Laisse choir en chantant,
    Tes inflexions d'amant...


    RR 09.06.2003

 
     
     
 
  • Contribution A l'Hidalgo - Vendredi 11 juillet 2003 21:53

    Etre avec toi, même un moment,
    Je voudrais arrêter le temps,
    Juste un instant,
    Que tu te fondes dans mon Etre,
    Que tu pétrisses mes seins, mes reins,
    Qu'il n'y ait plus de paraître,
    Que je me chauffe à la chaleur,
    De ta passion, de mes pulsions,
    Et viendra, alors, l'ultime bonheur,
    Celui de l'explosion.
    Etre avec toi, même un moment,
    Je voudrais arrêter le temps,
    Juste un instant.


    RR 28.05.2003

Laurent : Encore merci, toujours en espérant que l'explicite a su jouer son rôle dans l'implicite... (c;

  • Réponse - Dimanche 13 juillet 2003 20:40

    A votre avis, si l'explicite existe, n'est-ce pas parce que l'implicite a une réalité ?? Car on ne parle bien que de ce que l'on connaît. On peut en rêver aussi mais il faut tout de même l'avoir, à un moment, vécu pour désirer le vivre encore, avec lui, un autre, celui que j'aimerais à ce moment là, tout simplement...

Laurent : Salut ! (c; Oui, oui... à mon avis l'implicite est une réalité, oui. Une réalité dont j'use pour ce qui me concerne. C'est pourquoi j'évoquais le « rôle de l'explicite dans l'implicite »...

 
     
     
 
  • Contribution A l'Hidalgo - Vendredi 11 juillet 2003 21:51

    Comment te dire,
    Comment te dire,
    J'ai tellement peur de te faire fuir,
    Quels mots choisir,
    Je nous sustente à les écrire.
    Comment te dire,
    Ces mots d'amour et de tendresse,
    Quels mots choisir,
    Sans y glisser les atours de la caresse.
    Comment te dire,
    Lorsque les ailes de ton désir,
    Réveille en moi des envies de plaisir,
    Quels mots choisir,
    Ceux qui vont te faire bondir.
    Comment te dire,
    J'ai tellement peur de te faire fuir,
    Quels mots choisir,
    Je, nous nourris à les transcrire.
    Les mots de l'amour, Je te les dis chaque jour,
    Et j'ai le sentiment, Que tu ne m'entends pas.
    Les mots du sexe, Je les invente à la manière expresse,
    Et j'ai le sentiment, Que tu ne me lis pas.
    Je ne m'inquiète pas, Puisque j'écris par toi,
    Et je me laisse aller Au gré de tes baisers.
    Incroyable, disais-tu, que cette bandaison,
    Qui te vient et grossit au milieu de ton pantalon.
    Incroyable, te répondrais-je, que cet abandon,
    Qui m'emmène et me ravit que je te donne avec passion.
    Tu sais l'Hidalgo, j'ai rêvé dans mon lit,
    Par le magie de tes mots et ce qu'ils ont induits,
    Dans la journée d'hier, tu m'as écrit ceci,
    « Je suis l'assoiffé qui s'abreuve à la source,
    Je suis le puisatier qui la fait jaillir »
    Et tu oses me dire que tu n'es pas poète,
    La poésie te vient quand le moment s'y prête !
    En cette matinée, je te réponds ceci,
    « Je suis la fontaine qui est faite pour ta bouche,
    Je suis le robinet qu'il te suffit de tourner »


    Tu sais l'Hidalgo, j'ai rêvé dans mon lit,
    Par la magie de nos mots et j'y étais bien seule cette nuit.


    RR 28.05.03

Laurent : Adorablement tendre... J'espère que l'Hidalgo a pu lire ceci, puisque ça lui est adressé... Merci beaucoup pour le partage... (c;

  • Réponse - Samedi 12 juillet 2003 23:54

    Il l'a lu oui, heureusement, et d'autres aussi... Les mots que l'on jette sur un écran ou sur papier sont tellement porteurs, d'espoir, d'amertume, de douleur aussi parfois. Mais il y a aussi les mots que l'on ne dit pas, par pudeur, par peur, alors on choisit de les écrire, de les faire partager. Si ce partage est compris pour ce qu'il est, les choses sont en ordre...

Laurent : Qu'il en soit ainsi ! (c;

 
     
     
 
  • Contribution de - toujours au même endroit, malheureusement - Jeudi 22 mai 2003 21:16

    Bonjour Laurent. J'écris souvent des textes et à chaque fois je me prends la tête en me demandant à qui je les écris en réalité... Mais pour une fois j'ai un ( ou plusieurs ) destinataire(s). Ca fait du bien d'avoir un point de repère, aussi petit soit il.
    Cela fait quelque temps maintenant que je suis perdue et dégoûtée de la vie... Qu'y a t-il de beau dans ce monde, dans "la vie" ? La vie n'est basée que sur la réalité, tous ces scientifiques qui s'obstinent à vouloir prouver des choses belles et mythiques, qui transforment de magnifiques histoires en formules chimiques... Sans parler des politiciens qui s'entêtent à vouloir améliorer quelque chose qu'ils ne font que détériorer... Je ne suis pas pour l'anarchie, mais je préfère ça à la tyranie...
    Toutes les preuves de la cruauté de la vie sont mises sans cesse sous nos yeux, mais tout le monde se voile la face, tout le monde s'enferme dans un emploi du temps réglé et rassurant, personne ne veut voir, réaliser... Et pourtant, tout est si évident : des expressions aux quotidiens elles-mêmes aux journaux télévisés... Par exemple, dans quel cas entendons-nous la phrase « C'est la vie, il faut faire avec... » ? Et bien quand quelque chose de triste s'est passé. Et les infos, que mettent-ils en premier pour accrocher les spectateurs dés le début de l'émission ? Et bien les faits les plus sanglants, parce que eux, ils aiment ça, le sang, les catastrophes, c'est divertissant...
    C'est surtout pitoyable... Je hais le monde caractérisé par la réalité dans laquelle les gens s'enferment et s'endorment par simple sécurité, moi je ne vis que pour mes rêves, que pour la liberté, j'aime lire, écouter de la musique, oû même regarder la télé, j'aime toutes ces choses qui ne sont que des histoires et des illusions car elles permettent de s'évader, de rêver, elles peuvent faire pleurer mais cela reste toujours agréable de pleurer pour un livre, une chanson ou un film... Je hais le quotidien, les habitudes, les obligations, toutes ses choses qui nous empêchent de vivre, enfin de vivre heureux...
    Au bout d'un moment, j'ai fini par haïr la vie et souhaiter la mort. A me dire que la définition de la mort que l'on nous avait inculquer était en fait celle de la vie, et que ce n'était pas la mort qu'il fallait craindre et la vie qu'il fallait souhaiter mais la mort qu'il fallait souhaiter et la vie qu'il fallait craindre...
    Aujourd'hui pourtant je suis encore vivante, et cela grâce à l'amour ( merci Romain ) et à l'amitié... L'amour et l'amitié sont des rêves car se sont des sentiments, et on ne peut pas toucher, voir ou entendre des sentiments, on peut juste les ressentir, comme les rêves... Mais tout cela encore ne fait pas partie de la vie car pas partie de la réalité, non, juste de ce petit monde magique que l'on se crée si on le veut, que tout le monde a en soit mais très peu de personnes ont conscience que ça existe... Je ne vis que pour ça, que pour ce monde, je ne vis pas pour vivre...

Laurent : Salut Gwenn (ton adresse e-mail est... douteuse...). (c; J'aime beaucoup ton message. Pour moi, il représente cette naïveté existentielle qui, avec une certaine expérience du réel, pourrait fleurir en candeur essentielle. Surtout, ne te méprends pas lorsque je parle de réel, de réalité, j'évoque celle que tu te demandes, que tu écris sans le percevoir. Tu sais, à qui tu écris en réalité et puis ces évidences enfermantes que vivent les gens et tu voudrais tant qu'ils réalisent... Observe comme tu utilises le même mot avec des sens très différents. Lequel est juste pour toi ? Est-ce que la réalité est vraiment dans les dogmes de ceux qui se prétendent scientifiques aujourd'hui ? L'être humain n'est-il vraiment qu'un sac chimique dont il suffit de penser l'équilibre pour guérir, ou même seulement soigner ? Est-ce qu'en réalité les médecins aujourd'hui soignent ou est-ce qu'en réalité il y a de plus en plus de malades et de "maladies" ? Est-ce qu'en réalité la majorité des scientifiques d'aujourd'hui avancent, trouvent ou est-ce qu'ils figent leurs dogmes normatifs et se comportent pas loin de ce que faisait l'inquisition devant les nouvelles découvertes qui secouent leurs croyances ? Je t'invite à observer sérieusement ce que la prétendue science d'aujourd'hui appelle la réalité. A mon sens, à mes sens, il y a bien plus d'illusion là dedans que dans tes sentiments que tu penses des rêves. Je te prie de ne pas te laisser influencer par les mots. La réalité est bien là où tu vis, où tu es, pas là où on te la montre. Pour moi, tu es bien plus dans la réalité, celle de ta vie, que bon nombre (ne généralisons pas) de scientifiques, politiques qui sont dans leurs rêves vaniteux de pouvoir. Le piège de ce monde commence dans les mots et nous avons fait de la réalité une illusion et de l'illusion de la pensée humaine une réalité. Ne te laisse pas piéger et mets dans le monde un sens juste aux mots. (c: Tu as raison, tu ne peux pas toucher tes sentiments. Et alors ? Peux-tu toucher la lune ? Peux-tu toucher la lumière ? Un arc-en-ciel ? L'illusion commence seulement si tu penses tes sentiments au lieu de les vivre, et attention, tu le fais peut-être. (c: Quand tu ressens, le vis-tu simplement ou est-ce que tu imagines le couple, le mari, les enfants, la maison, le futur, le chien (ça ou la rébellion contre ça, c'est identique) et tout ce qu'on t'a conditionné pour penser au moindre sentiment ? Là serait l'illusion. Aimer est devenu un mot chargé d'illusions, l'amitié est devenu un concept, avec des règles, des lois, des infractions et autant de tourments qui vont avec. Si tu aimes sans tourments persistants, répétitifs, alors tu es dans ta réalité humaine, tu t'es libérée de la pensée humaine (qui est utile ailleurs). Si tu sais écouter tes émotions négatives puis les remercier pour leur leçon, alors tu vis libre. Sinon, tu vis conditionnée (ça se soigne (c; ). A mon humble avis... (c:
Y'aurait tellement à "dire" et j'espère que j'aurais l'occasion de te le "dire"... Pour finir maintenant, tu te demandais ce qu'il pouvait y avoir de beau dans la vie. "La vie" ? Encore une pensée abstraite, une illusion. Peux-tu vivre la vie ? Ou peux-tu vivre ta vie ? Tu dis regarder notre monde comme il est en réalité, sans te voiler la face. C'est important. Je t'invite à ne pas te contenter de regarder ce qui ne va pas. Trouve tes solutions et tes solutions c'est ta vie. Surtout, vis ta vie, c'est le plus beau cadeau que tu peux donner à l'humanité, c'est une partie de la solution et, à moins d'être une déesse, tu ne peux porter qu'une partie de la solution entière. Car tu n'es qu'une partie de l'humanité, n'est-ce pas ? (c; Voilà où est le sens de ta vie, une signification à rendre effective, et pour celà à vivre, et non pas à penser. Ne cherche pas du sens à des concepts abstraits, vis la réalité, la vraie, la tienne. Il n'y en a pas d'autres et ta vie, tes sentiments, tes émotions, tes sensations, tes intuitions ne pourront jamais être contenus dans des livres, dans des pensées, même pas les tiennes. N'est-ce pas une réalité ? (c:

 
     
     
 
  • Contribution de - Jeudi 22 mai 2003 17:10

    Bonjour laurent, par où commencer ? Après avoir fini l'île des gauchers, j'ai voulu trouver d'autres infos et je suis tombée sur ton site. J'en suis restée bouche bée, de plaisir bien sûr. Voir que autant de gens partagent ma philosophie, c'est réellement rassurant. Je suis apparue il n'y a que 18 ans sur cette terre et pourtant je ne cesse de m'interroger. Questions bateaux, je l'avoue : Que fait-on là ? Pourquoi la vie est comme ça et pas autrement ? Comment faire pour changer les choses ? J'ai bien peur qu'il n'y ait rien à faire. Les gens sont devenus aveugles et sont rongés de jour en jour par le quotidien dans lequel ils se sont installés, insouciants du danger. Que représente le fait de vivre ? Quelle en serait son illustration ? Le travail ? Ce serait ça la clé, le travail ? Moi, ça me rend folle de me dire que je vais devoir travailler après mes études jusqu'à ce que je sois devenue vieille et inapte à réaliser ses rêves que j'avais. J'ai l'horrible impression que ma vie défile devant mes yeux sans que je puisse jamais en avoir le contrôle, sans que je ne puisse jamais goûter réellement à la liberté, sans avoir jamais réussi à libérer mon esprit de toutes ses conneries qu'on nous met dans le crâne ! Toutes ces choses me dépassent, d'où le fait du fil un peu décousu de mon message.
    Je voudrais savoir ce que toi tu penses du fait que nous soyons aujourd'hui domptés par le travail ? Merci pour ce site merveilleux qui nous fait oublier un instant dans quel monde nous vivons.

Laurent : Hello Rosie ! (c; Que de questions... et pourtant elles sont toutes filles de la même : « Comment être libre ? » Non ? (c: A mon avis, l'erreur est de chercher dehors, dehors de sa peau... C'est un point de vue confortable de regarder qu'on ne peut pas changer les autres. Et si on pouvait se changer soi ? Et si ça avait plus d'impact que ce qu'on veut bien nous faire croire ? Tu t'adresses à moi comme si tu savais que j'étais dressé au travail... (c: Sache que, de mon mieux, je me suis dédressé (puis redressé), déconditionné, libéré du connu, et pour ça, libéré de ma pensée... enfin... pour ce dernier point, je suis sur la voie seulement, la voie de l'être entier, celui qui n'est pas emprisonné par sa pensée et donc par tout ce qu'on y a fourré. C'est en nous-mêmes que réside la prison, n'est-ce pas ? Comment c'est arrivé là, la faute à qui... n'a plus aucune importance à partir du moment où je m'en libère, où je cesse de n'être que ce que je pense, à partir du moment où je suis aussi mes émotions, mes sentiments, mes sensations, mes intuitions... Mais j'arrête les mots qui ne sont que des mots, encore des pensées. J'passe en privé, on pourrait prendre le temps de suivre les mots qui mènent là où il n'y en n'a plus... là où être est possible... en entier... ici et maintenant.

 
     
     
 
  • Contribution d' - ici - Samedi 17 mai 2003 18:57

    se défaire toujours
    s'alléger
    s'élaguer
    perdre ce qui fait cuirasse
    se rapprocher du centre
    où l'effroi n'a plus cours
    où la honte pose les armes
    affronter son silence
    son épure
    sa puissance

Laurent : Merci beaucoup, Alain, du fond du coeur, de là précisément où viennent me toucher tes mots, me toucher et rebondir. (c: Le chemin de l'ego vers l'être tendrement exposé, justement enveloppé... et la peau aime... (c;

 
     
     
 
  • Contribution de gallen - Lundi 12 mai 2003 19:04

    La plus vile des incivilités, si chacun s'accorde à l'accepter, est de vivre dans les stèles de pays égocentriquement développés, consommant consciemment à outrance, quand l'espoir et la dignité de quatre milliards huit cent millions d'âmes se consumment à petite flamme, ravivant en mon esprit, en mon souvenir, leurs vies de braise ; encensement d'une existence condamnée, puis retour aux cendres. Notre humanité ne devrait plus nous échapper. Contre les maîtres de guerre, que vous manque t-il ?

Laurent : Salut Gallen. Je dirais aussi "inconsciemment" pour la consommation à outrance et j'ajouterais qu'un pays est une abstraction et que ça n'est pas un pays qui consomme effectivement mais des êtres humains. Je pense que je peux consommer à outrance peu importe le pays, que je peux exister en conscience de mes besoins disons "raisonnables" peu importe le pays. Il me semble qu'il existe des richesses indécentes dans tous les pays du monde, y compris les plus "pauvres". Et je ne vois pas pourquoi un pays dit "riche" m'empêcherait de gagner en conscience et de vivre en fonction (je vois bien par contre pourquoi et comment ceci peut m'être rendu très difficile). Non ? (c:
Où vis-tu ? Que vis-tu "contre les maîtres de guerre" (sic) ? (c:

 
     
     
 
  • Contribution de ninou - Jeudi 3 avril 2003 16:10

    Trop de haine sans raison
    Il faut qu'on prenne un autre ton
    C'est toujours la même musique
    On n'accepte pas, on critique
    Tout est trop et pas assez à la fois
    On ne se contente jamais de ce qu'on a


    Je ne suis pas faite pour cette terre
    Où tout le monde est amer
    Je ne supporte plus l'égoïsme
    Ce monde respire l'individualisme
    Je ne veux pas être contaminée
    Par cette inhumanité

Laurent : Hello Ninou. (c; La haine n'a-t-elle pas toujours au moins une raison ?
Et tout le poème, que je te remercie beaucoup d'avoir posé ici, change... *c;

 
     
     
 
  • Contribution de - je me cherche - Vendredi 28 mars 2003 01:46

    Salut. Je ne sais pas ce que je fais ici. En fait, je me suis égarée. Je cherche simplement des images qui représentent le 21ème siècle. C'est pour un travail sur Gertrude Stein. Je suis gauchère ou gauche, peut-être gauchiste, mais les mots qui me définissent vraiment n'existent pas.
    Je ne suis pas un cas unique, je suis comme tout le monde. Tout le monde s'égare. Les faits nous échappent. Le soleil brille dehors et on pourrait presque croire que c'est l'été. J'ai envie de prendre une chaise et de boire la lumière soleil, de fixer ce verre qui n'aurait jamais du être commencé, mais le muscat...
    Bref où suis-je ? Quel est ce site ? Sa raison et son but ? Et si personne ne me repond, j'imagine que mon destin ne veut pas en savoir plus, l'histoire s'arrête là. La guerre, oui c'est vrai. Peut-être que si on en parle plus elle s'en irak ? J'ai entamé une grève de la faim quand elle a commencé, mais c'était parce que je déprimais, peut-être parce que l'amour a tourné autour de moi ces derniers temps mais toujours pas de réponse à mes questions. Ne pas manger était devenu un moyen de focaliser la douleur dans un espace physique. Une raison pour moi de souffrir. La grève continue, ma grève. La vie n'est qu'un long processus d'autodestruction, comme dirait l'autre, et tout le monde s'égare...

Laurent : Salut ! (c; Ce site est le simple témoignage d'être d'un humain, moi en l'occurence. Un jour, j'ai touché la vanité de chercher, puis j'ai préféré trouver. Alors, sur ce site, j'expose des mots qui essaient au mieux de représenter ce que j'ai trouvé. Hors du site, je le donne même, si c'est désiré... (c; Ma raison est aussi mon but : être humain.
As-tu bien lu tes mots ? (c: « Je me cherche ». Je cherche Je... Un drôle de Jeu duquel tu sembles en plus confier l'arbitrage à des réponses extérieures... Et si, pour trouver, il te suffisait de regarder franchement qui cherche ? Plus facile à écrire, qu'à faire... (c; Merci pour ta sincère intervention. Quelle que soit l'intention qui t'a perdue jusqu'ici, elle m'a touchée...

 
     
     
 
  • Contribution de - Paris - Vendredi 21 mars 2003 12:09

    Bonjour Laurent !
    Félicitation pour cette nouvelle version ! Un site toujours aussi merveilleux et où il fait bon flâner !
    Pour dire que dans la vie on est toujours seul.. A partir de ce principe, une fois qu'il est assimilé par notre esprit, il est plus facile d'assumer ses choix. Les choix que l'on fait pour son propre bonheur sans avoir peur du regard et de l'avis d'autrui. Est-ce que cet être qui apporte son point de vue - bien qu'il soit acceptable et nous permette d'avancer - a eu dans sa vie le courage de dire non à une situation qui ne lui convenait pas et supporter les conséquences que cela peut impliquer ? Il n'y a pas de manuel du bonheur, il est propre à chacun, car chacun a sa propre expérience et chaque acte entrepris dans sa vie n'aura de valeur et de symbolique que pour soi-même. Même si cela peut paraître égoïste, ça ne l'est pas. On peut faire partager son bonheur. Le faire partager, c'est aussi respecter les choix de l'autre. Le travail consiste donc à trouver un équilibre et une harmonie pour que chacun s'épanouisse.
    Et plus personnellement, je pense que ne pas faire ce que l'on a envie ne crée que frustration. Bien sûr s'il s'agit d'une action impossible (quoique rien n'est impossible, sauf la grenouille qui se transforme en prince charmant !!!), il faut emprunter un autre chemin. Souvent les barrières qui s'élèvent devant nous ne sont que des signes de la vie (d'ailleurs c'est une des des seules choses en quoi je crois) et elles ont pour objectif de nous apprendre sur nous même, sur les autres ou bien de nous alerter que ce n'est pas encore le bon chemin. Mais jamais il ne faut perdre espoir ! Alors bon voyage !!!

Laurent : Merci Lunashines. (c; Bon voyage à toi aussi ! A mon goût, tu as trouvé un joli chemin. Que la lune éclaire aussi celui des autres... *c;

 
     
     
 
  • Contribution de ninou - Jeudi 20 mars 2003 16:27

    On est tous le con de quelqu'un.
    Le trou du cul du chien ne se trouve pas sous sa queue mais au bout de sa laisse...
    Un soir, j'ai entendu une réflexion de Jean-Claude Van Damme : « Pourquoi tuer ? Si on veut prendre une vie, pourquoi ne pas prendre sa propre vie ? »". En y réfléchissant bien, sous la folie (car il faut avouer que ce garçon a quelques problèmes), on peut déceler quelque chose qui a du sens...

 
     
     
 
  • Contribution de - Tout près - Jeudi 13 mars 2003 11:40

    Tu débarques dans ma vie sans crier gare, tu bouscules tout sur ton passage. Les vases se brisent, les couleurs sur les murs se déchirent comme elles pleurent.
    Parfait complice des pires tornades spectaculaires, inéluctables, tu déranges le velours d'un million de vies rangées. Chaque jour, chaque seconde se fait intense. Tu es vif et désireux de tout prendre, tout comprendre. Tes yeux chapardeurs, quémandeurs, m'extirpent les sens et les non-sens, insistent, répètent, fatiguent, corrompent inlassablement.
    Tout avoir. Tout être. Tout faire. Tout dévorer. Ton océan submerge mes continents tranquilles, mes rivages vierges, abîmés, rudoyés par tes assauts répétés, infatigables.
    Tout est jeux. Tout fait jeux et tout deviens "Je", et toi, et encore toi toujours plus fort, plus grand, envahissant, conquérant.
    Tu vire et volte continuellement la face au ciel ou contre terre. Farfadet de cauchemar, fou sauvage, singe farfelu ingénu. Rempli de confiance tellement aveugle mais pas encore de certitudes. Débordant de rire, farfouillant de présence, regorgeant de cris.
    Tu ignores tout des marges et des points à la ligne, et des bordures infranchissables. Tu remplis l'imaginaire, tu le nourris jusqu'au refus. La moindre parcelle de mes soirées porcelaines devient château, bateau, pays imaginaires.
    Mais bientôt la nuit te gagne. Malgré toi, tu rends les armes. La brise légère l'emporte et supplée à tes folies amazones. Bientôt tu rêves, la bouche grande ouverte, caressé par la mystérieuse quiétude de la nuit. Je te regarde halluciné par tes conquètes infinies. Le coeur pressé de mille élans d'amour. Tes milles futurs possibles enchaînés coeur à coeur.
    Aliéné à ta vie, pour toujours. Je t'aime.

Laurent : Wow... beaucoup de sens dans mes veines... qui filent maintenant... et mon coeur avec.
« Béat » et « halluciné » sont les mots justes. Car il n'y a pas la moindre pensée dans cette séquence géniale de mots ; que des émotions, des sentiments pour finir par celui qui allie les individus (aimer), et aussi de l'intuition. Et je reçois tout, purement. "Ça" marche. Ceci au moment où je me questionne sur la limite des mots...
Veux/peux-tu m'apprendre à transmettre ainsi ? (c: Et ça me donnerait l'occasion de t'aimer toi. J'aime déjà tout ce que j'en ai perçu... c'est un bon début... dc:

 
     
     
 
  • Contribution de Elmer - Là - Dimanche 23 février 2003 19:14

    Cher toi, sans me connaître réellement, tu es déjà bien proche de moi. J'ai goûté une partie de ton ADN qui m'a plu et me voilà 3 aujourd'hui. Je suis pour la 1ère fois sur ton site et c'est sur "Toi" que j'ai cliqué. C'est sûrement parce que, sans réaliser, tu m'as donné goût à parler de moi. Cela reste encore laborieux mais maintenant je réalise sur l'instant présent quand je me censure. Peur de faire de la peine. Non, je ne crois pas que ce soit la vraie raison. Peur d'affronter la réaction. Là, je me trouve plus honnête. Alors voilà, le monde est ainsi fait. Innibitions et pulsions forgent l'être humain auquel on ne veut pas toujours ressembler. Mais en est-il pour autant la gangraine de la planête bleue, comme il l'a nommée ? Espoir comme il a donné sens à sa couleur. Je commence à croire qu'il est de bon ton de se montrer dans un angle bien précis, que seuls les enfants arrivent à percevoir. EX: Allez dans un lieu public en essayant de vous déconnecter de ce que vous êtes (oubliez que l'on vous voit) et regarder les gens. Plus personne vous voit sauf les enfants... Pourquoi ????

Laurent : Merci Elmer pour cette proposition que j'adore. J'espère qu'elle sera suivie... (c;

 
     
     
 
  • Contribution de - un monde désespérément droitier - Vendredi 21 février 2003 10:49

    J'écris ce message sans chercher à imposer ou même partager mon avis. Je souhaite juste être entendu (ou lu) par des gens qui peut-être trouveront intéressant ce que j'ai à dire. Tout d'abord, je pense que, contrairement à la vision d'AJ, l'amour ne peut être qu'un élément frustrateur et destructeur à long terme. Je me base sur mes expériences personnelles pour dire cela, mes attentes faces à l'amour ayant toujours été déçues. Ensuite, encore par expérience, je me suis rendu compte que même si l'on peut aimer de manière inconditionnelle et intemporelle, il est rare (voire impossible) que cet amour soit payé en retour par un amour dont la nature, la force et la profondeur seraient partagés. Me condamnant ainsi à n'être aimé en retour que par des sentiments qui m'apparaissent bien maigres pour justifier l'ambition de partager tout son être durant toute une vie. J'ai fini l'île des gauchers récemment, et ce livre m'avait beaucoup enthousiasmé sur le coup. Mais je me rends compte aujourd'hui, avec un goût amère dans la bouche, que l'on ne peut être accepté totalement, dans l'entièreté de son être.
    Question : Suis-je trop exigeant envers l'amour ? Est-il normal qu'on ne soit jamais aimé à la hauteur des sentiments que l'on porte à l'autre ? J'aimerais que tu me répondes cher Laurent, par mail ou sur le forum.

Laurent : Salut thib_oh. (c; Tu parles de l'amour comme si c'était un objet, une chose, avec des critères bien définis à l'avance. Quelque chose que tu as en tête avant même de l'avoir vécu, une image à avoir, non pas quelque chose d'unique jaillissant du fait d'être. Tu te demandes si tu es trop exigeant envers l'amour. L'amour ? Le fameux avec un grand "A" ? Mais l'amour, s'il est nominalisé devient un concept, juste un concept et la pensée humaine peut se perdre dans l'illusion qu'il représente alors. Pour moi, c'est aimer qui compte, cette expérience personnelle vécue au présent, et nouvelle à chaque fois, c'est à dire à chaque rencontre que ce soit ou pas avec la même personne. Et c'est aimer qui, de la mienne d'expérience, m'a apporté et m'apporte tout ce que je souhaite et bien davantage encore. (c: Tu penses un amour inconditionnel mais tu le vis dans la plus gigantesque et la plus irréelle des conditions : que tu reçoives exactement ce que tu donnes. Tu ne parles ici d'amour qu'au travers de ce que tu attends de "lui" (sic) et c'est ce que, aujourd'hui, tu appelles "l'amour". Si c'est le amour, le machin inventé par la pensée humaine, ça a un sens (que je n'appelle pas "amour"), mais s'il s'agit d'aimer, alors qui aime ? Quel être humain ? Qui peut aimer comme toi sinon toi-même ? Qui peux-tu aimer identiquement à celui ou celle que tu aimes si c'est vraiment elle ou lui que tu aimes ? Puis tu penses un amour intemporel, et tu le vis figé dans le temps de toute une vie. As-tu déjà vécu ta vie entière pour savoir que tu aimeras jusque là ? (c; Sais-tu vivre dans le futur ? "Aimer" est-il hors de ta vie, hors de toi ? Aimes-tu, ou penses-tu l'amour ?
Ainsi, il me semble que derrière le même mot, nous ne mettons pas la même réalité. Ce que tu évoques, ça n'est pas ce que j'évoque maintenant quand je parle d'amour. Je crois que c'est ce que j'appelais "l'amour" moi aussi, avant de m'apercevoir, pour ce qui me concerne, qu'il s'agissait surtout d'amour propre, filtré par la pensé, elle-même conditionnée par la société autour de moi et mes propres besoins inconscients. Je pense que ce texte répond à tout cela... (c; N'hésite pas à "revenir" si t'as des questions précises ou d'autres envies de témoigner... Et merci pour la sincérité de ton message. (c;

 
     
     
 
  • Contribution de - à côté - Jeudi 20 février 2003 01:24

    Ecrire avec d'autres. Partager les mots. Se lire aux autres. Ecouter et penser ensemble. Se donner par phrase tout habillé de mots. Corriger ses erreurs. Malmener ses habitudes. Se confier au groupe par ces instants d'intimité drapés d'imaginaire. C'est une jubilation autant qu'un assouvissement renouvelé. C'est chaque fois la première fois et souvent maladroit. C'est goûter de cette saveur particulière et unique qui ne vient que du partage de soi.

Laurent : Merci beaucoup, vehiel d'à côté, pour deux raisons différentes. (c: D'abord ton message décrit assez exactement l'expérience que j'ai eu la chance de vivre en écrivant, avec Aude, l'histoire « LOSTH ». Etre lecteur, découvrir une histoire, ou la suite impensable de ce qui fut écrit de mes mains, l'aimer, puis avoir la liberté d'écrire la suite, de changer, d'orienter ailleurs. Ensuite, parce que ton message est également une introduction parfaite à cette page où chacun va pouvoir « partager des mots, se lire ensemble... » etc.
Sans le vouloir, ta contribution au Site des Gauchers conclut l'ancienne page « Toi », puis tu inaugures cette nouvelle, et tu préludes en même temps la nouvelle que nous avons écrite avec Aude. Pas mal pour quelques mots, nan ? (c; Donc merci encore... et, que tu sois tout juste « à côté » de ceux qui changent le monde ou « à côté » de ce monde, ben reviens nous voir. Y'a tout un groupe altermondialiste à construire... (c;

 
     

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